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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 12:12

champ de maisCette année, la production de mil dans la région du Bafing augure de bons espoirs. Mais, les difficultés de commercialisation atténuent les effets des efforts consentis par les paysans. La production est encourageante mais la commercialisation reste inefficace.
Dans le nord-ouest ivoirien, la récolte de mil a déjà commencé pour les premiers semis. Le niveau actuel de récolte est estimé à 30%. Mais, il faudra attendre au moins le mois prochain pour que les 70% restants de culture de mil arrivent à maturité. Dans cette spéculation, la production de cette année se porte relativement bien. Même si aucun chiffre sur la quantité de la production n’est disponible pour le moment, la campagne s’est globalement bien déroulée et la récolte s’annonce prometteuse. La culture du mil est en perte de vitesse mais se positionne en 3 ème place dans la vallée du fleuve Bafing, derrière le riz et la tomate en termes de superficies emblavées. Les 1.000 tonnes enregistrées l’année dernière seront probablement atteintes malgré la réduction des surfaces cultivées. Selon les informations recueillies auprès des coopératives, « la réduction des superficies par rapport à la campagne précédente est due principalement à l’indisponibilité dans les délais, de semences de qualité et la concurrence de la tomate industrielle ».

Une spéculation sans repère
Dans certaines localités de la région comme à Ouaninou ou à Koonan, les camions commencent à acheminer le mil vers d’autres horizons. Pour cette saison, les intrants ont été disponibles à temps, bien avant le démarrage de la campagne. Dans ce domaine, les producteurs se félicitent de l’action de la coopération belge pour la disponibilité des intrants du matériel agricole, qui ont longtemps été un casse-tête pour eux. Mais, avec la récolte des producteurs de la région des Savanes, ceux du Bafing se pressent afin de profiter des bons prix sur le marché. Messogbo Koné, président de l’Association des producteurs de vivriers de la zone nord déplore cette attitude de quelques maraîchers. « Les gens sont pressés de vendre leur récolte alors que les cultures ne sont pas encore arrivées à maturité ». Une course effrénée qui peut être préjudiciable à la qualité du produit puisque la conservation risque de poser problème. « Même si certains producteurs ont commencé à récolter, d’autres préfèrent attendre que les cultures arrivent à terme », ajoute-t-il. La filière du mil semble être le parent pauvre de l’agriculture ivoirienne. Les producteurs sont confrontés à des problèmes d’organisation dans la commercialisation. En dépit des mesures prises par les pouvoirs publics pour organiser la filière vivrière, les producteurs se désolent des difficultés qui persistent. En effet, les paysans ne parviennent pas à régler intégralement la question relative à la commercialisation. Actuellement, la vente de mil se fait à deux niveaux. Dans les marchés hebdomadaires et dans les centrales d’achat. « Le prix de vente moyen est de 200 F.cfa/ Kg », selon le président Koné. Toutefois, ces prix connaissent des distorsions en raison du manque d’organisation de la commercialisation. Dans les marchés hebdomadaires, le sac de 35 kg à 40 kg varie entre 4.500 Fcfa et 6.500 Fcfa. En revanche, les prix peuvent être moins intéressants pour les producteurs dans d’autres localités. En fait, les centrales d’achat mises en place par les producteurs pour régulariser la vente ne parviennent pas à capitaliser la production. De surcroît, les centrales manquent parfois de bascules pour la pesée. Actuellement, 11 points de vente sont identifiés sur l’étendue de la région par les structures d’encadrement. Mais, les commerçants de la Guinée voisine offrent plus de flexibilité pour des producteurs qui ont des problèmes ponctuels à résoudre.
La cherté des sacs vides et de la main d’œuvre augmentent considérablement les coûts de production. Pour les sacs vides qui servent d’emballage, les producteurs l’achètent à 300 F.cfa l’unité. Mais, c’est la cherté de la main d’œuvre qui constitue le plus grand obstacle pour les producteurs.

Trop de problèmes
Par exemple, pour un producteur qui vend sa production bord-champ, il fait un bénéfice de 2500 Fcfa par sac, du fait de la cherté de la main-d’œuvre. En plus, les producteurs de mil qui ne bénéficient pas de crédit s’orientent vers les particuliers avec un taux d’intérêt dépassant parfois les 20 %. D’autres, par contre, travaillent sur fonds propre. Devant la lenteur de l’acheminement de la production, certains producteurs réclament une meilleure organisation de la commercialisation. D’autant qu’une partie de la récolte à défaut de trouver preneurs commencent à se détériorer entre les mains de leurs propriétaires. Sur ces questions, les producteurs demandent à l’Etat un plus grand interventionnisme afin de rendre plus rentable la filière, seul gage pour booster la production. Si toutes ces questions parvenaient à trouver des solutions, la production de mil du Bafing ne tardera pas à satisfaire intégralement la demande nationale pour le bien de la balance commerciale.

Nord-Sud

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Published by Seth koko France - dans Abidjan News
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