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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 14:15

Cote d'ivoireMalgré une conjoncture économique défavorable, le monde de la presse continue d’enregistrer de nouveaux titres. Un nouveau printemps ? Rien n’est moins sûr…
Ce n’est un secret pour personne. Le microcosme médiatique ivoirien baigne, depuis des années, dans une morosité économique. La crise aigüe que la Côte d’Ivoire a traversée n’a guère changé la situation. Comme tous les secteurs de la vie économique nationale, celui de la presse a payé un lourd tribut à cette crise qui a pris fin il y a quelques mois, permettant une reprise des activités. Si les acteurs du secteur se plaignent des difficultés réelles des entreprises de presse, dues à plusieurs facteurs – exogènes et endogènes – l’on remarque cependant, depuis la fin de la crise, un foisonnement de titres aussi divers les uns que les autres. «LG Infos», «Trait d’union», «Le Telegram», «La Nouvelle», etc. sont venus s’ajouter aux 17 autres quotidiens qui peuplent déjà l’univers de la presse écrite en Côte d’Ivoire. Sur le marché, la concurrence reste très vive entre les journaux d’opposition, ceux du pouvoir, ceux qui essaient de se tenir à équidistance de toutes chapelles politiques et «Fraternité Matin», le quotidien pro-gouvernemental. Aujourd’hui, le principal défi pour les entreprises de presse est d’ordre économique. «Dans la plupart des cas, les coûts d’impression représentent environ 44% des charges des journaux», renseigne un comptable dans une entreprise de presse. A cela s’ajoute la cherté du papier. Une situation qui fait que certains imprimeurs exigent d’être payés d’avance, par manque de confiance. La société Edipresse assure la diffusion des journaux dans les principales localités du pays. Un service qui représente 33% des charges des journaux. À cela s’ajoutent les charges de fonctionnement dont les salaires. Enfin, les journaux sont confrontés à un marché publicitaire étroit et subissent, de l’avis de spécialistes, les effets des lacunes dans leur gestion. Ce sombre tableau est loin de décourager les promoteurs de journaux. Honoré Sépé, rédacteur en chef du quotidien «Le Telegram», est de ceux qui estiment que malgré tout, il y a de la place à prendre et une marge de manœuvre à exploiter. L’ancien rédacteur en chef du défunt quotidien «Le Front» explique l’investissement dans une entreprise de presse par la passion du métier. «Nous sommes journalistes. Et c’est tout ce que nous savons faire. Dans la vie, il faut se fixer des challenges et se donner les moyens de les relever», affirme-t-il. Avant d’indiquer que la création d’un journal, dans la conjoncture économique actuelle est plus la volonté d’exercer et de vivre sa passion qu’autre chose. S’il reconnaît, néanmoins que ce n’est pas chose facile, Honoré Sépé reste convaincu que proposer un bon produit aux lecteurs peut permettre aux journaux de tirer leur épingle du jeu. «C’est difficile, je le reconnais. L’Etat, à travers le Fonds de soutien et de développement de la presse (Fsdp), donne des subventions aux journaux. Pour le moment, nous ne sommes pas concernés à cause de notre jeune âge, mais nous avons vocation à faire de notre mieux pour tenir la route», affirme-t-il, optimiste. Ce foisonnement de titres sur le marché médiatique est loin d’être assimilé à un «nouveau printemps» de l’avis d’Amédée Assi Adon, président du Groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire (Gepci). Pour le patron des Editions Appo, le bilan de cette luxuriance médiatique pourra être établi dans un délai de trois à six mois. Il estime que l’avis des lecteurs, seuls juges des journaux, permettra de savoir, dans les délais qu’il a indiqués, si l’environnement économique se prêtait à de tels investissements. Pour autant, le successeur de Denis Kah Zion à la tête du Gepci croit savoir que les journaux qui se créent restent convaincus de la capacité à s’insérer dans un créneau qu’ils estiment inoccupé. «Si je prends l’exemple du quotidien LG Infos, je crois qu’il se donne la vocation de défendre des valeurs qui sont celles de l’ancien président Laurent Gbagbo», exprime-t-il. Il en est de même du journal «Boigny Express», qui, à l’en croire, veut défendre les valeurs de Félix Houphouët-Boigny, le premier président de la Côte d’Ivoire. En tout état de cause, Amédée Assi Adon estime inintéressant de se lancer, aujourd’hui, dans la création d’entreprises de presse.
M’Bah Aboubakar

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Published by Seth koko France - dans Vu dans la presse
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