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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 14:16

Le Premier ministre Daniel Kablan Duncan a rencontré les partis politiques de l’opposition, hier. Il s’agissait de poursuivre le dialogue amorcé entre le gouvernement et ces partis, sous Jeannot Kouadio Ahoussou. Après avoir présenté ses vœux de nouvel an aux différents groupes, Kablan Duncan s’est voulu confiant en ce qui concerne la reconstitution du tissu social. « En décidant de vous inviter ce jour à échanger sur les préoccupations du moment, j’ai à cœur de vous traduire ma disponibilité et de vous marquer mon engagement à consolider le dialogue amorcé entre le Gouvernement et les partis politiques de l’Opposition », a-t-il affirmé. Il leur a fait savoir que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour construire les bases de la décrispation politique, créer les conditions de la consolidation de la confiance et, par delà, poursuivre l’action de réconciliation nationale, redevable, pour beaucoup, de la réconciliation entre les acteurs politiques. « L’une des priorités de l’action Gouvernementale, c’est d’explorer toutes les voies susceptibles de favoriser un climat et un environnement favorables à la relance de l’économie et au développement. La crise, nous le savons tous, a occasionné de graves déchirures dans le tissu social et entamé la confiance, singulièrement au niveau des acteurs politiques. Mais il faut savoir, à un moment ou à un autre, tourner la page et nous tendre mutuellement la main. La confiance doit être reconstruite, et nous pouvons y parvenir, avec de la bonne volonté et les efforts de tous », a-t-il conseillé.
Lazare Kouadio

Le Democrate

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 21:25

16205«ADO solution». Ce slogan de campagne de l’actuel Chef de l’Etat, qui, dans son esprit, se voulait un gigantesque programme de société, et qui lui a attiré plus de la moitié des suffrages des électeurs, est en passe, près deux ans après son élection à la fonction suprême, de virer en un véritable mirage pour le bas peuple ivoirien. C’est vrai, la ville d’Abidjan, grâce au programme présidentiel d’urgence (Ppu), débarrassée des dépôts sauvages d’ordures, respire un peu plus aujourd’hui un bel air. C’est aussi vrai que les rues ont été débarrassées des forces de l’ordre qui rackettaient, sans vergogne, les pauvres automobilistes et n’hésitaient pas, parfois, à ouvrir le feu, en cas de refus par ceux-ci de mettre la main à la poche, même si, par-ci et par-là, quelquefois, on note une agressivité de certains éléments des Frci contre les populations. La rigueur dans la gestion de la Respublica (chose publique) est de plus en plus perceptible et l’impunité s’institutionnalise aujourd’hui, avec le limogeage des grands commis de l’Etat, y compris des ministres. Là s’arrêtent les bons points… Au pays d’ADO, la solution fait place aujourd’hui à des équations insolubles. Au point que certains Ivoiriens voient l’horizon en pointillé. L’argent fait cruellement défaut et on n’arrive pas à s’expliquer ce phénomène. Les populations croupissent de plus en plus sous le poids des difficultés, ne pouvant plus, en tout cas pour les plus nombreux, à satisfaire les besoins primaires. Sur les marchés, les produits alimentaires sont hors de portée. Les prix du riz de grande consommation et la viande de bœuf viennent de connaitre une hausse pour le moins révoltante. Où allons-nous au juste avec «ADO solution» s’interrogent des Ivoiriens qui attendent de faire payer cher au RDR, parti au pouvoir lors des prochaines élections locales. Le constat, après plusieurs placebo du ministre Dagobert Banzio, est que le gouvernement affiche une impuissance nauséabonde. Les effets de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, que l’on brandi comme la panacée-parce que devant rapporter à l’Etat, au moins 500 milliards de Fcfa, ne se font toujours pas sentir dans le quotidien des Ivoiriens. Chaque jour qui passe, les denrées de premières nécessités voient leurs prix prendre l’ascenseur. Et comme pour pousser loin le bouchon de la colère des Ivoiriens, le Conseil des Universités publiques de Côte d’Ivoire (Abobo-Adjamé, Cocody et Bouaké) vient de fixer le droit d’inscription en première année à 100.000 Fcfa au lieu de 6000 Fcfa, à 200.000 Fcfa la maitrise et à 300.000 Fcfa le doctorat. Une majoration qui à tout point de vue donne le vertige et de l’insomnie aux parents d’élèves. A quoi répond cette hausse démesurée ? Voici un extrait des explications difficiles à avaler, données par les autorités universitaires : «Il n’y a pas d’augmentation, il faut une appropriation mentale d’un concept qui est la césure. Il y a une rupture, l’ordre ancien est mort, on le laisse à lui-même, et nous sommes dans un système qui est nouveau et qui a ses propres exigences, qui n’est pas redevable de l’ancien » (in Frat-Mat n°14301 du 26 juillet 2012). Faut-il en rire ou pleurer ? Quel est cet ordre nouveau qui ne tient pas compte du pouvoir d’achat des populations et dont l’objectif s’apparente à une volonté manifeste d’empêcher un grand nombre d’élèves, en particulier ceux issus des couches défavorisées d’accéder à la connaissance. La levée du bouclier observée, y compris dans les rangs du Rassemblement des Républicains (Rdr) est un indicateur de l’impopularité de cette décision qui s’apparente, dans un certain sens, à une torpille lancée contre le régime Ouattara. Car, la cible visée par ces «ces savants» est loin d’être fortuite. On ne peut pas s’empêcher de penser qu’ils veulent «mettre le feu» au temple du savoir, qui, on le sait, reste l’un des maillons très sensible de la société. Qui joue avec l’université joue à sa perte… Ils sont nombreux, les Ivoiriens qui, fassent au poids de leurs difficultés au quotidien, se disent nostalgiques du passé et font leur la pensée selon laquelle «le vrai bonheur on ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu». De toute évidence, personne ne peut s’opposer à une révision des droits d’inscription à l’université, vu les sommes colossales que l’Etat vient d’investir, certainement par l’entremise d’un operateur économique privé, via le système BOT. Mais, cette augmentation doit s’appuyer sur une étude sérieuse, intelligible, réaliste, qui, elle-même tienne compte de l’environnement sociale, politique et économique du pays. Il ne serait pas exagérer de croire que derrière cette augmentation des droits d’inscription, se cache, in fine, une privatisation subtile des Universités publiques là où le Président de la République promettait une solution d’accès plus souple. A la vérité, rien ne justifie de tels montants, surtout que le pays vient de connaitre un allègement substantiel de sa dette extérieure. Combien seront-ils les parents d’élèves qui pourront inscrire leurs enfants à l’université au mois de septembre prochain ? Une décision politique devrait, en tout cas ramener les choses dans leur juste proportion. Sinon…

