Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 18:23

tandja_1_0.jpgLa famille de l'ancien président nigérien a déposé une plainte devant la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l'Ouest. L'affaire passera devant la justice et l'audience a été programmée pour le mardi 3 août 2010. Pourtant Mamadou Tandja assure avoir écrit un courrier dans lequel il demande au président de la Cour de la CEDEAO l'annulation de cette procédure.Pour la première fois, la situation de Mamadou Tandja entrera dans un cadre judiciaire. L'ancien président est en résidence surveillée depuis plus de cinq mois à la Villa verte, au sein de la présidence. Ses proches ont porté plainte contre l'état pour détention arbitraire, et pour la première fois les avocats des deux parties ont rendez-vous mardi 3 août 2010 devant les juges à Abuja.

Pourtant Mamadou Tandja avait adressé une lettre, le 22 juillet dernier, au président de la Cour de la CEDEAO. Dedans, il demandait l'annulation de la procédure et se désolidarisait de l'action lancée par sa famille. Mais un représentant de la CEDEAO affirme que l'organisation n'a pas reçu ce courrier. La procédure devant la Cour a donc pu continuer.Selon une source gouvernementale, Niamey enverra une délégation de haut niveau au Nigeria. L'Etat pourrait alors présenter la fameuse lettre écrite par Mamadou Tandja. Si les juges acceptent la demande de l'ancien président, ce dernier restera entre les mains de la junte et sa situation ne changera pas.

En attendant, la presse nigérienne ironise, en voyant le clan Tandja solliciter la CEDEAO, organisation qu'il critiquait allègrement lors de son intervention dans la crise nigérienne.

SOURCE/RFI

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.


Repost 0
Published by Seth koko France - dans AFRIQUE
commenter cet article
21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 19:42

Guinee_0_0.jpgLa Cour suprême de Guinée a rendu mardi 20 juillet 2010 au soir son arrêté sur les résultats définitifs du premier tour de l'élection présidentielle du 27 juin dernier. Cellou Dalein Diallo de l'UFDG et Alpha Condé du RPG sont donc qualifiés pour le second tour. Cellou Dalein reste le grand vainqueur avec 43,69% des suffrages, Alpha Condé deuxième a recueilli 18,25% des voix. La cour s’est aussi prononcée sur le recours des candidats, annulant de nombreux votes. La date du second tour, qui était attendue, n’a pas encore été dévoilée.Avec ces résultats définitifs et sans recours rendus par la plus haute juridiction du pays, les candidats à la présidentielle ont enregistré des fortunes diverses. Il faut rappeler que tous, ou presque, avaient dénoncé des fraudes massives. Et certains ont même demandé dans leurs recours, l’annulation pure et simple du scrutin du 27 juin. Ils n’ont pas été suivis par la Cour. Mais, en revanche, elle a annulé les votes dans cinq circonscriptions électorales. D’abord à Ratoma, fief de Cellou Dalein Diallo, et Matam, fief électoral de Sidya Touré à Conakry. Mais aussi à Kankan, Mandiana en Haute-Guinée chez Alpha Condé et Lola en Guinée forestière. Au motif que les procès verbaux de ces circonscriptions électorales n’ont pas été transmis à la Cour pour vérification et rectification d’erreurs ou d’anomalies. Usant donc de son pouvoir souverain, la Cour suprême décide l’annulation pure et simple des votes qui se sont déroulés dans ces circonscriptions. Si Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé restent les deux qualifiés pour le second tour, le pourcentage obtenu par chacun des candidats a néanmoins sensiblement varié. Désormais on retient donc que le leader de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, est toujours en tête avec 43,69% contre 18,25% pour son adversaire Alpha Condé.

