Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 14:10

Dans l’après-midi du 07 janvier 2013, la Directrice générale du FMI a rendu une visite de courtoisie à Mme Nialé KABA, Ministre auprès du Premier ministre, chargée de l’Economie et des Finances. Le clou de cette visite a été la séance de travail avec la délégation de la Directrice générale. Participaient à cette séance de travail, outre les membres du Cabinet, l’Inspecteur général des Finances et l’ensemble des Directeurs généraux du Ministère.
Madame le Ministre a réitéré les remerciements à l’endroit de Madame le Directeur Général, pour cette importante visite en Côte d’Ivoire et surtout pour cette visite dans les locaux du Ministère de l’Economie et des Finances. Elle a surtout salué la qualité des relations entre la Côte d’Ivoire à travers le Ministère de l’Economie et des Finances et les services du Fonds Monétaire International, notamment le staff de la Côte d’Ivoire et la mission résidente à Abidjan.

Elle a aussi rappelé l’engagement du Gouvernement et la disponibilité du Ministère de l’Economie et des Finances, à poursuivre les efforts d’assainissement du cadre macroéconomique, des finances publiques ainsi que les réformes sectorielles, dans le cadre du programme économique en vigueur avec le FMI, en vue de créer les conditions d’une croissance soutenue et durable.

Elle a par ailleurs souligné que cette visite fait suite à l’adoption de la seconde revue du programme par le Conseil d’Administration en novembre 2011 du FMI. Le contexte de la visite se caractérise également par la normalisation du processus budgétaire, marqué par l’adoption du budget 2013 par l’Assemblée nationale en octobre 2012, ainsi que la régularisation des Lois de règlement de 2004 à 2011. Ainsi, s’ouvre les voies de la préparation de la troisième revue, prévue en mars 2013, avec comme objectifs du Gouvernement :

• le respect des critères quantitatifs budgétaires du programme ;
• la confirmation du regain de croissance, matérialisé par un taux en réalisation d’au moins 8,6% ;
• la finalisation des projections pour 2013, avec la confirmation du taux de croissance du PIB de 9% ;
• la constatation d’avancées notables dans les réformes sectorielles.

Madame le Ministre a saisi l’occasion pour mettre en exergue les attentes suivantes :
− la poursuite de l’assistance technique, notamment dans le cadre de l’élaboration de la stratégie nationale d’endettement pour maintenir la viabilité des finances publiques et la réforme du secteur financier ;
− la prise en compte de la mise en œuvre du PND à partir de 2013, à travers l’intégration de plus de flexibilité dans la fixation des critères du programme relatifs sur la fenêtre non concessionnelle ;
− la poursuite du soutien du FMI, dans les réformes visant l’amélioration du climat des affaires et surtout, l’incitation du secteur privé placé au centre de la relance économique.

Repost 0
Published by Seth koko France - dans Economie
commenter cet article
2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 15:14

La jeunesse du Kabadougou a désormais un outil économique à sa disposition. Il s’agit d’une ferme avicole. C’est l’aboutissement de la promesse faite aux jeunes de la commune d’Odienné à travers l’Association Jeunesse de développement du Kabadougou (JDK) par Mme Diané Nassénéba Touré, fille d’Odienné, présidente d’honneur de l’ONG Faso-Kanu. «C’est notre modeste contribution à la politique d’emploi du Président de la République, Alassane Ouattara, qui veut donner du travail à tous les jeunes de Côte d’Ivoire», soutient la Conseillère spéciale du président de l’Assemblée nationale, qui envisage des projets similaires en faveur d’autres quartiers de la ville. «Nous prévoyons d’en faire autant pour d’autres jeunes. Ce sera l’occasion de célébrer leur courage et leur combat. L’Etat n’a plus les moyens de s’occuper de tout le monde. Les Ivoiriens doivent de plus en plus avoir l’esprit d’entrepreneuriat», a-t-elle justifié. En termes d’emplois directs, c’est une dizaine de jeunes qui pourront travailler à la ferme. Et trente trois autres de façon indirecte, comme vendeurs par exemple, ils pourraient en tirer des profits. «Nous vous disons sincèrement merci pour cette ferme destinée à la jeunesse. A travers vous, nous encourageons tous les cadres à en faire autant», a plaidé le préfet d’Odienné, Soro Kayaha Jérôme. Les travaux de construction de la ferme ayant pris fin, la jeunesse du Kabadougou attend l’ouverture officielle de cette ferme, qui devrait avoir lieu très bientôt.
OD