COULIBALY Vamara


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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 11:56

La 13ème Assemblée générale des Cautions nationales du transit routier inter-Etats au sein de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CNN-TRIE/CEDEAO) s’est ouverte le jeudi 28 juin 2012, à la Chambre de commerce et d’industrie de Côte-d’Ivoire (CCI-CI) Plateau. C’était en présence des acteurs du commerce et des transports. A l’ouverture de ces assises annuelles, Dagobert Banzio, ministre du Commerce, a traduit l’intérêt que le gouvernement accorde au TRIE. Surtout la nécessité de la facilitation des échanges commerciaux. «La Côte d’Ivoire accorde un intérêt à la libre circulation des biens et des personnes», a-t-il souligné. Indiquant que tous les Etats membres de la CEDEAO mènent le même combat contre la vie chère causée par les faux frais dus aux rackets. Ce qui est pénalisant pour l’économie des pays. Pour le ministre Banzio, ‘’il faut mettre un terme à cette pratique. «Le tracking des véhicules est une question qui doit être rapidement réglée. Tous les acteurs publics ou privés de tous les Etats membres de la CEDEAO doivent s’investir pour qu’on puisse lutter efficacement contre la fraude», a-t-il préconisé. Armand Akobé, Vice-président de la CCI-CI, a insisté sur la reprise effective du TRIE en Côte d’Ivoire avec la Chambre de commerce comme caution nationale depuis fin avril 2012. Relevant les difficultés dans les échanges commerciaux, le représentant de Jean-Louis Billon a recommandé l’implication de tous les acteurs dans la résolution des problèmes liés à la fluidité routière. «C’est ensemble que nous allons faire du TRIE unique un instrument de facilitation des échanges», a-t-il noté. Un élément qui est, selon lui, indispensable à la promotion de l’intégration sous-régionale. Pour sa part, Emmanuel Yoda, président du CNN-TRIE/CEDEAO a fait savoir que la 13ème assemblée générale devrait permettre de faire le bilan moral et financier du plan d’actions de l’exercice écoulé et réfléchir sur de nouvelles perspectives qui permettront de répondre aux impératifs mis en évidence.
Armand K

L'intelligent d'Abidjan

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 13:24

Campus-de-cocody.jpg67,800 milliards FCFA. C’est le montant dégagé par le Gouvernement Ivoirien pour la réhabilitation des universités de Cocody et Abobo Adjamé. L’information a été donnée par le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Ibrahim Cissé Bacongo hier lors de la Tribune « Invité des Rédactions de Fraternité Matin » tenue à la salle de conférence de ce quotidien pro-gouvernemental à Adjamé. Selon le ministre Bacongo, les deux universités que compte la ville d’Abidjan, étaient dans un état de délabrement total au niveau des infrastructures. « Elles n’existaient plus que de nom. La crise postélectorale est venue accentuer la situation », a-t-il déploré. Rassurant qu’après le programme de réhabilitation, les étudiants et les enseignants vont se retrouver désormais dans un environnement conformable et favorable au travail. Concernant la réalisation des 5 universités en cinq ans promise par le chef de l’Etat, M. Cissé Bacongo a expliqué que la promesse ne pourra être tenue à 100% compte tenu de la crise postélectorale. Laquelle a détruit presque tout l’existant et déstructuré la situation sociopolitique du pays. Toutefois, le ministre Bacongo s’est voulu rassurant : « D’ici à 2015, au moins deux nouvelles universités sortiront de terre en dehors de celles de Daloa et Korhogo ». Il a rappelé que cinq villes ont été retenues pour abriter les nouvelles universités. Il s’agit de San-Pedro, Man, Bondoukou, Daloa et Korhogo. La question du ‘’parapluie atomique’’ n’a pas été éludée. Le ministre a indiqué que la mesure est désormais supprimée. Et qu’aucun étudiant ne passera désormais dix à quinze ans dans une université.
A C.

Le Patriote

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 18:04

PR-ouvre-CEDEAO.jpgExcellence Madame et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement ;
Madame et Messieurs les Présidents d’Institutions ;
Mesdames et Messieurs les Ministres ;
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales ;
 Monsieur le Président de la commission de la CEDEAO ;
Monsieur le Président de la Banque Africaine de Développement,
Monsieur le Président de l’UEMOA,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs ;
Honorables invités ;
Mesdames et Messieurs ;

C’est avec un réel plaisir que nous vous accueillons ce matin. Nous vous souhaitons à toutes et à tous, la cordiale bienvenue en terre ivoirienne.

Nous vous remercions très sincèrement d’avoir répondu à notre invitation à l’occasion de ce sommet extraordinaire de la CEDEAO, convoqué en urgence, dans un contexte difficile, pour examiner la situation du Mali.

A l'occasion de ce sommet, nous devons prendre d’importantes décisions qui engagent l’avenir de la démocratie ; nous devons également mettre en œuvre des stratégies pour lutter contre les fléaux et les menaces qui fragilisent notre sous-région.

En effet, il nous faudra aujourd’hui, adopter une position commune et sans équivoque sur la double crise, politique et militaire, qui secoue le Mali.

