Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 17:43

1470464 3 0ae1 le-president-russe

Au lendemain de l'attentat qui a fait 35 morts à l'aéroport de Moscou-Domodedovo, le président russe, Dmitri Medvedev, a rappelé avec force que le terrorisme "reste la menace la plus sérieuse" dans le pays et que les responsables de cette attaque doivent être "liquidés".

Selon les premiers éléments de l'enquête, les autorités penchent pour la piste menant au Caucase du Nord, une région de la fédération de Russie en proie à une rébellion islamiste. Des sources policières, citées par plusieurs agences de presse, soulignent que "l'attentat a été commis selon la technique habituelle qu'utilisent les ressortissants du Caucase du Nord". A savoir une femme, accompagnée d'un complice, se serait fait exploser, possiblement à distance.

Pour étayer cette thèse, les autorités russes rappellent que deux femmes kamikazes originaires du Caucase du Nord s'étaient déjà fait exploser à bord d'un avion, peu après son décollage de l'aéroport de Domodedovo en 2004, faisant 90 morts. La dernière attaque terroriste d'ampleur à Moscou, un double attentat-suicide dans le métro en mars 2010 (40 morts) avait également été revendiquée par l'"émirat du Caucase", un mouvement qui rassemble tant bien que mal depuis 2007 les factions islamistes des différents territoires caucasiens (Tchétchénie, Ingouchie, Daghestan, Kabardino-Balkarie). Son chef, Dokou Oumarov, avait promis en 2009 que la guerre que les Russes voyaient à la télévision allait "revenir dans leurs maisons".

"MAQUIS RÉGIONAL"

Pour Aude Merlin, chercheuse au Centre d'étude de la vie politique et auteure de Ordres et désordres dans le Caucase, il est encore trop tôt pour accréditer cette thèse. "En l'absence de revendication, de toute information fiable et d'enquête approfondie, la prudence absolue s'impose, estime-t-elle. Même si, en terme de tendance, cela pourrait s'inscrire dans une histoire d'actes terroristes, dont certains ont été revendiqués par le maquis nord-caucasien."

Interrogé par l'AFP, Alexeï Malachenko, spécialiste du Caucase au centre Carnegie, pense que ce type d'attentat est voué à se répéter sur le territoire russe, malgré les promesses et la rhétorique musclée des autorités russes. "Tout cela va continuer, explique-t-il. La crise sociale dans le Caucase du Nord et le fossé qui sépare la société des autorités, multiplié par le facteur religieux, sont les sources du terrorisme. La religion n'est pas à la base de ce phénomène, mais elle joue un rôle de stimulateur".

Entre la première guerre de Tchétchénie (1994-1996) et la seconde à partir de 1999, les rebelles qui s'opposaient à l'armée russe sont passés d'un indépendantisme nationaliste à une inspiration beaucoup plus religieuse. "Le maquis qui existe actuellement dans les montagnes de Tchétchénie s'aligne désormais uniquement sur la phraséologie islamiste. Jusqu'en 2005, il existait encore une résistance tchétchène globalement plus laïque et dans une optique nationaliste", souligne Aude Merlin.

"PAS UNE SEMAINE SANS QU'IL N'Y AIT UNE ATTAQUE"

Cette islamisation a progressivement débordé des frontières tchétchènes pour imprégner les territoires voisins, et notamment le Daghestan. Dans cette région pauvre et reculée du Caucase du Nord, la corruption est endémique et la violence quotidienne. "Il ne se passe pas une semaine sans qu'il n'y ait une attaque contre une figure d'autorité", assure Aude Merlin. Elle explique que la violence est exacerbée d'un côté par les chasses à l'homme permanentes pour débusquer des islamistes potentiels, de l'autre par les attaques et les harcèlements incessants de la guérilla.

Aux petites unités combattantes composées de quelques dizaines d'hommes au Daghestan ou en Ingouchie est venue s'ajouter "une coordination qui les dépasse sur le plan transversal" et une "'organisation plus ou moins coordonnée d'un maquis au niveau régional", pointe Aude Merlin. C'est ce "maquis régional" qui est dans le viseur de Moscou, après avoir revendiqué ou été accusé d'une grande partie des attentats qui ont eu lieu en Russie ces dix dernières années.

Luc Vinogradoff

SOURCE:LE MONDE

 

SETH KOKO TV


Partager cet article

Repost 0
Published by Seth koko France - dans Vu dans la presse
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : ACSCI France
  • ACSCI  France
  • : L’ACSCI (Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne) est une cellule de réflexion d’intellectuels ivoiriens qui s’unissent pour la défense des droits des populations."Vous souhaitez adhérer ou représenter notre cellule dans votre pays de résidence, n’hésitez pas à nous contacter."
  • Contact

Le Fondateur

  • Seth koko France
  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur
  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur

Annonces

Cote-divoire-drapeaudrapeau franceBienvenue sur le site officiel de la représentation française de l'ACSCI

Vous souhaitez intégrer notre céllule de réflexion l'ACSCI (l'Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne), le groupe de France, contactez-nous à acscifrance@sethkoko-blog.com ou Tel: 0033 666155982

Recherche