SOURCE/RFI

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour


Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Repost 0
Published by Seth koko France - dans AFRIQUE
commenter cet article
12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 17:47
  • L’hebdomadaire britannique The Economist a publié un classement partiel des rémunérations des leaders politiques par rapport au niveau de vie de leur population. Deux Africains y sont particulièrement bien placés…
  • Ils sont les « leaders mondiaux des honoraires » (« leaders of the fee world »). C’est sous ce jeu de mot moqueur que le très sérieux The Economist a publié, sur son site internet, un classement mondial des rémunérations des hommes politiques.
  • Mais l’hebdomadaire britannique ne s’est pas contenté de ranger les 22 chefs d’États ou de gouvernement retenus du mieux au moins bien payé. En croisant les données du Fonds monétaire international (FMI) avec les montants glanés dans des articles de presse et auprès des États, le classement reconstitue les écarts entre ces rémunérations et le Produit intérieur brut par habitant. Et vu sous cet angle, les salaires des politiques peuvent laisser pantois.
  • Généreux Kényans
  • Ce mode de calcul fait du Premier ministre kenyan, Raila Odinga, le recordman du genre. S’il venait à accepter l’augmentation de salaire votée par le parlement, il percevrait tous les ans 430 000 dollars (env. 340 000 euros), ce qui équivaut à 240 fois le PIB par habitant kenyan.
  • Odinga s’est toutefois prononcé contre cette généreuse augmentation proposée par les députés (qui comptaient, par la même occasion, s’accorder une augmentation substantielle).
  • En deuxième position du classement – et bien après Raila Odinga – Lee Hsien Loong. Les revenus du chef du gouvernement singapourien (2 200 000 dollars) représentent 40 fois le PIB par habitant de ses concitoyens.
  • Jacob Zuma, l’autre leader africain répertorié, se distingue aussi par l’ampleur de ses émoluments : ils représentent plus de 25 fois la moyenne des gains annuels en Afrique du Sud.
  • La « sainteté » orientale
  • Performances économiques et rémunérations de dirigeants ne sont, en tous cas, pas proportionnels. Au bas du classement, avec – seulement – l’équivalent de deux fois les revenus moyens dans leurs pays, se trouvent le Chinois Hu Jintao et l’Indien Manmohan Singh. Ils perçoivent, respectivement, 10 633 et 4 106 dollars par an, alors que les taux de croissance dans leurs états sont exemplaires.
  • Le Français Nicolas Sarkozy prend quant à lui la tête des pays du nord recensés, en frisant le décuple du revenu moyen de ses compatriotes soit 302 435 dollars par an. Il est suivi par Barack Obama (8 fois avec 400 000 dollars) et Angela Merkel (7 fois avec 283 608 dollars).

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour


Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Repost 0
Published by Seth koko France - dans AFRIQUE
commenter cet article
12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 17:21

WEB03Dans les sociétés africaines, n’importe qui se lève n’importe comment pour se faire appeler homme de Dieu. Pasteur, prophète, évangéliste, apôtre…, toutes les dénominations sont choisies pour attirer les « brebis perdues ». Aujourd’hui, Dieu est devenu un vrai business, un business…démoniaque !

Le taux de chômage, et ça tout le monde le sait, est très élevé dans les pays africains. Et cette situation a fait naître des idées à certaines personnes qui ont décidé de se faire de l’argent en utilisant le nom de Dieu.

En Côte d’Ivoire, les églises poussent comme des champignons. Dès qu’un individu comprend que son statut de chômeur lui rend la vie dure, il lui vient très vite « l’inspiration divine » de servir Dieu. Mais comment ça se passe?

C’est très simple. D’abord, il faut savoir que de nos jours, fustiger l’église catholique est la nouvelle donne dans les réflexions religieuses en Afrique. Alors celui qui choisit le business de Dieu suit cette tendance. Il se démarque donc des « je vous salue Marie » en se disant évangélique et donne le titre de « ministère » à son église.

Il s’arrange pour que le nom de son, soit disant, ministère attire les foules, comme une affiche publicitaire pour la chose spirituelle. Vous entendrez parler de « ministère évangélique de…ceci ou de…cela » avec une référence sur un problème spirituel dont il serait un as dans le règlement. Au début, les cultes se tiendront en plein air, puis dans une espèce de 4 murs en bois jusqu’à ce que les caisses se remplissent pour la construction d’un temple.

Et à propos de caisses, de nombreuses quêtes sont organisées durant les cultes rien que pour ruiner les pauvres fidèles égarés. Des veillées de prières surgissent dès que le « boss » a besoin de sous et à ces veillées-là, il est sans pitié pour les fidèles qui repartent toujours les mains vides.

Mais il y a un préalable à tout ça. En Afrique, on aime les miracles. Les gens s’excitent dès qu’ils entendent parler d’un « homme de Dieu » qui fait des choses qui sortent de l’ordinaire. Ainsi, pour que le ministère du businessman marche, pour que ses fidèles lui donnent tout ce qu’il veut sans raisonner ni réfléchir, il faut qu’il fasse des merveilles. Alors ce dernier, avant de concevoir son église cherche un don ou pouvoir et l’obtient auprès des mystiques.