Notre position devra consister en un ensemble d’actions à entreprendre au plus vite. Cette position devra être un signal fort donné à l’ensemble de l’Afrique et au monde entier sur la capacité de la CEDEAO à se pencher sur ses problèmes et à prendre les décisions et les initiatives qui renforcent sa stabilité, sa cohésion et son unité.

Comme vous le savez, notre région est confrontée, depuis quelques années, à des entreprises de déstabilisation qui tendent vers la destruction de l’état de droit.

Face à cette situation, nous devons donc apporter des solutions globales et durables, avec le soutien de l’Union Africaine, des Nations Unies et de nos partenaires au développement.
Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Aujourd’hui , le Mali traverse une double crise. Ce pays frère, déjà en proie à une guerre civile au Nord, dirigée par deux mouvements, le MNLA (Mouvement National pour la Libération de l’Azawad), et le MILA (Mouvement Islamique pour la Libération de l’Azawad), connaît contre toute attente, un coup de force, depuis le 21 mars 2012.

Ce coup de force, perpétré contre un régime démocratique, va à l’encontre de toutes les dispositions de l’Union Africaine et de la CEDEAO, ceci à moins de deux mois de l’élection présidentielle. En dépit des initiatives prises et des efforts inlassables en cours dans la recherche d’une solution à la rébellion touareg, je reste persuadé que nous parviendrons à relever ces défis majeurs qui constituent une menace certaine pour notre sous-région.
Des millions d’Africains et le monde entier nous regardent et fondent en nous l’espoir d’une sortie de crise décisive et porteuse d’espérance pour laquelle, il nous faudra mobiliser notre intelligence et notre énergie.

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,
Notre tâche est âpre ! Faisons preuve d’imagination et de courage pour permettre au Mali et au peuple malien de renouer très rapidement avec la démocratie, la paix, la stabilité, l’unité et le dialogue entre toutes ses filles et tous ses fils.

Notre responsabilité première est d’aider ce pays frère à retrouver sa stabilité à travers un dialogue inclusif. C'est pourquoi, je voudrais associer tous les acteurs de notre organisation et nos partenaires extérieurs, que je tiens à remercier, pour leur contribution à la recherche de solutions idoines.

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Nous sommes tous au service de la Démocratie. C’est un engagement pris lors du sommet de Dakar en 1989. Cet engagement vient d’être réaffirmé par le peuple frère du Sénégal et les Présidents Abdoulaye Wade et Macky Sall, que nous félicitons pour la belle leçon de démocratie qu’ils viennent de donner à l’Afrique et au monde entier.

J’en appelle donc à votre détermination, pour redonner à ces millions de Maliens l’espoir d’une vie tranquille et d’un développement harmonieux de leur pays. Ils en ont le droit.

Je vous remercie


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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 11:59

NTICLe jeudi 09 février 2012, un Conseil des Ministres s’est tenu de 10h à 12h30 au Palais de la Présidence de la République à Abidjan, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef d’État.

L’ordre du jour de cette réunion comportait les points suivants :

I/- Mesures Générales / Ordonnances et Décrets

II/- Mesures individuelles

III/- Présentation de Communications

IV/- Divers
I/- Ordonnances et Décrets
1-Sur présentation du Premier Ministre, Ministre de la Défense, le Président de la République a signé une ordonnance portant ajustement et adjonction de l’article 84 de la loi n° 2000- 514 du 1er aout 2000 portant code électoral aux dispositions de l’ordonnance n° 2008-133 du 14 avril 2008 portant ajustements au Code électoral pour les élections de sortie de crise.

La Commission Electorale Indépendante (CEI) n’ayant pu, pour diverses raisons organiser dans le délai d’un mois l’élection dans la circonscription n°195 couvrant les localités de BOGOUINE, LOGOUALE, YAPLEU et ZIOGOUINE Communes et Sous préfectures, suite au décès de Monsieur GAOUDE KOUAYE Pierre Narcisse, candidat dans ladite circonscription, il est proposé d’ajuster l’article 84 du Code Electoral, en prorogeant le délai légal requis d’un (01) mois, à trois (3) mois au maximum.

2- Au titre du Ministère d’Etat, Ministère de la Justice

Sur présentation du Ministre d’Etat, le Président de la République a signé une ordonnance déterminant l’intervention des juridictions nationales dans la procédure d’arbitrage.
Malgré la régression de l’interventionnisme étatique dans les relations commerciales internationales, l’activité arbitrale ne parvient pas à s’affranchir de l’appui du juge national.
Le juge national peut être appelé à intervenir au soutien de l’arbitrage, complétant ainsi la compétence des arbitres pour des questions qui excèdent leurs attributions. Le juge national peut être compétent pour contrôler la sentence rendue qui lie les parties, et il peut être appelé à se prononcer sur sa propre compétence, toutes les fois qu’une des parties, en violation de la convention d’arbitrage, exerce un recours devant lui.

Le décret signé complète l’Acte uniforme relatif au droit de l’arbitrage et comprend des dispositions relatives à l’appui du juge étatique au déroulement de la sentence arbitrale, au recours en annulation contre la sentence arbitrale, ainsi qu’à l’intervention du ministère public.

3- Au titre du Ministère d’Etat, Ministère de l’Intérieur

Sur présentation du Ministre d’Etat, le Président de la République a signé deux décrets.

• Le premier décret porte convocation des collèges électoraux des circonscriptions n° 001, 028, 066, 084, 089, 091, 092, 135, 163, 176, 190 et 195 en vue de l’élection de leurs députes à l’Assemblée Nationale

Le 31 janvier 2012, le Conseil Constitutionnel, statuant en matière de contentieux de l’élection des Députés à l’Assemblée Nationale, a rendu onze (11) décisions par lesquelles il a annulé les élections dans les circonscriptions électorales susmentionnées.

La Commission Electorale Indépendante propose d’organiser, conformément aux dispositions légales, des élections partielles dans les circonscriptions concernées. Ces nouvelles élections auront lieu le 26 février 2012, en même temps que celle de la circonscription n°195.

