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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 17:39

949708De manière unanime la communauté internationale condamne l'assaut israélien contre les navires de militants pro-palestiniens. Convoqués, les ambassadeurs d'Israël sont pressés pour s'expliquer sur la situation.949710

Le raid de l'armée israélienne sur la flottille de militants pro-palestiniens, lundi 31 mai, suscite de nombreuses réactions, alors que 19 passagers ont été tués lors de l'assaut.

La communauté internationale condamne de manière quasi-unanime cet assaut et réclame des explications, en particulier auprès des ambassadeurs d'Israël convoqués un peu partout.

Paris, Madrid, Bruxelles, Dublin, Stockholm, Copenhague, Vienne, Ankara, Athènes, Nicosie et Le Caire ont déjà convoqué leur ambassadeur.

 

ONU, UE et USA veulent "éclaircir les circonstances"

Les ambassadeurs des 27 pays de l'Union européenne à Bruxelles ont prévu une réunion extraordinaire lundi après-midi pour faire le point après cet assaut meurtrier, a annoncé la Commission européenne. "Les ambassadeurs de l'UE ont organisé une réunion spéciale cet après-midi à Bruxelles pour parler de cette question et les chefs de mission [des pays de l'UE sur place] continuent de discuter avec les autorités israéliennes en ce moment", a déclaré un porte-parole de l'exécutif européen, John Clancy.

Un peu plus tôt, le chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, a réclamé une "enquête complète sur les circonstances" de ce raid. Elle a rappelé que pour l'UE "la politique de fermeture de Gaza demeure inacceptable et politiquement contre-productive". Elle a demandé la fin du blocus en appelant à l'autorisation "immédiate" et "inconditionnelle" du passage de l'aide humanitaire, du commerce de biens et des déplacements de personnes à Gaza.

Même les Etats-Unis, fidèle allié d'Israël, disent "travailler à éclaircir les circonstances entourant cette tragédie", selon un porte-parole de la Maison Blanche, William Burton. "Les Etats-Unis regrettent profondément les pertes en vies humaines et les blessés", ajoute-t-il. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu mardi à Washington, où il doit rencontrer le président Barack Obama à la Maison Blanche. Même son de cloche au Canada, qui dit "chercher à obtenir le plus de renseignements afin de faire la lumière sur ce qui s'est passé exactement".

Une enquête a également réclamée par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. "Je condamne ces violences [...] Il est vital qu'une enquête complète soit menée", a-t-il déclaré. Amnesty International a demandé à Israël d'ouvrir immédiatement une "enquête crédible et indépendante".

Le Rapporteur spécial de l'ONU pour les territoires palestiniens, Richard Falk, a appelé la communauté internationale à traîner en justice "les responsables du meurtre" de civils désarmés lors de l'assaut contre la flottille. "Il est essentiel que les Israéliens responsables de cette conduite illégale et meurtrière, y compris les responsables politiques qui ont donné les ordres, soit tenus pour pénalement responsables de leurs actes", a-t-il déclaré.

 

Les ambassadeurs d'Israël convoqués pour s'expliquer

A Paris, l'ambassadeur d'Israël en France, Daniel Shek, doit être reçu dans l'après-midi au ministère des Affaires étrangères, après que Nicolas Sarkozy ait fermement condamné un "usage disproportionné de la force". Le chef de l'Etat a exigé "toute la lumière sur cette tragédie", adressant également "ses condoléances aux familles des victimes".

Un peu plus tôt, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s'était dit "profondément choqué" par l'assaut israélien, estimant que "rien ne saurait justifier l'emploi d'une telle violence". Le ministre avait appelé à "faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame" et souhaité qu'"une enquête approfondie soit mise en place sans délai". "Nous prendrons toutes les initiatives nécessaires pour éviter que cette tragédie ne donne lieu à de nouvelles escalades de violence", a-t-il ajouté.

L'Espagne, qui exerce la présidence tournante de l'UE, a qualifié "d'inacceptable" l'assaut israélien. L'ambassadeur d'Israël à Madrid "a été convoqué" pour lui demander des explications et sera "reçu par le chef de cabinet" du ministre des Affaires étrangère.

