Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 12:00

Yade.jpgEn critiquant le «clinquant» de l'hôtel des Bleus, la secrétaire d'État aux Sports s'est attiré les foudres de Matignon et du monde sportif. 

Rama Yade n'a pas renoncé à se rendre en Afrique du Sud pour assister vendredi, au premier match des Bleus. Pourtant la question s'est posée lundi, après ses critiques sur le luxe de l'hôtel dans lequel résident les joueurs de l'équipe de France de football. La secrétaire d'État aux Sports persona non grata chez les Bleus? Elle ne semble plus vraiment la bienvenue au Cap, où les Français affronteront vendredi les Uruguayens. Les dirigeants du football français sont furieux. «Il est clair que les Bleus ont été surpris et peinés, a indiqué lundi le directeur général adjoint de la Fédération française de football, Jean-Louis Valentin, sur France Info. Il y a une tradition d'accueil des personnalités. Nous n'allons pas y déroger. C'est à Rama Yade d'apprécier l'opportunité de sa venue.» Puis Jean-Louis Valentin a prévenu sèchement : «En ce moment, il est difficile de garantir à Rama Yade un triomphe.»

Transférée aux Sports lors du remaniement de juin 2009, sans grande expérience dans ce secteur, Rama Yade avait jusque-là évité les chausse-trapes. Dimanche, elle a fait l'unanimité contre elle dans le monde du sport, à quelques jours du début d'une compétition qui aurait pu offrir à cette ministre d'origine sénégalaise une tribune en or.

 

Timing

Clouée au pilori lundi en une de L'Équipe, la ministre la plus populaire dans les sondages n'a pas non plus marqué de buts à l'Élysée, ni au sein du gouvernement ou dans le monde politique en général. Beaucoup estiment en fait qu'elle a marqué un but contre son propre camp. Selon ses conseillers, Nicolas Sarkozy n'a pas du tout apprécié les critiques de Rama Yade, les jugeant «totalement inopportunes» . Porte-parole du gouvernement, Luc Chatel s'est montré d'une rare sévérité avec sa collègue : «J'ai parfois le sentiment qu'on est le seul pays, en France, où à trois jours d'une compétition internationale, on est capable d'une telle polémique.»

Déjà recadrée en direct dimanche soir par Roselyne Bachelot, la secrétaire d'État a eu droit lundi à un carton jaune de Matignon. «Il n'est plus temps de faire des polémiques, a averti un conseiller de François Fillon. Il fallait s'en préoccuper avant.» De fait, le choix de cet hôtel de luxe est connu depuis l'automne. Ce que ne nie pas l'entourage de Rama Yade : «La ministre avait déjà fait des critiques avant cette émission de dimanche.» Il n'empêche le timing, cette fois, était bien mal inspiré.

 

Un faux pas regrettable 

Lundi, en visite au Maroc, Rama Yade a rétropédalé. «S'il y en a une qui n'a jamais lésiné sur son soutien total, c'est bien moi», a-t-elle affirmé en invitant à «la sérénité» . «La pression est suffisamment forte pour les joueurs pour ne pas leur communiquer des informations biaisées sur ce qui se passe en France.»

Ce faux pas, qui pour beaucoup apparaît comme un acte calculé, est d'autant plus regrettable que Rama Yade était rentrée dans le rang. Depuis novembre 2009 et la polémique sur le «droit à l'image collective» (DIC), qui l'avait opposée à sa ministre de tutelle, la secrétaire d'État jouait plus collectif. Soucieuse de se rapprocher de Nicolas Sarkozy, elle a même pris l'habitude de consulter Brice Hortefeux, l'ami du président. En retour, l'Élysée observait avec intérêt, les progrès de la benjamine du gouvernement. Sans pour autant que Nicolas Sarkozy ne consente à absoudre les erreurs de jeunesse de Rama Yade. En revanche, le tandem qu'elle forme avec Roselyne Bachelot n'a jamais bien fonctionné. «Ce n'est pas la lune de miel» , confie en soupirant un conseiller. «Roselyne, rapporte un ministre, est lassée par les caprices de Rama, qui cherche à tirer la couverture à elle en permanence.» Au point que Roselyne Bachelot, qui avait connu des débuts difficiles avec Bernard Laporte, serait nostalgique de l'ancien sélectionneur de l'équipe de France de rugby.

LIRE AUSSI :

Repost 0
Published by Seth koko France - dans vision france
commenter cet article
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 11:55

Le président du MoDem, qui a été reçu mardi par le chef de l'État, insiste sur son indépendance, mais tempère ses critiques. 

François Bayrou boit du petit-lait. Donné pour mort politiquement il y a encore deux mois, le président du MoDem savoure son retour au «centre» du jeu. Au moins de celui des médias. Mercredi, le président du MoDem s'est fendu d'une conférence de presse surprise. Officiellement, pour parler des retraites. Une «réforme indispensable », dit-il. Ce qu'il avait déjà affirmé à de multiples reprises. Mais entre les lignes, le chef centriste parle de lui, ou plutôt de sa relation avec Nicolas Sarkozy.