• Le second décret fixe la durée de la campagne électorale pour l’élection des députés des circonscriptions n° 001, 028, 066, 084, 089, 091, 092, 135, 163, 176, 190 et 195
Le Gouvernement, sur proposition de la Commission Electorale Indépendante a convoqué les collèges électoraux des circonscriptions électorales n°001, 028, 066, 084, 089, 091, 092, 135, 163, 176, 190 et 195 en vue de la tenue de l’élection des Députés desdites circonscriptions pour la date du 26 février 2012.

Conformément à l’article 28 de la loi n°2000-514 du 1er aout 2000 portant Code Electoral pour les élections de sortie de crise, la Commission Electorale Indépendante propose de fixer la durée de la campagne électorale pour l’élection des Députés des circonscriptions électorales citées ci-dessus, à sept (7) jours, soit du samedi 18 février 2012 à zéro (00) heure, au vendredi 24 février 2012 à minuit.

4- Au titre du Ministère d’Etat, Ministère du Plan et du Développement

Sur présentation du Ministre d’Etat, le Président de la république a signé un décret portant création, organisation et fonctionnement de l’OFFICE NATIONAL DE LA POPULATION (ONP).

La population ivoirienne connait une croissance rapide, passant de 15,4 millions d’habitants en 1998, à 20,8 millions en 2008, ainsi qu’une urbanisation accélérée (en 2018, 3 Ivoiriens sur 5 vivront en ville).

Ces évolutions, combinée aux effets de plus d’une décennie de crise militaro politique, a entrainé un déséquilibre structurel entre l’offre et la demande des populations, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’emploi. Il en résulte une forte augmentation du taux de pauvreté, passé de 10% en 1985 à 48,9% en 2008.

Au moment où la Côte d’Ivoire amorce sa reconstruction et son développement post crise, le Gouvernement, soucieux du niveau et de la qualité de vie des Ivoiriens, a choisi de se doter d’un cadre institutionnel nouveau, en créant l’Office National de la Population (ONP), pour anticiper et prendre en charge les défis majeurs liés à la croissance et au bien-être des populations.

L’ONP est notamment chargée de conduire les réflexions en matière de population et de développement, de la conception, de la promotion et de la mise en œuvre des politiques, programmes et projets en matière de population.

5- Au titre du Ministère de l’Economie et des Finances, en liaison avec le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable

Sur présentation du Ministre, le Président de la république a signé un décret portant création, organisation et fonctionnement de la Commission Nationale du Fonds pour l’Environnement Mondial

Le Fonds pour l’Environnement Mondiale (FEM) est le principal mécanisme de financement des grandes conventions des Nations Unies relatives aux changements climatiques, à la biodiversité, à la lutte contre la désertification et aux polluants organiques persistants.
Dans le souci de l’amélioration de sa gestion, il dispose de points de contacts dans ses pays membres.

Depuis la création du fonds, la Côte d’Ivoire a bénéficié de financements sous forme de subventions pour un montant de plus de 100 milliards de FCFA. Le Conseil d’Administration envisage d’améliorer la gestion de la cinquième phase du FEM, dont la dotation s’élève à 8,2 millions de dollars US et, dans cette perspective, a recommandé au cours de sa session du mois de novembre 2009, la création d’une Commission Nationale du Fonds pour l’Environnement Mondial (CNFEM) dans chaque pays.

6- Au titre du Ministère des Transports

Sur présentation du Ministre, le Président de la République a signé deux décrets.
• Le premier décret porte désignation de la Société dénommée « Air Côte d’Ivoire » en qualité d’Entreprise Nationale Désignée et de Compagnie Désignée, conformément à la règlementation relative à la Zone d’Exploitation Aérienne Unique (ZEAU) signée à Abidjan le 04 juin 1998. Cette décision permet à « Air Côte d’Ivoire » d’exploiter les droits de trafic aérien de la Côte d’Ivoire.

Les modalités d’application de l’exploitation des droits de trafic aérien seront définies dans la convention de concession qu’Air Côte d’Ivoire signera avec l’Etat de Côte d’Ivoire.

• Le second décret autorise la prise de participation financière de l’Etat de Côte d’Ivoire au capital social de la société Air côte d’ivoire, en abrégé « ACI », et au partage des parts des privés ivoiriens.

Après la dissolution anticipée de la société nouvelle Air Ivoire, l’Etat de Côte d’Ivoire s’est accordé avec le Groupe Air France, partenaire technique de référence, pour procéder à la création d’une nouvelle compagnie dénommée « AIR Côte d’Ivoire », qui se veut compétitive, avec des bases saines et une flotte moderne.

Dans cette optique, le pacte d’actionnariat a fixé le capital social de la nouvelle compagnie à 25 milliards de FCFA, détenu à 51% par l’Etat de Côte d’ Ivoire, à 35 % par le Groupe Air France et à 14 % par des privés Ivoiriens. La part importante de la participation de l’Etat s’explique par le niveau élevé des besoins de financement au démarrage de la compagnie, ainsi que par les faibles perspectives de rentabilité des premières années d’exploitation. Le niveau de la participation de l’Etat sera par la suite progressivement abaissé au profit de l’actionnariat privé National.

7- Au titre du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable

Sur présentation du Ministre, le Président de la république a signé un décret déterminant les procédures de classement des parcs nationaux et des réserves naturelles

Les effets combinés de l’agriculture, des feux de brousse et de l’exploitation forestière en Côte d’Ivoire ont fortement perturbé le patrimoine forestier national, qui est passé de 16 millions à environ 2,5 millions d’hectares de foret dense humide entre 1900 et 2000.
Le décret pris en application de la Loi n° 2002-102 du 11 février 2002, propose une nouvelle procédure de classement des parcs nationaux et des réserves naturelles, et met en place une Commission de Classement des Parcs et Réserves.