Une position imitée par la Suède et le Danemark. Stockholm a qualifié de "complètement inacceptable" le raid, convoquant l'ambassadeur d'Israël. Copenhague parle d'une "confrontation très préoccupante" sur laquelle "nous devons avoir une clarté totale" en convoquant l'ambassadeur d'Israël.

De même, le gouvernement irlandais a dénoncé l'action "totalement inacceptable" d'Israël et convoqué à ce sujet l'ambassadeur israélien. "Les informations selon lesquelles jusqu'à 15 personnes auraient été tuées et 50 blessées, si elles étaient confirmées, constitueraient une réponse totalement inacceptable par l'armée israélienne à ce qui était une mission humanitaire tentant de livrer un approvisionnement absolument nécessaire aux gens de Gaza", a ajouté le ministre irlandais des Affaires étrangères, Micheal Martin.

Chypre a convoqué l'ambassadeur d'Israël à Nicosie "pour demander un compte-rendu officiel et des informations concernant l'opération des forces armées de son pays".

Le ministre autrichien des Affaires étrangères, Michael Spindelegger, "a ordonné la convocation dans les plus brefs délais de l'ambassadeur d'Israël afin d'insister sur des explications pour clarifier la situation".

Plus modérée, la Belgique a "invité" l'ambassadeur d'Israël à venir "s'expliquer [...] sur le déroulement des faits ainsi que sur la situation des cinq Belges" à bord de la flottille. Le ministre belge de la Coopération, Louis Michel a déjà déploré  "l'apparente utilisation disproportionnée de la force par l'armée israélienne lors de cette intervention qui aurait fait plusieurs morts". Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, s'est dit "très préoccupé [par] les événements de la nuit au large de Gaza".

 

Condamnation des occidentaux

Pour l'Allemagne, l'intervention israélienne est "à première vue disproportionnée". "Les gouvernements allemands ont toujours reconnu le droit d'Israël à se défendre, mais ce droit doit être dans le cadre d'une réponse proportionnelle", a affirmé le porte-parole du gouvernement allemand Ulrich Wilhelm. "A première vue, il semble que cela ne soit pas le cas", a-t-il ajouté, réclamant une enquête approfondie.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a "déploré les pertes humaines pendant l'interception de la Flottille de Gaza". "Notre ambassade est en contact urgent avec le gouvernement israélien. Il est absolument nécessaire pour Israël d'agir avec retenue et dans le respect de ses obligations internationales", a-t-il estimé.

Le représentant du Quartette pour le Proche-Orient, Tony Blair, s'est dit "choqué" par l'assaut israélien et a réclamé une enquête sur cet incident. "J'exprime mon profond regret et mon choc au sujet de ces tragiques pertes humaines. "De toute évidence, il doit y avoir une enquête complète sur ce qu'il s'est passé", a-t-il estimé.

Si le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a "déploré" le "meurtre de civils", son sous-secrétaire d'Etat, Alfredo Mantica, a estime que la flottille était "une provocation". "Cette affaire est une pure provocation avec un objectif politique précis", a-t-il déclaré.

Le gouvernement portugais a "condamné l'usage excessif de la force contre des cibles civiles, et appelle à l'instauration rapide d'une enquête pour définir de manière impartiale les responsabilités".

La Pologne a appelé Israël "à ce que la lumière soit rapidement faite sur ces événements dans une enquête indépendante".

Le Vatican a également exprimé sa "douleur et sa préoccupation, en raison des pertes de vies inutiles", selon le porte-parole, père Federico Lombardi. "Le Saint-Siège est toujours opposé à l'usage de la violence, quelle que soit la partie qui en est à l'origine, car elle rend plus difficile la recherche de solutions pacifiques qui sont les seules à long terme", a-t-il ajouté.

"Il est évident que l'utilisation d'armes contre des civils et l'arrestation en pleine mer de navires sans motivations légales constituent une violation grossière des normes du droit international", renchérit le ministère russe des Affaires étrangères. "Il faut éclaircir" la situation.949712

 

La Turquie parle d'un acte de "terrorisme d'Etat"

La Turquie et la Grèce se sont particulièrement mobilisées, rappelant leurs ambassadeurs en Israël. La flottille comprenait un navire turc et un navire grec.