Entre deux oeuvres occultes, des mystiques ont eu le temps de livrer, sur la place publique, leurs deals avec des pseudo hommes de Dieu. C’est un vrai pacte diabolique qui est scellé, entre les deux parties, sur la base du profit. Le faux serviteur de Dieu demande au mystique le pouvoir qu’il souhaite avoir pour opérer dans son église. Le marabout demande une somme élevée pour le boulot et comme, généralement, son client n’a pas cette somme, les deux hommes s’entendent sur le partage des avoirs lors des activités religieuses.

En d’autres termes, les mystiques ont leur quote-part dans les revenus mensuels de ces hommes de Dieu. Sous l’emprise donc de phénomènes diaboliques, on voit une foule de personnes en transe lors de veillées ou séances de prières. Croyant être visitées par le Saint-Esprit, ces personnes se ruinent pour des gens sans scrupule.

Les femmes sont les plus grandes victimes de ces faux pasteurs. Elles se font toujours avoir parce qu’elles ont toujours un problème sentimental à exposer. Dans les faits divers, on ne s’étonne plus de lire qu’un pasteur ait enceinté une fidèle ou même détourné une mineure. Sans foi ni loi, ils s’adonnent même à des activités qu’un vrai serviteur de Dieu ne pourrait faire comme les escroqueries, les détournements de fonds et blanchiment d’argent.

Il est écrit dans la bible que dans les derniers temps il y aura de faux prophètes. Sans aucune formation pastorale, des gens se lèvent et se disent serviteurs de Dieu. Et aujourd’hui, il est difficile de faire la différence entre le vrai et le faux. On conseille donc aux « brebis » d’avoir la foi et de demander, dans leurs prières, que Dieu leur évite la perdition, au risque de se faire dévorer par les « loups »…de la nouvelle Jérusalem.

Repost 0
Published by Seth koko France - dans AFRIQUE
commenter cet article
3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 12:26

rdc_mae.gifAu moins 200 personnes ont été tuées et des dizaines blessées hier soir dans l'est de la RD Congo à la suite de l'explosion d'un camion-citerne rempli d'essence qui a mis le feu à un village, selon un nouveau bilan communiqué à l'AFP samedi par la Croix-Rouge congolaise.

"Un camion citerne qui venait de la Tanzanie et s'est renversé dans le village de Sange. Il y a eu alors une bousculade et à la suite de cette bousculade, l'écoulement du carburant aussi se déclarant, il y eu une explosion du fioul qui s'est propagée dans le village", a affirmé le porte-parole du gouvernement de la province du Sud-Kivu (est) Vincent Kabanga. Le village de Sange est situé à environ 70 km au sud de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, non loin de la frontière avec le Burundi.

Un officier de la police congolaise basé à Bukavu a confirmé l'incendie de plusieurs dizaines de maisons à Sange, construites en grande majorité en terre et recouvertes de paille, après l'accident du camion citerne dû "à un excès de vitesse". " Actuellement c'est le deuil total à Sange", a indiqué cette source sous couvert d'anonymat, soulignant qu'"il y avait beaucoup d'enfants" au moment du drame.

Repost 0
Published by Seth koko France - dans AFRIQUE
commenter cet article
2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 19:59

diepslootpungai_0.jpgEn Afrique du Sud la Fondation Nelson Mandela, le gouvernement de Jacob Zuma, des chercheurs d’université et des ONG s’inquiètent de rumeurs persistantes, selon lesquelles des chasses à l’étranger seront menées après le coup de sifflet final du Mondial. En 2008, la barbarie xénophobe avait fait près de 62 morts dans les bidonvilles du pays. Les images de ce Mozambicain brûlé vif avaient fait le tour du monde, 150 000 personnes avaient été déplacées. Reportage au cœur de la xénophobie dans le bidonville de Diepsloot à 20 kilomètres au nord de Johannesburg.

Deux années se sont écoulées depuis la flambée xénophobe, mais au milieu d’une allée insalubre du quartier extension 1 de Diepsloot, si l’on s’approche un petit peu on peut encore deviner les inscriptions sur les portes en métal des deux WC publics. « Citoyens sud-africains » sur une porte, « Etrangers » sur l’autre. Ces inscriptions rappellent les années sombres de l’Apartheid, mais en 2010 à Diepsloot et ailleurs, des noirs rejettent d’autres noirs.