II/- Mesures individuelles

1- Sur présentation du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères,

- Le Conseil a donné son agrément à la nomination de M SURH Sung-yol, en qualité d’Ambassadeur de la République de Corée près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Abidjan.

-Toujours au titre du même Ministère, le Conseil a donné son agrément à la nomination de M. Georges SERRE, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Française près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Abidjan.

III- Communications

1- Au titre du Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères,

Le Conseil a entendu deux communications.

• La première communication est relative au compte rendu de la visite d’Etat effectuée par le Président de la République en France, du 25 au 27 janvier 2012, à l’aimable invitation de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République Française.

Au cours de son séjour, le Président de la République s’est entretenu avec les plus Hautes Autorités Françaises. Cette visite a permis au Chef de l’Etat, de réitérer à ses hôtes, la profonde gratitude du gouvernement et du peuple Ivoirien, pour l’inestimable appui qu’ils n’ont cessé d’apporter à notre pays, durant la crise post électorale, et dans la phase actuelle de réconciliation nationale, de reconstruction et de relance économique.

Les deux Chefs d’Etat ont par ailleurs procédé à la signature du Traité instituant un partenariat de Défense entre la République Française et la République de Côte d’Ivoire.
Le Président de la République a également rencontré le Mouvement des Entreprises de France (MEDEF), à qui il a présenté la situation actuelle de la Côte d’Ivoire, aux plans social, politique, économique et institutionnel, puis lancé un appel aux opérateurs économiques Français, à venir massivement investir en Côte d’Ivoire.

Les membres du gouvernement qui ont accompagné le Chef de l’Etat dans cette visite, ont eu des séances de travail thématiques avec leurs homologues Français, ainsi qu’avec des responsables d’entreprises et des représentants du secteur privé français.

Cette visite d’Etat a été un franc succès, tant par l’exceptionnelle qualité de l’accueil et de l’organisation, que par son déroulement. Elle a permis au Président de la république, de réaffirmer sa vision d’une Côte d’Ivoire nouvelle en pleine mutation, qui voudrait pouvoir compter sur tous ses partenaires, notamment français, pour réaliser son vœu d’être, à l’horizon 2020, un pays émergent.
Les autorités françaises ont, de leur côté, réitéré leur appui et leur soutien au chef de l’Etat, au gouvernement et au peuple Ivoirien, dans leurs efforts de reconstruction, pour une Côte d’Ivoire réunifiée, dynamique et prospère.

• La seconde communication est relative à la visite en Côte d’Ivoire de S.E.M. Christian Wulff, Président de la République Fédérale d’Allemagne
Dans le cadre de sa première tournée en Afrique, le Président de la République Fédérale d’Allemagne, S.E.M Christian WULFF visitera 4 pays (Tanzanie, Zambie, Burkina Faso et Côte d’Ivoire), et séjournera à Abidjan les 3 et 4 mars 2012, à la tête d’une très forte délégation.

Par cette visite, le Gouvernement Allemand entend renforcer sa coopération avec les pays africains, et le choix de la Côte d’Ivoire confirme la position centrale qu’occupe notre pays dans la stratégie de présence en Afrique de l’Ouest, de la première puissance économique d’Europe.

2- Au titre du Ministère des Ex- Combattants et des Victimes de guerre

Le Conseil a été informé de la restructuration de l’Office National des Anciens Combattants (ONAC), dont la mission, aux termes de l’article 3 du décret du 02 juin 1967 créant cet organisme, est de veiller en toutes circonstances aux intérêts matériels et moraux des Anciens Combattants de Côte d’Ivoire. Le Conseil a été informé des mesures prises en vue de l’assainissement durable de la gestion de l’ONAC, et de la réhabilitation des Anciens Combattants de côte d’Ivoire.

Ces trois (3) communications ont été adoptées.

Divers

Le Conseil a été informé de la visite de travail et d’amitié qu’effectuera le Président de la République à Libreville (Gabon) les 11 et 12 février 2012. Le Président de la République profitera de cette visite pour assister à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football, à laquelle a accédé notre équipe nationale. A cette occasion, le Président de la République adresse ses vives félicitations à l’équipe des Eléphants de Côte d’Ivoire, ainsi qu’à l’ensemble des dirigeants, pour leur excellent parcours au cours de cette compétition. Il adresse ses encouragements solennels à l’ensemble des athlètes, et demande la plus forte mobilisation des Ivoiriens autour de l’équipe nationale des Eléphants de Côte d’Ivoire, à l’occasion de la finale du dimanche 12 février 2012.

Après le Gabon, le Président de la République se rendra au Burkina Faso, où il prendra part, le 13 février 2012, à la Conférence sur l’éducation organisée par l’Association pour le Développement de l’Education en Afrique (ADEA).
Fait à Abidjan, le 09 février 2012

Bruno Nabagné KONE
Ministre de la Poste et des TIC
Porte-parole du Gouvernement
info@porteparole.gouv.ci

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 12:49

Cote d'ivoireA l’instar des journalistes et de bien d’autres travailleurs, les fonctionnaires auront bientôt leur code de déontologie, c’est-à-dire, une norme qui définit les principes et obligations des agents du public. C’est ce qui ressort de l’atelier qui s’est tenu du 15 au 17 décembre, à N’Sah hôtel, à Grand-Bassam. Le conclave a recommandé la mise en place d’un comité de rédaction, composé des présidents et rapporteurs des différentes commissions, pour finaliser les projets de textes.
Le code de déontologie des agents du public définira les obligations des fonctionnaires à l’égard de l’Etat, à l’égard des usagers, et des prestataires de service. L’autre chantier porte sur les interdictions faites à l’agent public. Il s’agit des interdictions dans l’exercice des activités professionnelles ; interdictions en dehors du service et les interdictions après la cessation de service. Des sanctions sont prévues pour tous les fonctionnaires qui se mettraient au travers des règles. L’atelier a également prévu l’élaboration d’une charte. Celle-ci énumérera les valeurs que les agents publics doivent défendre.
Les experts ont proposé la création d’un comité national d’éthique et de déontologie, une autorité administrative indépendante, doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière, qui sera rattachée au ministère en charge de la fonction publique. Pour un meilleur maillage du projet, les séminaristes ont souhaité la création de cellules focales d’éthiques dans l’administration publique.
Méité Sindou, secrétaire national à la bonne gouvernance et au renforcement des capacités s’est réjoui de la liberté d’esprit qui a caractérisé les débats. Il a plaidé pour que les acteurs continuent dans ce sens, pour doter la Côte d’Ivoire d’une administration digne de ce nom. « C’est le premier palier de la moralisation de la vie publique. Pour la prochaine fois, nous allons vous inviter à une réflexion sur le dispositif », a-t-il soutenu. Le ministre de la Fonction publique, Gnamien Konan a réitéré son engagement à faire en sorte que les recommandations de l’atelier ne restent pas dans les tiroirs. Il a souligné toutefois, que ce ne sera pas un challenge facile. Il faudra que les patrons donnent l’exemple.
César Ebrokié