La Turquie a prévenu Israël des "conséquences irréparables" sur les relations bilatérales. "Nous condamnons fortement ces pratiques inhumaines d'Israël", a déclaré le ministère des Affaires étrangères. Ankara a ainsi convoqué l'ambassadeur israélien, Gabby Levy, au ministère des Affaires étrangères. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a accusé Israël d'avoir commis un acte de "terrorisme d'Etat" et d'une action "inhumaine".

La Grèce a également convoqué d'urgence l'ambassadeur d'Israël à Athènes réclamant "une information immédiate concernant la sécurité des citoyens grecs qui étaient à bord des bateaux". Le ministère des Affaires étrangères a souligné "la nécessité de prendre les mesures indispensables pour protéger leur sécurité", précisant qu'"une cellule de crise" avait été mise en place, de même qu'une ligne téléphonique spéciale pour les proches de la trentaine de Grecs qui sont à bord de trois navires de la flottille.

L'Egypte a également convoqué l'ambassadeur d'Israël au Caire pour lui faire part de sa "protestation" après l'intervention israélienne.

 

Réunion d'urgence à l'ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra une réunion d'urgence sur le Proche-Orient, lundi à 13h heure locale (19h heure française). La réunion donnera lieu à un débat public, a souligné un diplomate à l'AFP. Une réunion réclamée dans la matinée par l'Autorité palestinienne.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s'est dit "choqué des informations faisant état de tués et de blessés sur les bateaux amenant de l'aide à Gaza". Même discours auprès de la haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Navi Pillay, qui s'est déclaré "choquée par les informations (indiquant) qu'une mission humanitaire ait été attaquée tôt ce matin (qui a) causé la mort et des blessures alors que la flottille approchait de la côte de Gaza". Elle a "condamné sans équivoque ce qui paraît un usage disproportionné de la force".

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a décrété trois jours de deuil dans l'ensemble des territoires palestiniens. "Nous considérons qu'il s'agit d'un massacre que nous condamnons", a-t-il déclaré sur la télévision palestinienne. "Nous prendrons des décisions difficiles ce soir", a-t-il affirmé alors qu'une réunion de la direction palestinienne sur le raid est prévue ce lundi à 18h, heure locale (17h heure française).

La Ligue arabe tiendra également, "mardi au Caire", une réunion extraordinaire "pour adopter une position arabe collective", a expliqué à l'AFP le secrétaire général de l'organisation panarabe Amr Moussa. Il a estimé que l'abordage sanglant de la "Flottille de la liberté" constituait "un nouveau message, un message très fort, d'Israël signifiant qu'il ne veut pas la paix". Pour Amr Moussa, cet assaut est un "crime contre une mission humanitaire, tout le monde devrait condamner cela".

 

"Mettre fin à ces violations continues des droits de l'Homme"

"L'attaque israélienne contre le convoi d'aide représente une étape dangereuse et folle qui va exacerber les tensions dans la région", a déclaré le Premier ministre libanais Saad Hariri. "Le Liban dénonce fermement cette attaque et appelle la communauté internationale, en particulier les grandes puissances [...] à prendre des mesures de façon à mettre fin à ces violations continues des droits de l'Homme et cette menace à la paix internationale", a-t-il ajouté.

"Ce crime montre au monde la sauvagerie d'Israël et la façon dont il traite les civils non armés", a déclaré à l'AFP le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah. "Cela s'ajoute à la longue liste des massacres contre les civils de Palestine et du Liban", a-t-il ajouté. "S'ils ne parviennent pas à agir rapidement pour lever le siège sur les Palestiniens [de Gaza] et dénoncer Israël pour ses crimes ainsi qu'à sauver les otages, la situation dans la région va empirer", a-t-il averti.

L'Egypte a "condamné les meurtres par l'armée israélienne à bord d'un bateau de la flottille qui se dirigeait vers Gaza pour briser le blocus israélien", selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hossam Zaki. Le président égyptien, Hosni Moubarak, a dénoncé un "usage excessif et injustifié de la force par Israël".

Extrême, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a dénoncé un "acte inhumain du régime sioniste contre le peuple palestinien et le fait d'empêcher l'aide humanitaire destinée à la population d'arriver à Gaza n'est pas un signe de la force mais de la faiblesse de ce régime". "Tout cela montre que la fin de ce régime sinistre et fantoche est plus proche que jamais", a-t-il ajouté.

