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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 17:43

949470.jpgLe président a appelé la communauté internationale à "faire une place à l'Afrique dans la gouvernance mondiale", en ouvrant le 25e sommet Afrique-France à Nice.

Le président Nicolas Sarkozy a appelé lundi 31 mai la communauté internationale à "faire une place à l'Afrique dans la gouvernance mondiale", en jugeant que le continent africain constituait "l'avenir de l'Europe", en ouvrant le 25e sommet Afrique-France à Nice.

"Il faut être prêt à faire une place à l'Afrique dans la gouvernance mondiale (...) aucun, absolument aucun des grands problèmes auxquels notre monde est confronté ne pourra trouver de solution sans la participation active du continent africain", a dit Nicolas Sarkozy devant 38 dirigeants africains.

"L'Afrique est notre avenir (...) longtemps en marge, le continent africain s'impose chaque jour davantage comme un acteur absolument majeur de la vie internationale. Le formidable dynamisme démographique de l'Afrique, ses ressources considérables en font la principale réserve de croissance de l'économie mondiale pour les décennies à venir", a-t-il plaidé.

Le chef de l'Etat a ainsi estimé qu'il était "absolument anormal que l'Afrique ne compte aucun membre permanent du Conseil de sécurité" des Nations unies et exigé que ce Conseil soit "réformé".

"Je suis intimement convaincu qu'il n'est plus possible d'évoquer les grandes questions du monde sans la présence de l'Afrique", a insisté Nicolas Sarkozy. "Ce qui fonde nos convictions, c'est la claire conscience que nos destins sont indissolublement liés. L'échec de l'Afrique serait le drame de l'Europe", a-t-il poursuivi.sommet_afrique_france.jpg

 

Sarkozy justifie le maintien des sommets

Le président égyptien Hosni Moubarak, qui copréside le sommet, a aussi plaidé pour une meilleure représentation de l'Afrique.

"Nous voulons à tout prix mettre fin à la marginalisation dont souffre le continent africain, pour qu'il puisse participer d'une voix claire et forte à la prise de décision politique et économique, au niveau international", a déclaré le président égyptien.

Il a aussi appelé à plus de solidarité, rappelant la fragilité du continent face aux crises mondiales, en dépit de taux de croissance d'une "moyenne de 5% par an" depuis le dernier sommet Afrique-France, en 2007.

Le président Sarkozy a par ailleurs justifié le maintien des sommets Afrique-France. "Oui, ces réunions ont un sens (...) oui, nous avons des choses à nous dire et, par dessus tout, nous avons des choses à faire ensemble", a-t-il assuré.

Evoquant les "crises institutionnelles en Afrique", il a tenu à rappeler que la démocratie et les droits de l'Homme n'étaient "pas des valeurs occidentales (mais) des valeurs universelles". "En Afrique comme ailleurs, le déficit de démocratie et les violations des droits de l'Homme alimentent la violence et l'instabilité", a-t-il jugé.

 

"On n'a pas trouvé de solution"

 Les dirigeants africains ont fait pression, lundi, pour obtenir le soutien de Paris à un accroissement de leur influence dans les grandes enceintes internationales, Conseil de sécurité de l'Onu en tête.

Au sein de ce Conseil, l'Afrique ne peut continuer à être la "cinquième roue de la charrette", a mis en avant le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso. "Le Conseil de sécurité ne peut rester sans l'Afrique, tel qu'il a été décidé après la Seconde guerre mondiale", a-t-il ajouté sur France Info.

Le sujet suscite des discussions "agitées", avait reconnu dans la nuit le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, après une réunion de plus de six heures avec ses homologues africains. "On n'a pas trouvé de solution. On a trouvé la manière de commencer à se donner les moyens d'être plus réaliste", a-t-il expliqué à l'AFP et à la radio RFI.

 

Une discussion "très dure"

Selon plusieurs diplomates africains, la discussion a été "houleuse" dans la nuit, parfois "très dure". "La discussion a très mal démarré. Certains ont mis en cause la légitimité de la France à lancer ce débat", selon un diplomate gabonais.

L'Afrique, qui représente 27% des Etats membres des Nations unies, ne dispose que de trois sièges de membres non permanents au Conseil de sécurité, dont une réforme pour prendre en compte les nouveaux équilibres mondiaux est bloquée depuis des années. Ce Conseil est actuellement composé de cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France), puissances nucléaires dotées d'un droit de veto, et de dix membres non permanents.

En 2005, les pays africains ont adopté une position commune sur cette réforme: ils réclament deux sièges permanents avec droit de veto et au moins deux sièges non permanents supplémentaires. A Nice, ils défendent cette position tandis que la France plaide pour un élargissement progressif, commençant par un siège permanent.

Dans le débat, les Tanzaniens et les Sud-africains étaient "les plus virulents", selon un diplomate africain.

 

Un sommet ouvert à des acteurs non-étatiquesSommet-nice.jpg

Les chefs d'Etat, devaient se saisir du sujet dans l'après-midi. Au cours de leur réunion qui s'achèvera mardi en milieu de journée, ils aborderont aussi les problèmes de terrorisme et de trafic de drogue, et les enjeux climatiques.

Dimanche soir, à ce sujet, "les Africains ont souligné l'asymétrie des profils: entre l'Occident pollueur et l'Afrique polluée à qui on demande en plus des efforts", a résumé un diplomate gabonais.

Parmi les chefs d'Etat présents au Palais de l'Acropolis de Nice, quadrillé par les forces de l'ordre, figurent le président égyptien Hosni Moubarak, co-président du sommet, et l'Algérien Abdelaziz Bouteflika, aux relations difficiles avec la France.

Seuls deux des 53 pays africains sont absents: le Zimbabwe, dont le président Robert Mugabe est en disgrâce internationale, et Madagascar, en pleine crise politique.

Ce 25e sommet, présenté comme celui du "renouveau", s'ouvre pour la première fois à des acteurs non-étatiques: parallèlement aux discussions politiques, se tiendront lundi cinq ateliers regroupant des représentants de 150 entreprises africaines et 80 françaises.

 

Nouvelobs.com avec AFP

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Published by Seth koko France - dans AFRIQUE
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