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 13:18

(Côte d`Ivoire)- Le président Alassane Ouattara installe mercredi une Commission réconciliation pour rouvrir le dialogue dans une Côte d`Ivoire meurtrie par la crise post-électorale du début 2011, qui a déchaîné les haines et fait au moins 3.000 morts.

La Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) doit être intronisée dans l`après-midi dans la capitale politique Yamoussoukro, fondée par le "père de la Nation" Félix Houphouët-Boigny.

Présidée par l`ex-Premier ministre Charles Konan Banny, cacique de l`alliance au pouvoir, la commission, inspirée de celle qui fut mise en place en Afrique du Sud après la fin de l`apartheid, compte au total 11 membres, dont la superstar du foot Didier Drogba.

Dans cette ex-colonie française longtemps enviée, la CDVR aura deux ans pour panser les plaies d`une décennie de tourmente, de coups d`Etat en violences politiques et parfois ethnico-religieuses, qui a culminé avec la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011.

Née du refus de l`ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite au scrutin du 28 novembre, la crise s`est conclue par deux semaines de guerre et a fait au moins 3.000 morts.

Mais si la sécurité revient progressivement dans le pays, le climat politique reste délicat.

Pour les pro-Gbagbo, difficile d`envisager une authentique réconciliation
alors que des dizaines de personnalités du régime déchu, dont l`ex-chef d`Etat et son épouse Simone, sont détenues et inculpées pour "crimes économiques" ou "atteinte à la sûreté de l`Etat".

Dans le même temps, aucune figure du camp Ouattara n`a encore été inquiétée alors que, selon l`ONU, des crimes contre l`humanité et crimes de guerre ont été commis par les deux camps, spécialement dans l`Ouest où la situation demeure tendue.

Se jugeant marginalisé par le nouveau pouvoir, le parti de M. Gbagbo fait planer la menace d`un boycott des élections législatives, attendues le 11 décembre.