L'intelligent d'Abidjan

Repost 0
Published by Seth koko France - dans Economie
commenter cet article
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 13:39

Après la célébration du 40ème anniversaire des accords de coopération monétaire de la Zone franc, en France, l’avenir de cette monnaie se déterminera en 2013. D’après le communiqué, la réunion de Paris a été un moment important d’échanges centré sur la gestion des participations publiques, la surveillance multilatérale et les gains de l’intégration économique. Cette rencontre, qui marquait les quarante années des accords de coopération de la Zone Franc, a permis aux participants de faire le point sur l’état de la coopération économique, sociale et financière entre les quinze pays de la Zone Franc et la France. Les pays ayant le FCFA en partage et la France ont prôné la redéfinition de nouveaux paradigmes de coopération, pour faire de la monnaie un meilleur outil d’intégration. Lors de ce colloque, le Président de la République Ivoirien, Alassane Ouattara, a souligné que les accords de coopération monétaire entre la France et les Etats africains membres de la Zone franc ont atteint leurs objectifs. Malgré une bonne tenue des économies de la Zone franc, eu égard aux indicateurs de performance, la majorité des pays est confrontée à une pauvreté galopante et à une insuffisance d’infrastructures socioéconomiques de qualité. Une situation aggravée par l’impact de la hausse des prix internationaux des denrées alimentaires et énergétiques. En outre, selon le Chef de l’Etat, la rude compétition à l’échelle planétaire commande que les pays de la Zone franc procèdent à une évaluation rigoureuse de la coopération monétaire pour intégrer les nouvelles donnes dans les choix stratégiques en matière de prise de décisions. Et les pays de la Zone franc ne sauraient rester en marge de cette dynamique qui doit irréversiblement conduire les Etats de la Zone à atteindre l’émergence à brève échéance. Pour ce faire, les Etats de la Zone se doivent d’œuvrer solidairement à garantir la stabilité et la paix, à promouvoir les actions de développement dans un environnement de gouvernance assaini, transparent et rassurant avec l’appui des partenaires bilatéraux, multilatéraux et privés. Ce cadre d’échanges de haut niveau de Paris a également vu la participation entre autres de Makhtar Diop, Vice-Président de la Banque Mondiale pour l’Afrique, des Gouverneurs des Banques centrales de la Zone, du Président de la Banque de France, du Président de la Banque africaine de développement (BAD) et des Présidents des Commissions des Unions monétaires de la zone franc.
BENJAMIN SORO

Le Mandat

Repost 0
Published by Seth koko France - dans Economie
commenter cet article
11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 14:28

Le Conseil national ITIE (Initiative pour la transparence des industries extractives) a rendu public au cours d’une conférence de presse tenue à l’immeuble Sciam au Plateau, son rapport sur les chiffres dans les secteurs des hydrocarbures et des mines.

Il s’agit des flux physiques et financiers sur la production pétrolière et minière de 2008 à 2010 conformément aux prérogatives du CN-ITIE. Il revenait à N’dri Koffi, président du CN-ITIE, de répondre clairement à la question ‘’quelle est la quantité de pétrole et de minerais produits en Côte d’Ivoire et combien cette production rapporte à l’Etat ?’’. L’or et le pétrole ont constitué les centres d’intérêts de son exposé. Ainsi en ce qui concerne le pétrole, selon les chiffres donnés par M. N’dri, l’Etat de Côte d’Ivoire a eu comme part 4,873 millions de barils en 2008, 1,999 million barils en 2009 et 2,174 millions barils en 2010. Soit un cumul de 9,046 millions barils pour un montant global sur la même période de 488,343 milliards de FCFA. Toute cette manne n’a pas atterri dans les caisses de l’Etat. Puisque le rapport fait apparaître un montant cumulé de 42,364 milliards de FCFA comme écart observé entre les déclarations faites par les sociétés pétrolières et l’administration ivoirienne. La part de l’Etat est constituée de droits fixes, de bonus de signatures, de bonus de production, de redevances superficiaires et de profits pétroliers qui sont les différentes taxes en vigueur dans le secteur. Selon les usages dans le secteur, N’dri Koffi a expliqué que l’Etat et les sociétés sont liés par un contrat de partage de production. Et il revient à la Petroci de commercialiser la part qui revient à l’Etat. Cette part, comme celle des sociétés, ajoute-t-il, est vendue prioritairement au secteur de l’électricité avec comme clients Ciprel et Azito Energie. Les écarts observés, a-t-il justifié sur la base des renseignements fournis par le consultant indépendant, sont du fait des modalités de la transaction effectuée par Petroci. Cette dernière, après avoir vendu ce qui revient à l’Etat, retire d’abord son avoir sur l’Etat et cet avoir n’est pas pris en compte dans les passations des écritures comptables au niveau des administrations des impôts puis du Trésor. Les revenus tirés du pétrole et du gaz et qui ont fait l’objet du rapport, viennent des champs Foxtrot, Panthère, Lion, Espoir et Baobab.
Pour l’or, sont concernées les mines de Ity, Tongon, Yaouré (Bouaflé) et Hiré avec la société LGL. Sur la période 2008-2010, la Côte d’Ivoire a produit 15,024 tonnes. Avec une chute de la production entre 2009 et 2010 (de 6,9 t à 5,2 t). Avec cette production, l’Etat a enregistré 15,207 milliards de FCFA environ. Les écarts ici s’élèvent à environ 238 millions, pour les mêmes raisons évoquées plus haut. « Ici les taxes sont constituées des droits fixes, des redevances superficiaires, des taxes ad valorem, des impôts sur le profit additionnel, des impôts sur le bénéfice industriel et commercial et des dividendes. Les données ne prennent pas en compte l’exploitation artisanale et il n’y a pas de contrat de partage de production », a dit N’dri Koffi.
S. Débailly