Pungai, une mère de famille zimbabwéenne, s’apprête à partir. « Je vais écouler le stock de mon épicerie, et ensuite moi et mon mari, qui est mozambicain, nous allons nous cacher ». Pungai nous montre la tôle cabossée de son taudis. En 2008 une bande de Sud-Africains ont pris d’assaut son salon et ont frappé son mari au crâne et au visage. « Ils disent qu’on leur vole leur travail, ils sont jaloux. Et ils se préparent à nous agresser de nouveau », redoute Pungai.

« Ici tout le monde parle de la prochaine chasse à l’étranger, raconte Félix. Quand on regarde des matchs de foot, quand on boit le soir, au travail, même les enfants sont au courant. » « L’autre jour, poursuit Felix, un Sud-Africain a dit à une femme mozambicaine à qui il devait de l’argent : jamais je ne te rembourserais, et puis n’oublie pas, après le Mondial, les attaques xénophobes vont reprendre ».

Patrick, un trentenaire zulu qui a une boucle de ceinture en forme de cartouches de balles, ne cache pas sa haine de l’étranger. « Il y a trop d’étrangers ici, il faut qu’ils partent après le Mondial. Ce sont des criminels. Et comme ils sont clandestins, ils n’ont pas de papiers, pas d’adresse, la police ne les retrouve jamais, donc ils tuent des Sud-Africains, et après ils disparaissent. Et nous, comme on ne sait pas non plus où les trouver pour les punir, on se venge en attaquant des gens de leur nationalité ».

La haine de l’autre mène droit à des actes de barbarie dans les bidonvilles ultra-violents d’Afrique du Sud. A Diepsloot les habitants vivent sans électricité parmi les ordures qui ne sont pas ramassées. Ils n’attendent plus grand-chose de l’Etat ni de la police et décident souvent de rendre justice eux-mêmes.

Il y a dix jours une milice improvisée a battu à mort un homme soupçonné d’avoir volé la caisse d’une taverne. D’après des témoins, il était Zimbabwéen.
 

Repost 0
Published by Seth koko France - dans AFRIQUE
commenter cet article
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 20:07

cisse_Soumi54422.jpgAyant été trahi en 2002 par une frange importante de l'Adema-PASJ, dont il était le porte-drapeau, Soumaïla Cissé, le " Fondateur de l'Urd ", se méfie désormais du monde politique comme de la peste. Mais compte tenu de son ambition de briguer la présidence de la République en 2012, il se voit obligé de faire les yeux doux à tous les grands partis et même à ses adversaires d'hier. Dans le but, évidemment, de ratisser le plus large possible. Le parviendra-t-il ?

Le parti de la poignée de main vient de fêter en grande pompe le 7ème anniversaire de sa création. C'était le 5 juin dernier dans la Venise malienne, parée, à l'occasion, aux couleurs vert et blanc du parti de la poignée de main. A cette occasion, outre les barons et caciques de l'Urd, étaient également présents le président de l'Adema-PASJ et président de l'Assemblée nationale, l’honorable Dioncounda Traoré, et le représentant du président du RPM, Bakary Koniba Traoré dit "Pionnier". C'est donc l'absence du président du président du Rpm, l’honorable Ibrahim Boubacar Kéïta alias IBK, qui a constitué la seule fausse note de cette "rencontre au sommet" entre les présidents des trois partis politiques les plus importants sur l'échiquier politique national. Une absence de taille, car si IBK  avait été présent, les retrouvailles dont le président de l'Adema-PASJ réclame à cors et à cri auraient pu être scellées en vue des présidentielles de 2012.

Le Rpm courtisé par tous

Aujourd'hui, il n'est un secret pour personne que les partis qui gravitent encore autour de la gestion consensuelle du pouvoir d'ATT, à savoir principalement l'Adema-PASJ et l'Urd, sont très pressés de prendre le relais. Ils sont pressés, à telle enseigne que la défense du bilan d'ATT se semble plus les préoccuper, leurs regards étant désormais et uniquement rivés sur le Palais de Koulouba, que l'un comme l'autre parti espère occuper en 2012. Quant à IBK, il semble ne pas être dans la même moins que ses anciens camarades. Ayant appelé à voter en 2002 pour ATT au détriment de Soumaïla Cissé, le premier responsable du parti des Tisserands serait encore aujourd'hui plus proche du locataire de Koulouba que les dirigeants des partis Adema-PASJ et Urd qui siègent pourtant au sein du gouvernement d'ATT. Pourquoi ? Manifestation précoce d'ambitions présidentielles pour ces derniers ? Certainement. Si le Rpm, un parti d'opposition,  s'aventurait maintenant dans une dynamique de retrouvailles mal ficelées avec les deux principaux partis membres de la majorité présidentielle, il est à parier qu'il pourrait le regretter amèrement. Dans la mesure où les deux formations précitées sont loin d'être des blocs de roc solides et solidaires. Des oiseaux de malheur (de bonheur certainement pour d'autres) prédisent même leur éclatement dès la mise sur les fonts baptismaux du futur "grand parti " des "amis d'ATT ".