AFP

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 15:03

ado-unesco.jpgMadame et Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement,
Monsieur le Président Abdou DIOUF, parrain du Prix,
Monsieur le Président Henri Konan BEDIE, Protecteur du Prix,
Madame la Directrice générale de l’UNESCO,
Monsieur le Président et Honorables Membres du Jury,
Madame la Présidente de l’Association des « Grand-mères de la Place de Mai », lauréate du Prix,
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Madame la Directrice générale,
Au nom du peuple ivoirien, de la délégation que j’ai l’honneur de conduire ainsi qu’en mon nom propre, je voudrais vous exprimer toute la joie et la fierté que j’éprouve à participer, en cette prestigieuse Maison de l’Unesco, haut lieu de culture et de paix, à la cérémonie de remise du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la Paix. Permettez-moi de vous adresser les sincères remerciements de la délégation ivoirienne pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé et pour les multiples attentions dont elle a fait l’objet depuis son arrivée dans cette auguste Institution. C’est pour moi, le lieu de vous remercier également de l’attention toute particulière que vous accordez à ce prix auquel toute la Côte d’Ivoire est sentimentalement attachée, eu égard au fait qu’il pérennise la philosophie et l’œuvre de paix du Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY. Soyez assurée du soutien total de mon pays à l’action que vous menez à la tête de l’Unesco. Ma satisfaction est d’autant plus grande que cette cérémonie me donne l’opportunité de rencontrer Madame Cristina Fernandez KIRCHNER, Présidente de la République d’Argentine, pays d’origine de l’Organisation lauréate que l’UNESCO honore aujourd’hui. Madame la Présidente, votre présence est pour moi une marque d’amitié à l’égard de la Côte d’Ivoire. Soyez en remerciée. Je tiens à saluer le Représentant du Président Nicolas Sarkozy, Monsieur Michel Mercier, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice. Permettez-moi de saisir cette occasion pour remercier la France de l’appui constant qu’elle n’a cessé d’apporter au Prix Félix HOUPHOUET-BOIGNY pour la recherche de la Paix depuis sa création. Je voudrais aussi profiter de cette occasion pour rendre un hommage appuyé au parrain du Prix, le Président Abdou DIOUF, pour sa grande disponibilité à perpétuer l’œuvre du Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY ; ce qui témoigne, d’une part, de l’amitié sincère qu’il entretenait avec le père- fondateur de la Nation ivoirienne, et d’autre part, de son attachement au peuple ivoirien. Mes salutations les plus chaleureuses et affectueuses s’adressent également à mon aîné, le Président Henri Konan BEDIE à qui son illustre prédécesseur a confié, à juste raison, la lourde mission de protéger le Prix et d’en perpétuer la renommée. Au-delà de ses qualités d’Homme d’Etat et de grand bâtisseur, le Président BEDIE a toujours mis au cœur de ses préoccupations, à l’image du Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY, l’intérêt supérieur des Ivoiriens et de la Côte d’Ivoire. Depuis plus de vingt (20) ans, les Présidents DIOUF et BEDIE ont apporté leur soutien sans faille au Prix à travers leur présence à toutes les cérémonies. Soyez en remerciés au nom du peuple ivoirien et en mon nom propre. Je voudrais également exprimer la gratitude du peuple ivoirien aux Honorables membres du Jury, notamment aux Présidents Mario SOARES, Joaquim CHISSANO et Vigdis FINNBOGADOTTIR, Personnalités éminentes du monde politique, dont la présence au sein de ce distingué Comité de sélection, confère au Prix Félix HOUPHOUET-BOIGNY un grand label de qualité. A vous tous Honorables Membres du jury, qui, une fois encore, avez su rallier l’opinion internationale à votre choix des Lauréates, je voudrais vous féliciter pour la justesse de votre décision. Je remercie sincèrement tous les Chefs d’Etat qui, par leur présence à cette cérémonie, lui confèrent un cachet particulier et rendent par la même occasion un vibrant hommage à la mémoire du Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY. Je voudrais, enfin, exprimer à Monsieur Alioune TRAORE, Secrétaire exécutif de ce prestigieux Prix, toute ma reconnaissance pour sa contribution inlassable à la notoriété de ce Prix.
Madame et Messieurs les Présidents,
Madame la Directrice générale,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,
A travers la désignation de l’ONG « Grand-mères de la Place de Mai », le jury international met en exergue la noblesse du combat de ces braves dames, fondé sur des vertus tels que le courage, la détermination et la justice. Ce choix symbolise la célébration de l‘humanisme, de la fraternité et de la paix, levains de toute action porteuse d’espérance. En effet, cette Organisation, fondée en 1977 en Argentine, a permis, grâce à la persévérance de ses membres, de retrouver de nombreux enfants volés pendant la dictature militaire afin de les rendre à leurs familles légitimes. Cette lutte effrénée en faveur des droits de l’Homme et de la justice, initiée dans un environnement hostile, traduit la force de conviction et le prix que ces Mères attachent à la vie humaine. Certains membres de cette organisation ont certes payé de leur vie cet engagement pour le respect de ces valeurs humanistes, mais elles ont certainement mérité, de la part de la communauté internationale, admiration et reconnaissance. C’est d’ailleurs, à juste titre que le Parlement européen leur a délivré, en 1992, le Prix SAKHAROV pour la liberté de penser. Dans ce même élan, Madame Estela Barnes de Carlotto, présidente de ladite ONG, a également reçu le 10 décembre 2003, le Prix des droits de l’Homme des Nations Unies. Chères Mères et Grands-mères de la Place de Mai, vous avez su imposer au monde entier votre sens du combat, de la justice et des droits de l’Homme. Vous avez su allier non violence, patience et détermination, des valeurs qui devraient davantage inspirer les choix et les actions des leaders de ce monde qui ont à charge la destinée de leur peuple. C’est pourquoi, je voudrais m’associer à tous ceux qui m’ont précédé à cette tribune pour vous féliciter très chaleureusement au nom du peuple ivoirien.
Madame et Messieurs les Présidents,
Madame la Directrice Générale,
Mesdames et Messieurs,
C’est un immense honneur pour moi ainsi que pour le peuple ivoirien, que le nom de ces femmes soit associé à ce Prix qui perpétue la mémoire du Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY, Premier Président de la République de Côte d’Ivoire, dont le combat politique, marqué par la recherche obstinée et permanente de la Paix entre les hommes et entre les Nations, fut unanimement apprécié et salué sur le plan sous-régional, régional et international. Le Président HOUPHOUET, dans un monde marqué par des cycles de violence et de guerres fratricides, a opté très tôt pour le dialogue comme moyen de règlement des conflits, privilégiant ainsi toutes initiatives allant dans le sens de la Paix. Comme il le disait si bien : « la paix n’est pas un vain mot, mais un comportement ». A cet égard, la crise que la Côte d’Ivoire a connue vient nous rappeler, s’il en était besoin, que la paix doit être au cœur des préoccupations des peuples. C’est pourquoi, mon pays avait décidé d’instaurer la Journée de la Paix, en vue de commémorer, au plan national, le 16 novembre de chaque année, date de la création du Prix. Ce credo qui a de tout temps sous-tendu l’action politique du Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY justifie son implication dans la mise en place de mécanismes à même de favoriser l’harmonie entre les peuples. Ainsi, il a activement contribué à la création d’Organisations sous-régionales et régionales, notamment, le Conseil de l’Entente, la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) devenue l’Union Africaine. Au plan national, le Président HOUPHOUET-BOIGNY a œuvré avec abnégation, à travers une politique active de dialogue avec son peuple, au renforcement de la cohésion sociale et à la mise en place des conditions d’un développement économique soutenu.
Madame et Messieurs les Présidents,
Madame la Directrice Générale,
Mesdames et Messieurs,
Comme vous le savez, la Côte d’Ivoire, connue jadis pour sa stabilité politique et ses performances économiques, a sombré pendant plus d’une décennie dans la plus grave crise de son histoire. Dans la recherche d’une solution de sortie de crise, les Autorités ivoiriennes se sont prêtées aux initiatives de pays amis qui ont permis d’aboutir à l’organisation des élections présidentielles de novembre 2010, sous les auspices de la communauté internationale. Malheureusement, la crise déclenchée à la suite de ces élections a davantage éloigné le peuple ivoirien de tous ses repères traditionnels et de ses valeurs cardinales que sont la paix, le dialogue, l’hospitalité, la convivialité et la fraternité. Aussi, la cérémonie de remise de Prix qui nous réunit ce jour revêt à mes yeux un caractère tout particulier. Elle nous donne l’occasion de nous rappeler, qu’il convient de cultiver la Paix, chaque jour davantage, et de la préserver à tout prix.
Madame et Messieurs les Présidents,
Madame la Directrice Générale,
Mesdames et Messieurs,
Au moment où s’enclenche véritablement le processus de réconciliation nationale et de paix dans mon pays, je voudrais au nom du peuple ivoirien et en mon nom personnel, exprimer à l’ensemble de nos partenaires de la communauté internationale, notre profonde gratitude pour les efforts qu’ils n’ont cessé de déployer afin de parvenir à un règlement efficace et définitif de cette crise. Je salue bien évidemment la France, notre partenaire fidèle de toujours, pour le soutien efficient et multiforme qu’elle n’a pas hésité à nous apporter dès l’éclatement de la crise et surtout pour sa contribution inestimable au triomphe de la Démocratie en Côte d’Ivoire. Pour sa part, la Côte d’Ivoire, porteuse de valeurs de solidarité et d’ouverture comme lui a enseigné son père fondateur, reste disposée à la mise en place et au renforcement des relations d’amitié et de coopération entre elle et les Nations du monde. Accueillante et généreuse, la Côte d’Ivoire entend poursuivre sa politique de rapprochement des peuples en encourageant à la coexistence harmonieuse et fraternelle tous ceux qui vivent sur son territoire. Mon pays entend promouvoir, avec le concours de l’UNESCO et de la communauté internationale dans son ensemble, la culture de la paix et du développement humain, l’accès à l’éducation pour tous, dans le respect des différences culturelles, la valorisation du patrimoine culturel et naturel, conformément aux objectifs de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture.
Madame la Directrice Générale,
Pour terminer, je voudrais partager avec vous l’espoir que les nobles idéaux de l’UNESCO auxquelles nous souscrivons tous, soient propagés dans le monde entier afin de permettre à la culture de la paix de s’ancrer définitivement dans l’esprit de tous les hommes pour léguer un monde de fraternité aux générations futures.
Je vous remercie !

