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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 23:00

le sucreLes prix des denrées alimentaires n’ont pas diminué sur les marchés en dépit des actions gouvernementales. Plusieurs produits continuent de se négocier à des coûts élevés.

Les sachets font encore la loi dans les marchés. A Yopougon, Treichville, tout comme à Williamsville, les sachets ont volé la vedette aux paniers de la ménagère. Signe que les prix des denrées alimentaires continuent d’être intraitables. Pourtant en mars, le Premier ministre, Ahoussou Jeannot, accompagné de plusieurs ministres du gouvernement a fait le tour des marchés gouro d’Adjamé, celui de Treichville avant d’atterrir à l’abattoir de Port-Bouët. Au terme de cette tournée, à laquelle Dagober Banzio, ministre du Commerce, a pris part, Ahoussou Jeannot a annoncé 11 mesures gouvernementales qui devaient mettre fin à la hausse sauvage des prix des denrées. Nous avons sillonné quelques marchés pour vérifier le résultat de ces mesures. Mais le constat est désolant. Le langage aussi bien des consommateurs que des commerçants n’a pas changé. Les prix affichés lors de la tournée du Premier ministre demeurent en vigueur. Pis, les prix de certains produits ont connu une hausse. Au marché du Forum d’Adjamé, jugé pourtant souple, le kilogramme de viande sans os se négocie entre 2.400 et 2.500 Fcfa, la viande avec os entre 2.000 et 2.200 Fcfa. Pourtant lors d’une rencontre tenue en novembre 2011 entre les ministères du Commerce, des Ressources halieutiques et les acteurs de la filière viande et bétail, il a été décidé que la viande sans os se vende au prix maximum de 2. 000 Fcfa et la viande avec os entre 1.800 et 1.900 Fcfa. Le riz Oncle Sam, cassé une fois, est vendu à 700 Fcfa le Kg. Au marché de Williamsville, les consommateurs n’ont pas non plus le sourire. Mais que peuvent-ils bien faire ? « Ce n’est pas parce que les produits sont chers qu’on ne va plus manger », indique Mme Sogona Sidibé qui vient à peine de mettre les premières denrées dans son petit panier.

En effet, quatre gosses tomates y sont vendues à 200 Fcfa et quatre petites à 100 Fcfa.

Mais ces petites tomates sont de moindre qualité. La banane plantain se négocie par tas de petites bananes à 500 Fcfa. « Nous n’avons pas senti de changement, le riz ‘‘Dénicachia’’ qui était vendu entre 250 et 300 Fcfa est aujourd’hui à 500 Fcfa, le demi litre d’huile est également est cédé à 500 Fcfa, les aubergines et autres, tout est cher », souligne une ménagère. Tout comme les consommateurs, les commerçants se plaignent. A les en croire, les surcoûts liés à l’achat des produits sont à l’origine de la hausse des prix.

Tout le monde se plaint

A Williamsville, les vendeurs de viande pratiquent les mêmes prix que leurs collègues d’Adjamé. Les raisons, ils les imputent à leurs fournisseurs de l’abattoir de Port-Bouët. « Nous achetons le kilo à 1.800 et souvent à 1.900 Fcfa à l’abattoir, et lorsqu’on doit ajouter les coûts de transport jusqu’ici (Williamsville Ndlr), imaginez les dépenses que nous faisons », explique Bila Amidou, boucher. Et un de ses collègues d’ajouter qu’il a vendu à perte ce jour (mardi 19 juin Ndlr). « Il manque 6.000 Fcfa pour entrer dans mes fonds », lance-t-il en brandissant quelques billets de banque. Chez les vendeuses de poisson, les difficultés persistent. Sur la table de Cissé Nawa, les poissons thon sont vendus entre 1.500 et 2.000 Fcfa, le chinchard qui se négociait à 1.000 Fcfa est passé à 2.000 Fcfa. Les raisons, révèle la commerçante, les grossistes ont augmenté les coûts des cartons. C’est donc dire que beaucoup reste encore à faire pour améliorer la marmite des Ivoiriens.

Kuyo Anderson

L'expression


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Published by Seth koko France - dans Abidjan News
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