C'est dire que dans d'éventuelles retrouvailles politiques, le Rpm risquera d'en être le dindon de la farce. Le grand gagnant supposé desdites "retrouvailles" pourrait bien être Soumaïla Cissé, le "Fondateur de l'Urd" (l'expression est du président de l'Urd, Younoussi Touré dans son speech prononcé dans la Venise malienne le 5 juin 2010) qui semble beaucoup mieux préparé pour tenir la dragée haute au candidat du futur "grand parti ".

Les impossibles retrouvailles

L'absence d'IBK a fait échouer le plan des retrouvailles autour de Soumaïla Cissé, le seul candidat censé avoir les moyens matériels et financiers de sa campagne de 2012. Pour de nombreux observateurs, l'enfant de Niafunké est également le seul à pouvoir aligner un parti rassemblé autour de sa candidature si toutefois il arrive à "parler" avec tous, y compris ceux qui sont volontairement mis sur la touche, car supposés proches d'Untel. Qui, apparemment, ne sera jamais en odeur de sainteté auprès du "Fondateur de l'Urd".

Toutefois, de nombreux observateurs s'interrogent aussi comment l'Urd, sans alliés de la trempe de l'Adema-PASJ ou du Rpm, pourra-t-elle s'imposer face  au futur "grand parti " d'obédience présidentielle ? Le grand adversaire qui, avant même sa naissance, fait déjà peur aux grands partis de la majorité présidentielle. A ce niveau, les grands partis actuels, qui se partagent l'essentiel de l'électorat, ont donc un réel défi à relever aujourd'hui comme demain. De plus en plus, empêtrés dans la gestion consensuelle du pouvoir, ils donnent l'impression d'être des géants au pied d'argile. Ne pouvant aucunement survivre en dehors du gouvernement, ces partis sont devenus muets alors qu'ils font l'objet d'attaques à peine voilées. Soumaïla Cissé et Dioncounda Traoré ont-ils conscience de cette réalité ? Ont-ils conscience de la vulnérabilité de leurs partis pris individuellement? Certainement. Mais de quelles armes peuvent-ils se servir pour rassembler leurs troupes ? Anticiper sur les événements ?

En signant, par exemple, un accord de soutien total au candidat qui arriverait à se hisser au second tour de la présidentielle de 2012 ? Tant qu'ils continueront à siéger au gouvernement d'ATT, ces partis ne pourront aucunement préparer 2012 comme il se doit. Difficile d'en sortir, car les cadres ont, pour la plupart, compris que la politique, sous nos cieux, est avant tout un jeu d'intérêt sur le dos de la masse des militants, qu'on encense de temps en temps. Sans réelle conviction. De ce fait, personne ne veut délaisser une place assise pour une place debout dans le train des délices du pouvoir. D'où, par exemple, cette brusque mutation amorcée par le Mouvement citoyen de se dissoudre dans  un parti en création dans la perspective de la présidentielle de 2012. Et d'essayer, si possible, de barrer la route aux candidats de l'Urd, de l'Adema ou du Rpm.

Un "grand parti" ne se décrète pas, il se forge

Dans ce climat d'incertitudes, quel parti va vouloir s'allier à un autre alors que la grande reconstruction citoyenne est en marche…triomphante? Toute recherche d'alliés sera maintenant vouée à l'échec. A chaque parti de se débrouiller. En commençant d'abord par consolider sa cohésion interne pour éviter l'érosion qui a déjà commencé pour certains. Aucun parti n'étant à l'abri de l'assaut des forces d'abord internes puis celles externes. D'où cette quête désespérée d'alliés pour 2012. Personne ne voulant être du camp du perdant.