L'intelligent d'Abidjan

Repost 0
Published by Seth koko France - dans Economie
commenter cet article
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 12:25

Le potentiel insuffisamment exploité en matière de TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) a suscité un regroupement des directeurs et des receveurs principaux des impôts à un atelier portant sur «les stratégies pour l’optimisation du rendement de la TVA». Cet atelier qui se tient sur deux jours, a été ouvert le jeudi 28 juin 2012 au centre de formation des Impôts situé au Plateau, par le directeur général adjoint de l’institution, Koua Paul. Ce dernier a présenté quelques clignotants inquiétants, afin de permettre à ses collègues de mieux appréhender l’ampleur des insuffisances de la TVA. Ainsi, il a révélé que «le niveau global des crédits de Tva se situe à près de 60 milliards de FCFA, dont plus de 10 milliards FCFA au niveau des commerçants revendeurs de biens en l’état». Paul Koua, par ailleurs, représentant du directeur général des Impôts à cette cérémonie d’ouverture, a exhorté ses collègues à approfondir avec détermination les travaux préliminaires déjà engagés et qui portent notamment sur le diagnostic sans complaisance de leur système de gestion de la Tva. Il a par ailleurs dénoncé le comportement des commerçants. «Des commerçants avec des chiffres d’affaires taxables de plus de 20 milliards FCFA réalisant des taux de marge d’au moins 2 % et déclarent par an moins de 5 millions FCFA de TVA. Alors que dans ce cas précis, la Tva nette attendue à partir de la marge brute est supérieure à 70 millions FCFA», a-t-il expliqué. A cela s’ajoutent, selon lui, les déclarations sans paiement sur la valeur ajoutée qui se chiffrent à des centaines de millions de FCFA, des exonérations de Tva qui se chiffrent aussi à près de 20 milliards par an et des rappels de droits en la matière, en décalage avec le niveau du chiffre d’affaires taxable et les marges commerciales pratiquées. Les résultats dudit atelier se résument à des mesures qui doivent être applicables dans l’immédiat. «Les résultats attendus de ces travaux sont résumés par le projet de plan d’actions détaillées et réalisables dans l’immédiat, en vue d’optimiser le rendement de la Tva. Ce projet sera examiné et validé le 12 juillet 2012 lors du séminaire-bilan et devra être mis en œuvre dès le 13 juillet 2012», a-t-il précisé.
OGD

L'intelligent d'Abidjan


Repost 0
Published by Seth koko France - dans Economie
commenter cet article
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 22:48

gbagboLe procès des ex-barons de la filière café-cacao se poursuit. Hier, le Directeur exécutif et le Pca de l’Arcc ont accusé l’ancien régime d’être à la base des malversations intervenus dans la filière.