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 19:49

ADO-3eme_Pont_HKB_Pr-3.jpgJe voudrais tout d’abord vous dire ma joie d’avoir a assister à cérémonie du lancement des travaux de construction du troisième pont. Oui, ce troisième pont que nous attendions depuis 15 ans sera enfin une réalité. Je voudrais féliciter le gouvernement et tout particulièrement le Premier ministre Soro Guillaume, le ministre des Infrastructures économiques, Patrick Achi et le ministre de l’Economie et des Finances, Charles Diby Koffi qui n’ont ménagé aucun effort pour que ce projet aboutisse. J’associe à ces félicitations le Secrétaire général de la Présidence Amadou Gon Coulibaly. Je salue l’implication du Bnedt ainsi que toutes les structures techniques nationales qui ont travaillé sur cet important volet d’infrastructure urbaine. Je voudrais remercier les bailleurs de fonds pour le regain de confiance qu’ils ont manifesté en participant au financement de ce projet. Je me félicite enfin de la confiance que nous témoigne le concessionnaire de la société Socoprim, société de construction du pont riviera Marcory, voulant nous aider en nous accompagnant sur ce projet.
Honorables invités, mesdames et messieurs, le démarrage des travaux de construction du troisième pont d’Abidjan marque une étape importante dans la vie de notre nation, il symbolise la confiance retrouvée dans notre pays, c’est un signal fort de relance de notre économie qui est un vecteur d’accélération de la croissance. C’est une illustration parfaite d’un partenariat public privé qui permettra de créer des emplois. Ce sont en effet, pas moins d’un millier d’emplois au total qui seront générés jusqu’à l’achèvement du projet. Autre vecteur économique, la construction de ce pont permettra de régler les embouteillages, d’alléger le trafic sur les deux ponts existant et d’améliorer le quotidien des Ivoiriens. Enfin, s’agit d’un ouvrage moderne respectueux de l’environnement, pourvu d’un échangeur de grand niveau, le seul d’Afrique de l’Ouest qui , j’en suis convaincu, fera la fierté de tous les Ivoiriens.
Honorables invités, mesdames et messieurs, l’amélioration du cadre de vie de nos populations est une de mes priorités. C’est pourquoi, j’ai demandé au gouvernement de procéder rapidement aux démarrages des grands projets d’investissement en vue d’améliorer le cadre de vie de nos concitoyens. La construction du troisième pont marque le point de départ d’une série de grands projets tel que prévu dans notre programme de gouvernement. C’est dans ce cadre que l’autoroute Abidjan-Grand Bassam, le pont de la Marahoué, le pont de Jacqueville, les travaux de voiries à Abidjan et à l’intérieur du pays et bien d’autres chantiers encore devraient voir le jour dans les prochaines semaines. Au-delà de ces grands chantiers d’infrastructures, les autres secteurs que sont la santé, l’éducation, l’eau, l’électricité ne seront pas en reste. Dans quelques semaines comme je l’ai déjà annoncé, toute la Côte d’Ivoire sera en chantier.
Honorables invités, mesdames et messieurs, comme vous le savez, le projet du troisième pont d’Abidjan a été initié par mon ainé, le président Henri Konan Bédié. Les circonstances de l’histoire ne lui ont pas permis d’arriver au terme de son projet. Monsieur le président Bédié, cher aîné, j’ai le grand plaisir de vous annoncer que le troisième pont Riviera-Marcory, s’appellera pont Henri Konan Bédié. Cher aîné, nous voulons par ces actes vous rendre l’hommage de la nation toute entière pour votre sens élevé du devoir, votre profond, profond amour de notre pays et votre action pour la Côte d’Ivoire. Après le pont Général de Gaulle, le pont Félix Houphouët-Boigny, le troisième pont porte le nom d’un homme d’Etat, un grand visionnaire. Honorables invités, mesdames et messieurs, je terminerais en disant que mon ambition est de mettre à la disposition de tous nos compatriotes, des services publics de qualité. Je veux procurer des emplois à tous les jeunes et leurs permettre à tous de jouir de revenus suffisamment stables et rémunérateurs. Je vous promets que je ne ménagerai aucun effort pour y parvenir. Le pont Henri Konan Bédié en ait la toute première illustration. Vive la Côte d’Ivoire,
Propos recueillis par JEA

Le Patriote

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