C'est pourquoi, depuis l'annonce faite par le président ATT, le 19 avril 2010 lors de la présentation du rapport Daba Diawara, qu'il ne tordra pas le cou à la Constitution en briguant un troisième mandat, c'est l'effervescence au sein des grandes formations politiques. Que ce soit Soumaïla Cissé de l'Urd, Ibrahim Boubacar Kéïta du Rpm ou Dioncounda Traoré de l'Adema-PASJ, tous caressent le rêve de succéder au président  ATT au Palais de Koulouba. Face à ces mastodontes, il y a aussi les "amis d'ATT" du Mouvement citoyen qui piaffent déjà d'impatience car ils se voient en dignes continuateurs de l'œuvre enclenchée par leur mentor. Pour cela, il leur faudra beaucoup travailler, car un parti ne naît jamais grand. Le futur supposé grand parti ne le sera réellement que si un nombre important de Maliennes et de Maliens s'y retrouveront. A défaut, la montagne accouchera d'une souris. Et ça sera dommage pour ATT. Dans cet imbroglio politique, le refrain : "Chacun pour soi, Dieu pour tous" n'est donc pas si mauvais que ça. 

Mamadou FOFANA

Repost 0
Published by Seth koko France - dans AFRIQUE
commenter cet article
31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 17:43

949470.jpgLe président a appelé la communauté internationale à "faire une place à l'Afrique dans la gouvernance mondiale", en ouvrant le 25e sommet Afrique-France à Nice.

Le président Nicolas Sarkozy a appelé lundi 31 mai la communauté internationale à "faire une place à l'Afrique dans la gouvernance mondiale", en jugeant que le continent africain constituait "l'avenir de l'Europe", en ouvrant le 25e sommet Afrique-France à Nice.

"Il faut être prêt à faire une place à l'Afrique dans la gouvernance mondiale (...) aucun, absolument aucun des grands problèmes auxquels notre monde est confronté ne pourra trouver de solution sans la participation active du continent africain", a dit Nicolas Sarkozy devant 38 dirigeants africains.

"L'Afrique est notre avenir (...) longtemps en marge, le continent africain s'impose chaque jour davantage comme un acteur absolument majeur de la vie internationale. Le formidable dynamisme démographique de l'Afrique, ses ressources considérables en font la principale réserve de croissance de l'économie mondiale pour les décennies à venir", a-t-il plaidé.

Le chef de l'Etat a ainsi estimé qu'il était "absolument anormal que l'Afrique ne compte aucun membre permanent du Conseil de sécurité" des Nations unies et exigé que ce Conseil soit "réformé".

"Je suis intimement convaincu qu'il n'est plus possible d'évoquer les grandes questions du monde sans la présence de l'Afrique", a insisté Nicolas Sarkozy. "Ce qui fonde nos convictions, c'est la claire conscience que nos destins sont indissolublement liés. L'échec de l'Afrique serait le drame de l'Europe", a-t-il poursuivi.sommet_afrique_france.jpg

 

Sarkozy justifie le maintien des sommets

Le président égyptien Hosni Moubarak, qui copréside le sommet, a aussi plaidé pour une meilleure représentation de l'Afrique.

"Nous voulons à tout prix mettre fin à la marginalisation dont souffre le continent africain, pour qu'il puisse participer d'une voix claire et forte à la prise de décision politique et économique, au niveau international", a déclaré le président égyptien.

Il a aussi appelé à plus de solidarité, rappelant la fragilité du continent face aux crises mondiales, en dépit de taux de croissance d'une "moyenne de 5% par an" depuis le dernier sommet Afrique-France, en 2007.

Le président Sarkozy a par ailleurs justifié le maintien des sommets Afrique-France. "Oui, ces réunions ont un sens (...) oui, nous avons des choses à nous dire et, par dessus tout, nous avons des choses à faire ensemble", a-t-il assuré.

Evoquant les "crises institutionnelles en Afrique", il a tenu à rappeler que la démocratie et les droits de l'Homme n'étaient "pas des valeurs occidentales (mais) des valeurs universelles". "En Afrique comme ailleurs, le déficit de démocratie et les violations des droits de l'Homme alimentent la violence et l'instabilité", a-t-il jugé.

 

"On n'a pas trouvé de solution"

 Les dirigeants africains ont fait pression, lundi, pour obtenir le soutien de Paris à un accroissement de leur influence dans les grandes enceintes internationales, Conseil de sécurité de l'Onu en tête.

Au sein de ce Conseil, l'Afrique ne peut continuer à être la "cinquième roue de la charrette", a mis en avant le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso. "Le Conseil de sécurité ne peut rester sans l'Afrique, tel qu'il a été décidé après la Seconde guerre mondiale", a-t-il ajouté sur France Info.