Le sauve-qui-peut. C’est ainsi qu’on pourrait qualifier ce qui se passe avec les anciens compagnons de Laurent Gbagbo. Hier, au cours du procès des barons de la filière café-cacao, au tribunal de première instance du Plateau, deux d’entre eux ont tenté de se dédouaner en accusant des grosses têtes du régime déchu. « C’est l’Etat qui autorisait les mouvements sur les comptes bancaires et nous ne faisions qu’appliquer. Nous n’y pouvions rien. Nous avons régulièrement rendu compte à nos autorités jusqu’au plus haut niveau ; c’est-à-dire la présidence de la République», a avoué Didié Gbogou, Directeur exécutif de l’Autorité de régulation et de contrôle de la filière café-cacao (Arcc). Il comparaissait comme témoin avec Zoungrana Plastide, Président du conseil d’administration de l’Arcc. Selon Didié Gbogou, il ne faut pas chercher ailleurs les responsables des détournements intervenus entre 2000 et 2006 dans la filière. « Je reconnais que l’Etat qui est notre employeur nous poussait à commettre des actes illégaux mais au nom de la confidentialité, je ne peux pas dire ces choses ici », a-t-il déclaré sous la pression du juge Ahmed Coulibaly. Ces aveux ont obligé le tribunal à suspendre l’audience pendant plus de 30 mn. Et Didié Gbogou finira par dire ces “choses“ à la reprise des débats. En effet, entre 2001 et 2002, l’Organisation internationale du café (Oic) avait demandé de retirer le café de mauvaise qualité (grains noirs et brisures) du circuit de consommation. Pour satisfaire à cette exigence, le gouvernement avait, selon lui, interdit officiellement l’exportation de ces produits. Mais de façon officieuse, poursuit-il, « l’Etat nous a adressé une circulaire dans laquelle il nous autorisait à valoriser le café hors-norme et le cacao sous grade, jusqu’en 2005». Ces révélations sont d’autant plus graves qu’ils donnent de la Côte d’Ivoire, l’image d’un Etat voyou qui encourage le faux. Concernant le budget de fonctionnement de sa structure, Didié Gbogou a révélé que celui-ci était de 200 à 300 millions de Fcfa par an. Il a également avoué qu’en plus des 7 millions de Fcfa qu’il touchait par mois, il avait droit à d’énormes avantages dont le carburant, les frais d’entretien du véhicule, le salaire de treizième mois ainsi qu’une prime supplémentaire à la fin de chaque année, qui correspondait à trois mois de salaire (21 millions de Fcfa).
Un salaire mensuel de 7 millions de Fcfa

Pour lui, C’est l’Etat lui-même qui a cautionné tout ce qui s’est passé dans la filière. Et l’Arcc, a-t-il soutenu ne faisait qu’exécuter les décisions du Comité interministériel des matières premières (Cimp), présidé par le premier ministre d’alors, Pascal Affi N’guessan. Ce comité composé de la Primature, des ministères de l’Economie et des Finances, de l’Agriculture, du Commerce et de l’Industrie tenait, selon lui, leurs réunions au 25ème étage de la Caistab. « C’est le premier ministre Affi N’guessan qui autorisait et validait les opérations. Lorsqu’il y eu un changement et que Seydou Diarra est venu, c’est le ministre de l’Agriculture, Amadou Gon Coulibaly, qui suivait les réunions avec nous. Les premiers ministres Charles Konan Banny et Soro Guillaume n’ont participé à aucune réunion », a-t-il confié. Sur ce point, le tribunal n’a pas eu à redire. Toutefois, le procureur Oulaï Fernand a botté en touche les explications du témoin qui tentait de faire croire que les dirigeants de l’Arcc n’avaient pas les mains libres. Il a présenté des preuves qui établissent que l’Arcc avait, de façon unilatérale, délivré des agréments d’exportation à des tiers. Le deuxième témoin, Zoungrana Plastide, président du conseil d’administration de l’Arcc, va également enfoncer le clou. « Le comité interministériel était totalement défaillant et inexistant. Nos réunions n’aboutissaient pas à des discussions sérieux pour obtenir des résultats attendus », a-t-il reconnu. Avant d’ajouter que ce sont les membres de ce comité qui devraient assumer la responsabilité de leur échec. Le tribunal entend rendre son verdict le 17 Octobre.

Ben Ayoub

L'expression


Repost 0
Published by Seth koko France - dans Economie
commenter cet article
7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 19:11

pascal-abinan.jpgAccusé d’avoir augmenté la patente, le directeur général des Impôts dément cette information et met en garde les transporteurs qui se mettraient en grève. Pour lui, leur seule volonté est de déstabiliser le pays.

Notre Voie : Depuis votre nomination à la tête de la Direction générale des Impôts, vous avez engagé beaucoup de reformes dont celle de l’impôt sur les traitements des salaires qui fait grincer des dents. De quoi s’agit-il exactement ?

