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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 19:36

combats-abidjan.jpgToute cette nuit du jeudi 31 mars au vendredi 1er avril 2011, les rafales de fusils d’assaut et les tirs d’armes lourdes ont résonné à Abidjan, notamment près des derniers bastions de Laurent Gbagbo. Les cibles des Forces républicaines (FRCI) soutenant Alassane Ouattara sont le palais présidentiel, la résidence présidentielle et le camp de gendarmerie d’Agban.

Toute cette nuit du jeudi 31 mars au vendredi 1er avril 2011, les rafales de fusils d’assaut et les tirs d’armes lourdes ont résonné à Abidjan, notamment près des derniers bastions de Laurent Gbagbo. Les cibles des Forces républicaines (FRCI) soutenant Alassane Ouattara sont le palais présidentiel, la résidence présidentielle et le camp de gendarmerie d’Agban.

Il y a actuellement trois points chauds à Abidjan. Le premier est Cocody, où se trouvent la Radio télévision ivoirienne et la résidence présidentielle. Là, les combats ont été très intenses pendant toute la nuit. Et depuis ce vendredi matin, les tirs, notamment de lance-roquettes, se poursuivent mais de manière plus sporadique.

Deuxième point chaud : le palais présidentiel, au Plateau. Là aussi, les combats font rage depuis cette nuit. Et on entend encore à la mi-journée des tirs d’armes lourdes venant de ce périmètre. Pour l’heure, impossible de dire qui a le dessus, entre les forces pro-Ouattara et les forces pro-Gbagbo.

Enfin, dernier lieu de combat : le camp de gendarmerie d’Agban, où se trouvent des soldats fidèles au président sortant, et qui est pilonné à l’arme lourde par les troupes venues du nord.

Par ailleurs, des pillages ont eu lieu dans plusieurs endroits de la ville, notamment à Yopougon et à Kumassi. Enfin, il y a une grosse activité du côté de la base française de l’opération Licorne à Port-Bouet, des opérations de protection des ressortissants français et étrangers sont menées par les soldats français.

Selon un officier sur place, près de 600 personnes, dont deux tiers d’étrangers, ont trouvé refuge sur cette base militaire depuis ce jeudi.

Une série de défections militaires

Ce que l’on sait avec certitude, c’est que le général Philippe Mangou, chef d’état-major des armées, a fait défection et s’est rendu à la résidence de l’ambassadeur d’Afrique du Sud, et que le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Firmin Detoh Leto, lui, s’est publiquement allié à Alassane Ouattara. Pour le reste, les choses sont beaucoup plus incertaines. Le patron du CeCos (Centre de commandement des opérations de sécurité), le général Guiai Bi Poin, et le chef de la gendarmerie, le général Kassaraté, sont actuellement aux abonnés absents et tenteraient juste de se protéger.

D’après des sources au sein des FRCI, la résistance des forces pro-Gbagbo serait en fait organisée par deux officiers : le général Boniface Konan de la garde républicaine, qui vient de Yamoussoukro, et le capitaine Abbey. Deux irréductibles qui combattraient encore avec quelques centaines de soldats, mais aussi des miliciens.

Quoi qu’il en soit, sur toutes les questions des défections et des ralliements, il faut rester, pour l’heure, encore très prudent.

Laurent Gbagbo, pas localisable pour le moment

Savoir où est Laurent Gbagbo en ce moment est évidemment la grande question, à laquelle il est encore absolument impossible de répondre, sur les sources à la résidence, à Cocody, au palais présidentiel, ou bien encore dans d’autres points de la capitale économique ivoirienne. Certaines sources, dont l’ambassadeur de France, pensent qu’il aurait quitté la résidence dans la nuit de jeudi à vendredi, à bord d’un bateau, pour se rendre au palais présidentiel. Mais pour l’instant, il n’y a absolument aucune certitude dans le domaine.

Quoi qu’il en soit, selon ses proches et aussi pour ceux qui le connaissent, Laurent Gbagbo n’a aucune intention d’abdiquer. Sur bien des points, la situation est donc encore extrêmement confuse à Abidjan.

es forces pro-Ouattara sont également présentes dans la grande commune populaire de Yopougon, majoritairement pro-Gbagbo. Les Forces républicaines contrôlent notamment l'une des sorties du quartier qui ouvre vers l'intérieur du pays,  le corridor de Gesco. Ils mènent des patrouilles sans s'attaquer aux civils, mais en s'en prenant aux milices d'auto-défense pro-Gbagbo, affirme un témoin joint par téléphone.

La force Licorne suit l’évolution de la situation »

Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major des armées françaises, fait le point sur la situation à Abidjan et évoque l’action de la force Licorne, chargée de protéger les ressortissants français et étrangers.

Manifestement, une grande partie des forces de sécurité ivoiriennes ont répondu à l’appel au ralliement du président Ouattara. Concrètement, sur le terrain, cela s’est traduit par une absence de policiers et de forces de sécurité dans les rues, ce qu’on peut qualifier en fait, d’une espèce de vide sécuritaire qui bien évidemment a entraîné la création de petits groupes crapuleux ou de pillards qui ont commencé a essaimé dans les quartiers d’Abidjan.

Donc, face à cette situation, la force Licorne a déployé des patrouilles renforcées dans un quartier qu’on appelle « zone 4 ». C’est un quartier où la densité de ressortissants français, mais également étrangers, est assez importante, un quartier qui se situe au sud des ponts, au sud du Plateau. Des patrouilles renforcées ont donc été mises en place dans ce quartier ce jeudi après-midi.

Ces patrouilles, bien évidemment, visent à matérialiser une certaine présence et à faire un peu baisser le risque des pillages. Néanmoins, dans la première partie de nuit, environ 500 ressortissants (dont un tiers de Français et environ 350 étrangers) ont été accueillis au camp de Port-Bouet.

La force Licorne suit, bien sûr, avec une grande attention l’évolution de la situation, et des mesures pourraient être enclenchées si la sécurité de nos ressortissants ou de nos soldats venait à être menacée. Mais actuellement, ce n’est pas la perception que l’on a.

Source: RFI

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