Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 21:28

 

Tiken Jah Fakoly l’avait bien chanté : « La politique françafrica, c’est du blaguer-tuer ! » Revue et corrigée à l’ère du printemps arabe, la formule a pris un coup de jeune dans la flamme de la bougie sarkozienne de la rupture, euh, pardon, dans la bouche de Bourgi, devenant : « La politique françafrica, c’est du gombo-tuer ! »...

C’est l’histoire d’un « porteur de valises », hier fier de l’être, et qui a enfin décidé de faire acte de contrition en crachant dans la soupe qui l’a nourri ! Le « repenti » de la Seine, avocat de son état, ne s’embarrasse cependant pas de circonvolutions pathétiques, ni de formules ampoulées pour étayer sa plaidoirie. Non, il y va franco, le Robert qui, pour être bien Bourgi de Liban, ne connaît pas moins bien les coulisses françafricaines qui respirent le bon gombo d’Afrique.

Des feuilles, à n’en plus pouvoir les compter, du liguidi en espèces sonnantes et trébuchantes qui, selon Robert-Bourgi-en-pleine-confession, ont traversé les mers fourrés dans des djembés ! Direction, la cagnotte secrète de dirigeants français en mal de billets frais venus d’Afrique pour battre la cadence de la campagne électorale. Et les électeurs français n’ont même pas su qu’on achetait leurs voix avec l’argent des pauvres populations des victimes de l’immigration choisie ! Evidemment, la nouvelle, divulguée le 11 septembre de triste mémoire, a fait l’effet d’une bombe dans le gotha politique françafricain.

Eclaboussé, Dominique de Villepin parle de « fariboles », tandis que sur le continent on multiplie les hyperboles, niant vertement ou du bout des lèvres les accablantes accusations de l’avocat franco-libanais, qui affirme avoir porté en son temps de bien curieuses valises d’argent frais, évalué en dizaine de millions de dollars, notamment d’Abdoulaye Wade du Sénégal, Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire, Denis Sassou N’Guesso du Congo-Brazzaville, Feu Omar Bongo du Gabon et Blaise Compaoré du Burkina Faso pour financer la campagne de Jacques Chirac en 2002. « J’étais le porteur de valises de Chirac puis de Villepin », clame-t-il. Que nenni, notre argent n’est pas allé là-bas, dément-on à NDakarou, mais aussi et surtout à... Simonville ! Là-dessus, le sinistre de la Communication, porte-parole du gouvernement, n’y est pas allé avec le coin de la bouche et a refusé net de garder sa langue dans sa poche.

C’est « le délire d’un homme finissant qui veut régler des comptes dans une histoire franco-française », a conclu bravement Alain Edouard Traoré, très remonté contre un Robert Bourgi qui, il est vrai, rue dans les brancards à la veille d’une élection présidentielle plutôt délicate en France. L’ami de Sarko-le-terrible, qui ne se reconnaît ni comme conseiller officiel, ni comme conseiller officieux de l’hyper-président français, a ainsi sorti son os à croquer à une classe politique franco-africaine médusée.

Pourtant, à Libreville, on tient plutôt son quant-à-soi, préférant reléguer la page Omar Bongo au passé pour assurer la comptabilité du présent, même si, à la présidence, il a juste suffi qu’un Bongo en remplace un autre. Mais c’est Abidjan qui a apporté de l’eau au moulin de ce Bourgi repenti, s’érigeant en Zorro de la vertu de l’alternance démocratique au pouvoir et fustigeant au passage les chefs d’Etat qui sont scotchés à leurs fauteuils depuis plus de 20 ans au bas mot. En corroborant les accusations de l’avocat, qui refuse d’exercer désormais son devoir de défense envers ses anciens clients, Mamadou Koulibaly ne prend-il pas à défaut la fracassante sortie du sinistre burkinabè de la Communication, au nom de la « continuité de l’Etat » ?

Mais on est bien payé en Afrique pour savoir que « qui veut tuer son chien l’accuse de rage ». Loin de la tempête du « gombo-tuer » que vient de déclencher Zorro Bourgi, on peut voir clair comme dans l’eau de roche que Sarko et son équipe de démineurs envoient un message non codé à tous les indésirables de l’Elysée qui rêvent encore, chaque matin en se rasant, qu’ils contourneront les dispositions constitutionnelles de leurs pays pour s’accrocher au pouvoir. On vous l’a dit, la politique françafricaine de Sarko-le-terrible, continuité de l’Etat oblige, c’est du blaguer-tuer pour les populations, du fric-Afrique pour les politiques et de la rupture comme poudre aux yeux pour la vitrine...

 Le faso.net

Journal du Jeudi


Partager cet article

Repost 0
Published by Seth koko France - dans Vu dans la presse
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : ACSCI France
  • ACSCI  France
  • : L’ACSCI (Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne) est une cellule de réflexion d’intellectuels ivoiriens qui s’unissent pour la défense des droits des populations."Vous souhaitez adhérer ou représenter notre cellule dans votre pays de résidence, n’hésitez pas à nous contacter."
  • Contact

Le Fondateur

  • Seth koko France
  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur
  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur

Annonces

Cote-divoire-drapeaudrapeau franceBienvenue sur le site officiel de la représentation française de l'ACSCI

Vous souhaitez intégrer notre céllule de réflexion l'ACSCI (l'Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne), le groupe de France, contactez-nous à acscifrance@sethkoko-blog.com ou Tel: 0033 666155982

Recherche