Pascal Abinan: Je tiens à préciser que la patente n’a pas été augmentée. Ce qui a été institué, c’est l’impôt sur les salaires. Quand vous êtes le patron d’un véhicule, vous avez au moins un chauffeur et un apprenti. On le sait, un grand transporteur a deux chauffeurs par véhicule. Quand vous embauchez quelqu’un, vous devez payer l’impôt, c'est-à-dire la part de l’employeur. Et le salarié paye aussi sa part. C’est ça l’impôt sur les traitements des salaires (ITS) qui existe au niveau des transporteurs depuis longtemps. Nous avons mis l’ITS au goût du jour et c’est ce qui énerve les transporteurs parce qu’ils sont habitués à ne pas payer ce genre d’impôt. Nous avons fixé un prix forfaitaire de 20.000 CFA par an au lieu de 23.000FCFA. Nous vous le répétons, le paiement n’est pas mensuel mais annuel.

NV : Mais des transporteurs ne voient pas la chose sous cet angle et menacent d’entrer en grève …
PA : Effectivement, certains transporteurs, à travers un syndicat, veulent entrer en grève et paralyser le pays. Nous les avons convoqués. S’ils se mettent en grève, ils doivent dire au revoir à leur activité. Ces menaces ne nous effraient pas, nous leur retirerons leurs autorisations. Ce n’est pas la patente qui a été augmentée. Ils payeront l’ITS.

NV : Y a-t-il d’autres reformes que vous avez engagées ?
PA : Nous avons engagé beaucoup d’autres reformes, notamment dans le foncier où le potentiel est important compte tenu de l’urbanisation de la Côte d’Ivoire. Nous nous sommes rendus compte que cet impôt ne donne pas beaucoup d’argent à l’Etat de Côte d’Ivoire. C’est pourquoi nous avons pris deux mesures importantes pour reformer au plan structurel. Ainsi, nous avons créé 45 services d’impôt foncier et 45 centres pour recouvrer cet impôt. Dans tous les chefs lieux de département, il y a un service d’impôt foncier parce que l’impôt foncier est difficile à gérer. On ne peut donc pas le gérer en le couplant avec les autres services des impôts. Cela a déjà commencé à donner des fruits.

N.V : Vous avez rencontré les aviculteurs d’Agnibilekrou qui sont les plus nombreux en Côte d’Ivoire. Au terme de la rencontre, ils ne veulent pas payer les impôts parce qu’ils versent de l’argent à la mairie. Alors, quelle disposition comptez-vous prendre ?
P.A : Agnibilekrou, c’est chez moi. Mais si les aviculteurs refusent de payer leurs impôts, leurs fermes seront purement et simplement fermées et même l’usine qui fabrique les aliments de volaille. Nous le répétons, on fermera la ferme de celui qui résistera à l’impôt.

Interview réalisée par Jean Goudalé

Notre Voie

 

Repost 0
Published by Seth koko France - dans Economie
commenter cet article
6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 13:50

