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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 18:58

alain logbognonUne mission éclatée conduite par le Fonds National de Solidarité (FNS) et pilotée par le Ministère de la Promotion de la Jeunesse et du Service Civique (MPJSC) a sillonné l’intérieur du pays du mercredi 24 au samedi 27 septembre 2011.

Objectif de cette mission, informer et sensibiliser les populations des localités visitées sur la nouvelle politique d’orientation du FNS en matière de politique d’emploi jeune fixée par le ministère de tutelle.

La capitale du Pôrô, Korhogo, a enregistré la première, le mercredi 24 septembre 2011 l’arrivée des responsables du FNS sous la conduite de M. Kipré Jean Jacques, chef du service appui à la création d’activités.

Le Ministre Alain Michel Lobognon dans sa politique de rapprochement avec les collectivités locales pour une applicabilité effective de la politique emploi jeune, a donc associé lors de cette première sortie à l’intérieur du pays ,les collectivités locales à savoir le corps préfectoral, les conseils généraux ,la mairie etc..

Reçue par le Préfet de Région M. Daouda Ouattara, la délégation a ensuite échangé avec la jeunesse de Korhogo dans les locaux de la préfecture : « Le FNS est là pour vous accompagner dans la politique d’auto-emploi en se portant comme votre assureur, votre garantie ou votre aval. Il se constitue donc en garantie auprès des banques pour le financement de vos projets. » Mais a-t-il fait remarquer « vos projets doivent être rentables, fiables ! C’est à dire que vous devez être capables de vivre bien et de rembourser également auprès des banques ayant accordé ces prêts! » A-t-il ajouté. Rappelant les promesses faites par le Président de la République après son élection, à savoir offrir du travail à la jeunesse ivoirienne, M Kipré a rappelé à l’auditoire que cette décision du Chef de l’Etat s’inscrit dans la dynamique de l’auto emploi : « l’auto-emploi en question signifie que vous créerez des emplois par vous-mêmes avec l’appui du FNS. Il ne s’agira pas d’un emploi dans l’administration. »L’homme a, en outre insisté sur certains critères pour une bonne ‘’rentabilité ‘’du projet : « Vous devez avoir le profil de carrière correspondant ; à savoir que votre choix concorde avec la formation requise ! Quelqu’un qui n’est pas mécanicien et qui présente un projet de création d’un garage, peut on financer un tel projet ? ».
« Non ! »Acquiesça la salle.
Prenant la parole, M. Joel Anzan Kouakou, chargé de financement en a appelé au bon sens des jeunes de Korhogo sur les critères déterminant la viabilité d’un projet : « le tableau d’emprunt, le coup total du projet, le compte d’exploitation et le plan de trésorerie sont les tableaux qu’il faut faire ressortir pour l’étude financière ! » Pour lui, toute entreprise digne de ce nom, doit remplir ces conditions.
Profitant de la rencontre, il a rappelé que lors de la présentation par le promoteur de son projet, celui –ci doit présenter son CV, permettant ainsi à la personne ressource d’avoir une connaissance de son profil de carrière : « Cet élément est important afin d’apprécier l’étude de faisabilité. »a –t il signifié.
Terminant ses propos, M Anzan Kouakou a attiré l’attention de la jeunesse de Korhogo sur l’importance à accorder à l’étude de marché qui selon lui « permet de mieux apprécier la concurrence sur le terrain. »
Pour le préfet de région de Korhogo ,M Daouda Ouattara, l’étude de faisabilité doit être enseignée à la jeunesse afin de mieux réaliser leurs différents projets : « s’il ya des éléments qui bloquent la réalisation des projets au niveau des différents fonds qui ont été mis en place aujourd’hui en Côte d’Ivoire ,c’est justement le problème de l’étude de faisabilité .Les gens sont obligés d’aller vers des cabinets qui leur prennent de l’argent qui vient finalement en déduction des fonds alloués aux jeunes ,de sorte que ces projets n’arrivent plus à être rentables. » Il a donc souhaité que des structures accompagnent les jeunes dans la réalisation des projets.
Rassurant l’auditoire M. Kipré a affirmé en ces termes : « il ya quelque chose qui est en train de se mettre en place et qui est sur la table du Gouvernement .Cela va permettre aux jeunes de faire l’instruction totale de leurs dossiers en termes de faisabilité ; une autre partie fera le financement. »