Le sujet suscite des discussions "agitées", avait reconnu dans la nuit le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, après une réunion de plus de six heures avec ses homologues africains. "On n'a pas trouvé de solution. On a trouvé la manière de commencer à se donner les moyens d'être plus réaliste", a-t-il expliqué à l'AFP et à la radio RFI.

 

Une discussion "très dure"

Selon plusieurs diplomates africains, la discussion a été "houleuse" dans la nuit, parfois "très dure". "La discussion a très mal démarré. Certains ont mis en cause la légitimité de la France à lancer ce débat", selon un diplomate gabonais.

L'Afrique, qui représente 27% des Etats membres des Nations unies, ne dispose que de trois sièges de membres non permanents au Conseil de sécurité, dont une réforme pour prendre en compte les nouveaux équilibres mondiaux est bloquée depuis des années. Ce Conseil est actuellement composé de cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France), puissances nucléaires dotées d'un droit de veto, et de dix membres non permanents.

En 2005, les pays africains ont adopté une position commune sur cette réforme: ils réclament deux sièges permanents avec droit de veto et au moins deux sièges non permanents supplémentaires. A Nice, ils défendent cette position tandis que la France plaide pour un élargissement progressif, commençant par un siège permanent.

Dans le débat, les Tanzaniens et les Sud-africains étaient "les plus virulents", selon un diplomate africain.

 

Un sommet ouvert à des acteurs non-étatiquesSommet-nice.jpg

Les chefs d'Etat, devaient se saisir du sujet dans l'après-midi. Au cours de leur réunion qui s'achèvera mardi en milieu de journée, ils aborderont aussi les problèmes de terrorisme et de trafic de drogue, et les enjeux climatiques.

Dimanche soir, à ce sujet, "les Africains ont souligné l'asymétrie des profils: entre l'Occident pollueur et l'Afrique polluée à qui on demande en plus des efforts", a résumé un diplomate gabonais.

Parmi les chefs d'Etat présents au Palais de l'Acropolis de Nice, quadrillé par les forces de l'ordre, figurent le président égyptien Hosni Moubarak, co-président du sommet, et l'Algérien Abdelaziz Bouteflika, aux relations difficiles avec la France.

Seuls deux des 53 pays africains sont absents: le Zimbabwe, dont le président Robert Mugabe est en disgrâce internationale, et Madagascar, en pleine crise politique.

Ce 25e sommet, présenté comme celui du "renouveau", s'ouvre pour la première fois à des acteurs non-étatiques: parallèlement aux discussions politiques, se tiendront lundi cinq ateliers regroupant des représentants de 150 entreprises africaines et 80 françaises.

 

Nouvelobs.com avec AFP

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour.

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Repost 0
Published by Seth koko France - dans AFRIQUE
commenter cet article
12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 22:31

LIBYE.jpgUn Airbus A330 de la compagnie libyenne Al Afriqiyah s'est écrasé à l'aéroport de Tripoli. Un garçon néerlandais de 8 ans est le seul survivant.

 

Cent-trois personnes, 92 passagers et 11 membres d'équipage, ont trouvé la mort dans le crash d'un avion de compagnie libyenne Al Afriqiyah mercredi 12 mai à l'aéroport de Tripoli. Un garçon néerlandais de 8 ans est le seul survivant du crash de l'Airbus A330, qui transportait 104 passagers.

S'exprimant sur la catastrophe, le ministre libyen des Transports, Mohamed Zidane, a écarté l'hypothèse terroriste. "Nous écartons de manière définitive l'hypothèse que le crash soit le résultat d'un acte terroriste", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

"Il y avait 104 personnes à bord, 93 passagers et onze membres d'équipage", a-t-il précisé, ajoutant que "96 victimes (avaient) jusqu'ici été retrouvées". Selon le ministre, l'enfant survivant "est hospitalisé dans un hôpital à Tripoli et ses jours ne sont pas en danger".

La liste des nationalités des passagers à bord de l'avion "sera connue dans la journée", a déclaré Mohamed Zidane. "Tous ce que je peux dire pour le moment c'est qu'il y avait des Libyens, des Africains et des Européens", a-t-il dit. Par ailleurs, la Fédération néerlandaise du tourisme (ANWB) a annoncé que 61 Néerlandais avaient été tués dans l'accident d'avion.

Une cellule de crise a été mise en place et un comité d'enquête a été constitué pour déterminer le cause de l'accident, a ajouté Mohamed Zidane, affirmant que les deux boîtes noires de l'avion avaient été retrouvées.