dg-tresor-public-RCI.jpgLa Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique veut être un adjuvant pour l’Etat de Côte d’Ivoire. Dans le cadre de la relance de l’économie ivoirienne. Adama Koné, Directeur général de cette régie financière, lors de la cinquième édition de la rentrée budgétaire qui avait pour thème ‘‘La relance économique par l’investissement’’ s’est engagé à jouer sa partition. Avec un budget de 3160 milliards de FCFA, la Côte d’Ivoire a décidé de consacrer 620,3 milliards de FCFA aux investissements publics. Adama Koné s’est prononcé sur les objectifs de recettes assignés à son institution. Ainsi, les ressources dont la mobilisation relève du Trésor Public se repartissent en ressources intérieures et en ressources extérieures. Au titre des ressources intérieures, le montant attendu se chiffre à 644,9 milliards FCFA. Les ressources intérieures sont constituées de recettes fiscales, de recettes non fiscales et d’emprunts sur les marchés monétaire et financier. S’agissant des recettes fiscales, l’objectif est de 2,9 milliards de FCFA et se décline en impôt indirect à hauteur de 0,7 milliard de FCFA. Les impôts directs comprenant les Impôts sur revenu (IGR). Les impôts fonciers y compris les retenues de 15% (0 ,2 milliard). En effet, les retenues 10% et 15% sont des sommes prélevées par les comptables publics lors des paiements. Ces précomptes sont d’ordre légal et donc obligatoire. En ce qui concerne les recettes non fiscales, les prévisions s’élèvent à 42 milliards de FCFA. Ces recettes comprennent les dividendes (13,9 milliards de FCFA dont 12 milliards FCFA attendus de PETROCI). Les recettes des services du Trésor (11 milliards FCFA), les revenus du domaine (7,7 milliards FCFA) ; les licences de télécommunication (5,7 milliards FCFA), les produits de privatisation et vente d’actifs (3 milliards FCFA) et les versements des entreprises et prêts rétrocédés (0,7 milliard FCFA).
Dette intérieure
Relativement aux emprunts sur les marchés monétaire et financier, le montant à mobiliser est de 600 milliards de FCFA dont les Bons du Trésor (150 milliards FCFA), les Emprunts obligataires (120 milliards FCFA) et les Obligations du Trésor (330 milliards FCFA). Au titre de ressources extérieures, les appuis budgétaires attendus s’élèvent à 166 milliards FCFA et proviennent du FMI (96 ,3 milliards FCFA) et de la Banque mondiale (69,7 milliards FCFA).
Au niveau de la dette intérieure, sur 182,8 milliards de F CFA que l’État restait devoir aux fournisseurs et autres prestataires de service à fin 2010, le niveau d’apurement en 2011 a été de 139,8 milliards de F CFA, soit un taux d’apurement de 76,5 %. A fin 2011, le reliquat se situe à 141,7 milliards de FCFA : 43 milliards de FCFA de reliquat sur le stock à fin 2010 et 98,7 milliards de F CFA de dette flottante. Les remboursements se feront donc selon des critères bien précis. Adama Koné a évoqué des ‘‘critères de transparence et d’équité conformément à l’orthodoxie comptable’’. Ainsi, a-t-il promis que ‘‘pour la gestion 2012, le Trésor Public s’engage, conformément au programme économique et financier, à ne pas accumuler de nouveaux arriérés et à privilégier l’apurement de la dette flottante. Il est important d’indiquer que les paiements se feront selon les critères de transparence et d’équité conformément à l’orthodoxie comptable’’. En ce qui concerne l’apurement de la dette intérieure, des mesures ont été prises pour favoriser la transparence. Il s’agit surtout d’un mode opératoire consensuel de paiement des mandats. Ainsi, il a été créé au sein de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique, un Observatoire dénommé Observatoire de l’Éthique et de la Déontologie (OED-TP). C’est un organe de veille permanent qui a pour mission de se prononcer sur les cas de manquements aux règles d’éthique et de déontologie. Il est chargé de contribuer par la sensibilisation et l’information, au développement de l’Éthique et au respect du Code de Déontologie des agents du Trésor public. L’Observatoire peut être saisi par tout usager ou client. Il peut aussi être saisi par tout agent du Trésor Public et toute autre personne ayant intérêt à agir. Dans le souci de mieux coordonner les opérations d’apurement de la dette intérieure, le Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique a, par décision n°3733/MEF/DGTCP/DEMO du 05 octobre 2011, créé un Comité de Suivi de la Dette intérieure (COSDI). Ce Comité centralise les états des restes à payer transmis par les postes comptables, élabore un plan d’apurement de la dette intérieure, s’assure de la disponibilité des ressources nécessaires à la couverture des dépenses inscrites au plan d’apurement. Le Comité veille également à une meilleure allocation de la trésorerie disponible en s’assurant de l’utilisation judicieuse des approvisionnements reçus. Il veille au respect des principes d’antériorité et de priorité, œuvre à la non accumulation de nouveaux arriérés. Mieux, le Comité dégage des priorités dans le règlement des dépenses.

Jean Eric ADINGRA

Le Patriote

Une vidéo de l'ACSCI pour votre réflexion du jour  

 

 
 

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prohaines vidéos


Repost 0
Published by Seth koko France - dans Economie
commenter cet article
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 15:14