Présent à la cérémonie, M Lanciné Koné, troisième adjoint au maire a approuvé l’idée selon laquelle les fonds alloués ne seront plus désormais remis aux bénéficiaires : « je suis heureux que l’argent ne sera pas donné en espèces à quelqu’un ; mais en fonction de l’activité que vous allez mener qu’on vous le remettra. » L’adjoint au maire de Korhogo a également souhaité que l’activité soit élaborée avec les besoins de la région : « Il ne faut pas élaborer un projet qui n’a aucun intérêt avec Korhogo ! »
L’engouement suscité par la présence des agents de l’Etat, a créé un intérêt majeur auprès des jeunes qui n’ont pas manqué de poser leurs inquiétudes : la question de l’âge comme critère éliminant la quasi-totalité des jeunes en quête d’emploi, la suppression de certains dossiers au profit d’autres du fait de la discrimination connue à l’époque dans l’administration, le vol de projets par les structures étatiques ;autant de questions qui ont été posées aux représentants du Ministère de la Promotion de la Jeunesse et du Service Civique(MPJSC) à savoir le FNS.
« Le Président de la République a décidé de faire de l’emploi jeune, son cheval de bataille. Mais nous sommes conscients également du fait de la crise qui a plongé cette jeunesse dans un avenir incertain et l’a ramené dix ans voir vingt ans en arrière .Rassurez vous, il n’y aura pas une limite d’âge au niveau de la jeunesse. Tout le monde sera pris en compte. Le favoritisme ou le vol de dossiers dont vous parlez n’auront aucune raison d’être ! Nous sommes dans une nouvelle dynamique, une nouvelle Côte d’Ivoire où le Président veut faire de ses promesses électorales des faits réels, des actes concrets ! » A affirmé le chargé de mission M Kipré Jean Jacques.
La dernière étape, celle de Bondoukou, a suscité un grand intérêt auprès des collectivités locales dont les autorités administratives. Reçue par la préfecture en présence des autorités municipales et du conseil général ,le chef de mission après les civilités libellées, a signifié la raison de la visite : « La politique nouvelle du Président de la République fait des collectivités locales que vous êtes nos partenaires pour l’emploi jeune .Notre mission consiste à choisir un agent issu du conseil général que nous allons former pour jouer le rôle du FNS .Cet agent conseillera les jeunes de Bondoukou dans la procédure d’un plan d’affaires. » a justifié M Kipré jean Jacques.
Satisfecit requis, les autorités ont néanmoins spécifié les réalités propres à la ville de Bondoukou.
En effet, aux dires de MM. Djè Kouamé Jean Claude et Gnangbi Diby Victor ,respectivement sous préfet et premier secrétaire général de Bondoukou, la politique d’emploi jeunesse définie par le Président de la République et exécutée par le MPJSC à travers ses structures dont le FNS, doit tenir compte des réalités du terrain : « avoir des partenaires locaux tels l’ANADER ,impliquer les collectivités locales et surtout tenir compte de la concurrence sur le marché des produits par rapport à la proximité avec le voisin dont le Ghana. » a recommandé M. Djè Kouamé ,sous préfet de Bondoukou.
L’homme a surtout attiré l’attention de la délégation sur le critère du choix de l’agent commis pour représenter le FNS à Bondoukou : « Que ce ne soit pas des hommes marqués politiquement ! Nous savons ce que nous disons. Certains joueront pour leur chapelle ; Nul n’est parfait ! Mais prenez des gens objectifs qui n’auront pas à censurer les projets avant leur acheminement. » a-t-il précisé et d’ajouter : « qu’ils ne soient pas paresseux, des bureaucrates attendant des dossiers; mais des gens allant vers les jeunes, des gens dévoués pour la cause. »
La rencontre du FNS avec les jeunes de la ville, a été l’occasion pour la délégation de s’imprégner des réalités et préoccupations posées par ces derniers : Le financement des projets à impact rapide tels que la culture du vivrier, la méconnaissance des démarches par les jeunes afin de bénéficier des fonds, et certaines préoccupations relevées précédemment par la jeunesse de Korhogo ont été les points focaux.
Instruits des mécanismes d’obtention de fonds, ce sont des jeunes soucieux de la mise en œuvre de la nouvelle politique d’emploi jeune qui sont repartis satisfaits.
Créé en 2003, le FNS structure rattachée au Ministère de la Promotion de la Jeunesse et du Service Civique œuvre en faveur des jeunes en quête d’emploi.
Service communication et RP

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Published by Seth koko France - dans Ivoire développement
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