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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 12:18


Pendant qu'ils paient régulièrement les taxes municipales, des commerçants installés de façon anarchique et souvent victimes de "déguerpissement" crient à l'injustice.

Difficile de donner le nombre exact des commerçants installés de façon anarchique dans les marchés de la capitale économique de Côte d’Ivoire. Ce que l’on sait, ils sont nombreux ces femmes, ces hommes et ces enfants qui à la recherche du pain quotidien occupent souvent sans l’autorisation des autorités municipales des surfaces ou des espaces pour exercer leur activité commerciale.

A Adjamé par exemple cette catégorie de commerçants, pullulent à tous les endroits, à tel point que la journée la commune se transforme en marché. Selon nos investigations, alors qu’ils n’auraient pas obtenu l’autorisation de s’installer, ces commerçants contribueraient tout de même au renflouement des caisses de la mairie dans la collecte des tickets de vente. «Nous sommes soumis à la collecte des tickets de vente. La mairie d’Adjamé nous fait payer 100 voire 150 francs cfa par jour selon les espaces que nous occupons, » a confié Lassina, un commerçant de friperies non loin de la gare nord de la Sotra. Tous les commerçants installés sur le même site que lui paient les tickets de la mairie. Et gare à toi quand tu refuses de t’exécuter. « Même quand tu n’a rien vendu, tu dois payer le ticket de la mairie. Ceux qui refusent sont systématiquement brimés par les gardes municipaux qui souvent emportent une partie des marchandises des concernés,» a-t-il ajouté.

Ces pratiques seraient récurrentes selon notre interlocuteur qui reconnait néanmoins, que par moment certains de ces camarades de mauvaise foi refusent de payer le ticket de la mairie. « Nous avons des camarades qui n’acceptent pas de payer les taxes municipales, prétextant qu’ils n’ont pas les moyens. Souvent ces comportements créent des échauffourées dans le marché, » a insisté Inza Ballo l’un des voisins de Lassina. En dépit de ces réticences, certains commerçants situés sur le même site que nos interlocuteurs cités un peu haut, prétendent payer les taxes municipales tous les jours, d’autres par contre n’ont jamais reçu de ticket depuis la date de leur installation sur ce site alors qu’ils auraient été déguerpis, il y a à peine trois mois. C’est du moins ce que nous a révélé un commerçant de vêtements qui a voulu taire son nom. « Cela fait pratiquement un mois que je suis revenu sur le site après notre dernier déguerpisse-ment par les autorités. Depuis que je suis là, je ne paie plus de taxes parce que j’ai un parent à la mairie d’Adjamé qui me couvre désormais. La marchandise que je vends lui appartient, » a-t-il déclaré. Ils seraient nombreux les commerçants installés de façon anarchique qui auraient les mêmes privilèges que notre précédent interlocuteur. Pour quoi donc ce traitement à deux vitesses ?

Des commerçants affirment que ces pratiques existent depuis longtemps à la mairie d’Adjamé ainsi que dans les autres mairies de la ville d’Abidjan. «On n’y peut rien. Généralement ces personnes protègent leurs parents parce qu’ils savent que tôt ou tard ils seront chassés du site qu’ils occupent,» a marmonné Abou Koffi, vendeur de CD piratés non loin de la station Texaco aux 220 logements à Adjamé, précisant par ailleurs que la mairie traque à longueur de journée les commerçants à cet endroit alors qu’ils sont installés de façon illégale. « Nous payons les taxes municipales, alors qu’en cas de déguerpissement nous sommes livrés à nous-mêmes. C’est pour quoi, à chaque fois nous revenons sur nos pas,» a dénoncé, le voisin de Abou Koffi. Pourquoi, la mairie rançonne-t-elle ces commerçants alors qu’elle ne peut en réalité rien faire pour eux une fois déguerpis sur l’espace qu’ils occupent frauduleusement ? Nous n’avons pas obtenu de réponse à cette question d’autant plus que tous nos interlocuteurs que nous avons joints par téléphone étaient constamment sur répondeur ou absents de leur bureau quand nous nous sommes déplacés.

En attendant que les autorités municipales ne réagissent un jour, les commerçants installés de façon anarchique souhaitent que justice soit faite.

  SOURCE  / Wassimagnon, Koaci.com Abidjan


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Published by Seth koko France
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