cacaoLancée début octobre, la campagne de la commercialisation de la filière cacao au titre de l’année 2011-2012 semble marquer le pas. Les planteurs, comme s’ils se sont passé le mot ont décidé de la rétention de leurs produits. Parce que, le prix indicatif bord champ de 1000 Fcfa le kilogramme, fixé par le Comité de gestion n’est pas respecté par les nombreuses multinationales sur le terrain, à travers leurs pisteurs. Conséquence : ce sont plusieurs milliers de tonnes de cacao qui sont stockés dans les magasins et qui font perdre plusieurs milliards de Fcfa à l’Etat de Côte d’Ivoire, en cette période de crise économique. Samedi dernier, dans un hôtel de la place, Botti Bi Zoua, le Président du conseil d’administration de l’Anaproci (Association nationale des producteurs de la filière café cacao de Côte d’Ivoire), assisté de N’Dri N’Goran martin, le Président du comité des sages de cette association, a animé un point de presse pour tenter « d’éteindre le feu ». Il a fait savoir que, ce prix fixé par l’organe dirigeant de la filière est irréaliste. Parce que, le prix Caf (Cours assurance fret) est de 1300 Fcfa le kilogramme. Pour lui, la situation actuelle de rétention résulte de la responsabilité des dirigeants de ce comité, dont l’Etat qui, sans aucune consultation préalable des acteurs, notamment les exportateurs et les principaux acteurs, que sont les producteurs, a fixé un prix à la volée. «Si les producteurs avaient été associés à la fixation du prix du kilogramme du cacao, on n’en serait pas là. La rétention des produits démontre que les producteurs sont les détenteurs de leurs plantations. Cela doit amener l’Etat à comprendre qu’il faut associer ces derniers aux prises de décisions les concernant», fait-il remarquer. C’est pourquoi, il invite ardemment les autorités de la filière à une concertation. On attend dit-il, que l’Etat nous reçoive pour que cette situation soit décantée pour que chaque acteur tire le maximum de profit. Parce que, nous aurons les mots justes pour calmer la base. «Plus tôt, on nous reçoit, plus vite on décantera la situation. Parce que, nous irons à la rencontre des producteurs pour leur expliquer les mécanismes de la fixation du prix du kilogramme», promet-il. D’ores et déjà, les producteurs entrent au labo les 8,9 et 10 novembre prochains, avec leurs partenaires à l’effet de réfléchir sur le financement des structures agricoles. Il explique, que lors de leurs assises, en juillet dernier, à Yamoussoukro, les producteurs ont émis le vœu de créer des magasins généraux qui permettront aux potentiels acheteurs ou exportateurs de venir prendre le produit à cet endroit. De telle sorte à permettre à chaque acteur de rester dans son périmètre. Car, il n’est pas normal, selon lui, que des exportateurs qui ont signé des contrats avec l’Etat de Côte d’Ivoire, se transforment en acheteur bord champ.
Joseph Atoumgbré

Le Temps

Une vidéo de l'ACSCI pour votre réflexion du jour

 

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos

Repost 0
Published by Seth koko France - dans Economie
commenter cet article
24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 13:33

drapeau-usa-fullLa dette américaine atteint des sommets cet été. La trésorerie des
Etats-Unis est passée en juillet de 130 milliards à 39 milliards de
dollars, explique le blog zerohedge.com

. Les Echos soulignent que le plafond de dette américain autorisé devrait d’ailleurs être atteint le 2 août, s’il n’est pas relevé.

Alors que la hausse de ce plafond fait l’objet de houleux débats au
sein du Congrès, le centre d’analyses économiques Capital IQ en a
profité pour dresser la liste des sociétés qui disposent de plus
d’argent que les Etats-Unis, à la mi-juillet. Selon ses comptes, il y
en aurait vingt-neuf au total.

Sans trop de surprise, deux des établissements du top 3 sont des
banques chinoises. Mais les banques américaines ne sont pas loin
derrière: Bank of America se retrouve en troisième position, JP Morgan
Chase et Morgan Stanley en sixième et septième place respectivement.
Quelques européens sont également bien classés, comme le Crédit
Suisse, la Royal Bank of Scotland, Deutsche Bank ou Santander.

Plus inattendu, l’«american dream» de Freddie Mac, qui avait dû être
sauvé par le gouvernement américain au moment de la crise financière.
Il se retrouve aujourd’hui dans le classement des établissements plus
riches que le Trésor américain avec 72 milliards de dollars à son
actif, comme le souligne la Tribune.

La plupart des entreprises du classement sont des établissements
financiers. Aucune d’entre elles n’est française.