 

"L'avion s'est totalement désintégré"

L'accident a eu lieu à 6h (4h GMT) lors de l'atterrissage de l'avion, selon une source au sein des services de sécurité de l'aéroport qui a souhaité garder l'anonymat. "L'avion a explosé à l'atterrissage et s'est totalement désintégré", a ajouté la même source. Les membres de l'équipage étaient tous de nationalité libyenne.

L'avion arrivait de Johannesburg, en Afrique du Sud. La représentation sud-africaine d'Al Afriqiyah a précisé que l'avion s'était écrasé "à un mètre de la piste".

La sécurité a été renforcée autour de l'aéroport et des ambulances et véhicules de la protection civile circulent sur la route menant à la capitale libyenne, à une vingtaine de kilomètres de là. L'accès aux lieux du crash a été totalement interdit et aucun panache de fumée n'était visible des abords de l'aéroport.

Les conditions météorologiques étaient bonnes mercredi matin à Tripoli avec un ciel légèrement nuageux.

Cette catastrophe constitue l'accident le plus meurtrier depuis le 22 décembre 1992, selon le site de suivi de l'industrie aéronautique Aviation Safefy Network. Un Boeing 727 de la Libyan Arab Airlines s'était alors écrasé près de l'aéroport de Tripoli, faisant 157 tués.

 

Le BEA français va envoyer des enquêteurs

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français a annoncé qu'il allait envoyer une équipe d'enquêteurs à Tripoli "dans les prochaines heures". Ces enquêteurs seront accompagnés par des ingénieurs d'Airbus.

De son côté, Airbus a indiqué dans un communiqué qu'il "fournira une assistance technique complète aux autorités responsables de l'enquête sur l'accident par l'intermédiaire du BEA". Selon les conventions internationales, la Libye doit diriger l'enquête, à laquelle participe le pays constructeur de l'appareil, en l'occurrence la France, pays de conception de l'Airbus.

 

Source: Nouvelobs.com

Repost 0
Published by Seth koko France - dans AFRIQUE
commenter cet article
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 02:17
Guinee.jpgABIDJAN- L`opération du recensement des Guinéens de l`étranger en vue de l`élection présidentielle de juin, a débuté en Côte d`Ivoire, pays voisin qui compte une forte communauté guinéenne, évaluée à plus d`un million de personnes, a constaté vendredi un journaliste de l`AFP.

"Nous enregistrons une forte mobilisation devant les bureaux de recensement", a déclaré à l`AFP Jacques Gbonily, responsable de la formation à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de Guinée, se félicitant du "bon déroulement" du recensement.

L`opération, censée s`achever le 7 avril, pourrait être prolongée, en raison de cette "mobilisation", ont souligné les organisateurs, estimant pouvoir enregistrer plus de 30.000 personnes d`ici la fin du processus.

La deuxième phase du recensement des Guinéens vivant à l`étranger avait débuté le 18 mars pour une durée de deux semaines.

Lors d`une première phase, entamée début septembre 2009, un peu plus de 56.000 Guinéens avaient été recensés dans une dizaine de pays, en Afrique de l`ouest, en Europe et aux Etats-unis notamment.

Ce premier recensement avait été interrompu par les évènements du 28 septembre 2009 au cours desquels plus de 150 opposants avaient été massacrés par les forces de l`ordre dans un stade de Conakry.

Quelque 5 millions de Guinéens vivraient à l`étranger, selon des chiffres officiels. Beaucoup d`entre eux s`y sont installés avec leurs familles pour fuir les exactions du régime du premier président guinéen, Sékou Touré (1958-1984).
Repost 0
Published by Seth koko France - dans AFRIQUE
commenter cet article

Présentation

  • : ACSCI France
  • ACSCI  France
  • : L’ACSCI (Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne) est une cellule de réflexion d’intellectuels ivoiriens qui s’unissent pour la défense des droits des populations."Vous souhaitez adhérer ou représenter notre cellule dans votre pays de résidence, n’hésitez pas à nous contacter."
  • Contact

Le Fondateur

  • Seth koko France
  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur
  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur

Annonces

Cote-divoire-drapeaudrapeau franceBienvenue sur le site officiel de la représentation française de l'ACSCI

Vous souhaitez intégrer notre céllule de réflexion l'ACSCI (l'Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne), le groupe de France, contactez-nous à acscifrance@sethkoko-blog.com ou Tel: 0033 666155982

Recherche