Le Conseil des ministres koweïtien tiendra une réunion extraordinaire pour discuter du raid meurtrier, a annoncé son porte-parole, Mohammad al-Basiri. Le député islamiste Walid al-Tabtabai figure parmi 16 militants koweïtiens à bord d'un des six bateaux de la flottille. Le président du Parlement koweïtien, Jassem al-Khorafi, a d'ores et déjà condamné "l'odieux crime israélien contre la flottille de la Liberté, en mission humanitaire et de solidarité avec la population de Gaza".

L'émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, a appelé à "briser" le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza. "Les crimes perpétrés aujourd'hui (...) nous rappellent, à nous tous, que le blocus est injuste", a déclaré le chef de l'Etat du Qatar, dénonçant l'attaque israélienne comme "un acte de piraterie".

"Prendre pour cible des civils est un crime odieux que la Jordanie condamne sévèrement. Il n'y a pas de justification pour Israël", a déclaré dans un communiqué le porte-parole du gouvernement jordanien, Nabil Sharif.

Le Pakistan a jugé "brutal et inhumain" le raid israélien. Le Premier ministre pakistanais, Yousuf Raza Gilani, a "fermement condamné" l'attaque de la flottille. "C'est un triste événement (...), il n'y a rien qui puisse moralement le justifier", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi.

Enfin, l'Union Africaine (UA) s'est dit "profondément choquée par l'opération d'arraisonnement sanglant menée par les forces de sécurité israéliennes". "Cette opération lancée contre un convoi pacifique constitue une grave violation des normes internationales et indique la volonté affichée par l'Etat d'Israël de poursuivre sa mainmise sur les territoires palestiniens et de continuer à faire fi des décisions pertinentes de la communauté internationale", ajoute l'organisation panafricaine.

 

"Regrets pour tous les morts"

La flottille, acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l'aide pour Gaza, avait appareillé dimanche après-midi pour le territoire palestinien. La marine israélienne avait annoncé son intention d'empêcher, de force si nécessaire, la flottille de s'approcher des côtes de la bande de Gaza, soumise par Israël à un blocus strict -- sauf pour les produits de première nécessité -- depuis la prise de contrôle du territoire par le mouvement islamiste Hamas en juin 2007.

Le ministre israélien de l'Industrie et du Commerce Binyamin Ben Eliezer a exprimé à la radio militaire ses "regrets pour tous les morts".

Le Crif "déplore profondément" l'opération militaire israélienne contre le convoi maritime destiné à Gaza, jugeant que "ce n'est pas une bonne nouvelle pour la paix", a déclaré à l'AFP Haïm Musicant, directeur général du Conseil représentatif des institutions juives de France. "On est sincèrement dans la compassion et la tristesse", a encore expliqué Haïm Musicant.

 

L'UMP parle de "provocations"

En France, les partis politiques y vont de leur commentaires.

Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a dans un premier temps "regretté" les morts lors de l'assaut de la flottille, parlant toutefois de "provocation" de la part de militants pro-Palestiniens, critiquant au passage "ceux qui se disent les amis des Palestiniens".

Reste que l'ancien Premier ministre Alain Juppé (UMP) a dénoncé l'"extrémiste" d'Israël. "La situation qui est faite aux Palestiniens dans la bande de Gaza est inhumaine. Je me compte parmi les amis d'Israël mais je ne comprends pas la façon dont le gouvernement israélien s'enferme aujourd'hui dans une position totalement extrémiste", a-t-il déclaré. Selon le maire de Bordeaux, la France ne peut "pas soutenir cette position du gouvernement israélien".

Pour Marielle de Sarnez, eurodéputée et vice-présidente du MoDem, "c'est une catastrophe terrible qui aurait dû être évitée, on ne tire pas sur des humanitaires. C'est incompréhensible, je ne comprends pas pourquoi Israël a agi de cette façon-là (...) Il faut que la communauté internationale fasse toute la lumière sur ce qui s'est passé" et "joue enfin son rôle" en faveur de la paix.

De son côté, Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, a "condamné avec fermeté l'assaut israélien. L'attitude du gouvernement israélien constitue la plus désastreuse des réponses aux espoirs de paix entre les peuples de Palestine et d'Israël. Je souhaite que la vérité puisse être faite sur les circonstances exactes de cette nouvelle tragédie", a-t-il ajouté.

 

Source:Nouvelobs.com avec AFP

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