Classement:

Nom de la société (Cash et Equivalents en millier de millions de dollars)

Industrial and Commercial Bank of China Ltd (416.501,7)

Agricultural Bank of China (362.280,0)

Bank of America Corporation (331.598,0)

China Construction Bank Corporation (316.802,9)

Credit Suisse Group (303.297,7)

JP Morgan Chase & Co (243.828,0)

Morgan Stanley(215.531,0)

Barclays Plc (201,561.4)

Royal Bank of Scotland Group (190.827,4)

Deutsche Bank AG (125.213,1)

Banco Santander SA (121.968,4)

Mizuho Financial Group, Inc. (120.085,8)

UBS AG (105.096.6)

Bank of China (101. 192,5)

Lloyds Banking Group plc (86.967,3)

Gujarat Automotive Gears Ltd (86.942,4)

General Electric Co. (72.090,0)

Freddie Mac (71.754,0)

HSBC Holdings plc (71.754,0)

Sumimoto Mitsui Financial Group Plc (68.124,0)

National Australia Bank Limited(61.949,8)

Standard Chartered Plc (59.734,0)

Mitsubishi UFJ Financial Group (59.362,6)

Shanghai Pudong Development Bank Co. (52.190,7)

Federal National Mortgage Association (46.081,0)

DnB Nor ASA (46.021,5)

The Goldman Sachs Group, Inc. (42.683,0)

Berkshire Hathaway Inc. (41.178,0)

Aviva plc (39.745,5)

Trésor US (39.416,0)
Photo: REUTERS/Sukree Sukplang


http://www.slate.fr/lien/45343/147-entreprises-economie-mondiale



Les 147 entreprises qui font l'économie mondiale
Le réseau des plus grandes entreprises mondiales vu par l'étude du
Federal Institute of Technology de Zurich.

Le magazine New Scientist se fait l’écho d’une étude du Federal
Institute of Technology de Zurich (Suisse) à paraître dans la revue
scientifique PloS One, qui analysé les relations entre 43.060
multinationales afin d’identifier «un groupe relativement réduit
d’entreprises, principalement des banques, qui détiennent un pouvoir
disproportionné sur l’économie mondiale».

James Glattfelder, un des auteurs de l’étude, explique avoir mené une
analyse «fondée sur la réalité» et visant à éviter les «dogmes», que
ce soient «les théories du complot ou le marché libre». Le travail de
son équipe a conduit à l’identification d’un «noyau» de 1.318
entreprises qui représentent 20% du chiffre d’affaires mondial mais, à
travers leurs prises de participations, contrôlent la majorité des
entreprises de l’économie «réelle». Puis, en resserrant encore leur
analyse, les chercheurs ont repéré 147 entreprises qui contrôlent
mutuellement l’intégralité de leur capital et représentent 40% de la
richesse totale du «réseau».

La liste des cinquante premières entreprises est publiée par le New
Scientist et également dans l’étude suisse, disponible en ligne: on y
trouve quasi-exclusivement des banques, assureurs et autres sociétés
financières. Le premier du classement est la banque britannique
Barclays, qui contrôle 4% du «réseau», devant deux groupes moins
connus, le fonds de pension Capital Group et le gestionnaire d’actifs
Fidelity Investissements. Quatre entreprises françaises y figurent:
Axa (4e), Natixis (17e), la Société générale (24e) et BNP Paribas
(46e)

Le New Scientist estime que ce genre d’études peut permettre de
repérer «les aspects vulnérables du système», les maillons faibles:
«Si l’une de ces entreprises est en détresse, cela se propage»,
explique James Glattfelder.

Le Daily Mail, qui consacre également un article à cette recherche,
explique que «certaines des hypothèses de l’étude ont suscité des
critiques, comme l’idée selon laquelle la propriété [d’une entreprise]
équivaut au contrôle». Le quotidien cite un économiste britannique,
John Driffil, selon qui l’intérêt n’est pas tant de savoir qui
contrôle l’économie mondiale que d’observer les liens très étroits
entre les grandes entreprises. Le site Popsci explique que, selon
l’étude, chaque entreprise du noyau de 1.318 est connectée en moyenne
à vingt autres dans le cadre d’une «structure en nœud papillon», très
concentrée au milieu.

Repost 0
Published by Seth koko France - dans Economie
commenter cet article

Présentation

  • : ACSCI France
  • ACSCI  France
  • : L’ACSCI (Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne) est une cellule de réflexion d’intellectuels ivoiriens qui s’unissent pour la défense des droits des populations."Vous souhaitez adhérer ou représenter notre cellule dans votre pays de résidence, n’hésitez pas à nous contacter."
  • Contact

Le Fondateur

  • Seth koko France
  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur
  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur

Annonces

Cote-divoire-drapeaudrapeau franceBienvenue sur le site officiel de la représentation française de l'ACSCI

Vous souhaitez intégrer notre céllule de réflexion l'ACSCI (l'Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne), le groupe de France, contactez-nous à acscifrance@sethkoko-blog.com ou Tel: 0033 666155982

Recherche