Les deux hommes se sont en effet revus mardi à l'Élysée. Pour la deuxième fois en moins de deux mois donc. Faut-il y voir un rapprochement entre eux ? Bayrou jure «ne pas être instrumentalisable», ni «être tombé de la dernière pluie », si manœuvre de séduction de l'Élysée il y avait réellement. Pour autant, l'ancien troisième homme de la présidentielle de 2007 reconnaît avoir une «conviction spirituelle » : «C'est que chacun peut changer » ! Parle-t-il de lui ? Il ne le dit pas franchement. En revanche, l'auteur d'Abus de pouvoir, ce livre à charge contre Nicolas Sarkozy publié en 2009, appelle désormais, pour parler des retraites, à «une réflexion collaboratrice ». Il le jure encore, il n'acceptera jamais de tomber dans «la politique d'un camp contre l'autr e ». Il évoque sa proximité avec des socialistes comme Manuel Valls, Gérard Collomb et DSK, ou avec «les gaullistes sociaux», comme Étienne Pinte.

À la rigueur, comme il a commencé à le faire depuis les régionales, où son parti s'est pris une cinglante déculottée, il se «désole» de certaines orientations actuelles du PS. Jugé trop à gauche ? «Je pense qu'il faudra qu'arrive un changement en France » et qu'«une nouvelle ligne est nécessaire ». Parlant dette, déficit du budget de l'État, le président du MoDem rappelle, entre les mots, que la crise, il l'avait prévue. L'homme, qui assure ne pas encore penser à 2012, se représidentialise.

Soufflant désormais le chaud et le froid entre la gauche et la droite, Bayrou, qui pense toujours être le seul à incarner véritablement le centre, tient tout de même à rassurer son aile centre gauche. «Je reste un opposant (à Nicolas Sarkozy), mais pas pour des raisons épidermiques, ni antipathiques, mais par rapport à ses orientations contraires à l'histoire de France. » Il le répète : «J'ai choisi en 2002 un chemin aride, je n'ai pas changé d'un iota et ne changerai pas d'un iota ».

Pour lui, «notre pays a besoin d'une abolition des privilèges ». «Cette fin des privilèges ne sera pas forcément brutale mais elle pourra être faite de façon progressive ». Est-ce une proposition de service pour un camp ou l'autre ? Bayrou, la main sur le cœur, en fait le serment : «Je ne céderai jamais rien sur (mon) indépendance. » L'occasion de tacler ses anciens amis, comme Hervé Morin, à cause de qui sa «famille politique n'a pas sa place parce que certains de ses membres ont choisi la soumission et la division ».

Repost 0
Published by Seth koko France - dans vision france
commenter cet article
7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 11:46

Selon Jean-Christophe Cambadélis, Dominique Strauss-Kahn est "plus proche d'une décision positive qu'il ne l'était il y a six ou huit mois" pour une candidature aux primaires socialistes.DSK.jpg

Le député PS de Paris, Jean-Christophe Cambadélis, a affirmé dimanche 6 juin sur BFM TV/BFM Radio que Dominique Strauss-Kahn était "plus proche d'une décision positive" sur sa candidature aux primaires du PS pour la présidentielle de 2012.

"Mon intime conviction, c'est qu'il est plus proche d'une décision positive qu'il ne l'était il y a six ou huit mois, mais ce n'est pas encore définitif", a-t-il ainsi déclaré.  

 

"Un an pour se décider"

"Il réfléchit, il mature en ce moment, il faut lui laisser le temps de le faire", a commenté ce proche du directeur général du FMI., relevant que si le PS s'en tenait au calendrier envisagé pour les primaires, "il aura un an devant lui pour se décider".

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, et Dominique Strass-Kahn, seuls candidats ? "Ca se décante dur pour ces deux candidats-là", a observé  Jean-Christophe Cambadélis.

 

Source: (Nouvelobs.com)

Repost 0
Published by Seth koko France - dans vision france
commenter cet article
1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 18:30

944368_photo-1275288021489-1-0.jpgLe texte final du sur la réforme des retraites devrait être présenté autour du 16 juin, quelques jours avant la nouvelle journée de mobilisation organisée par les , le 24 juin. En attendant, la concertation se poursuit. , secrétaire d’Etat à l’Emploi, nous dévoile les principales pistes du gouvernement pour relever le taux d’emploi des seniors, un des points clés de la réforme.Parmi les priorités : abaisser le coût du travail des seniors en exonérant de charges l’emploi d’un chômeur âgé et en finançant une partie du salaire des tuteurs.

En avril, le chômage des 50-64 ans a encore augmenté de 0,8 %. Malgré les plans seniors, les entreprises continuent de les faire partir…
LAURENT WAUQUIEZ. Nous ne partons pas de rien. Cela fait maintenant trois ans que l’on se bat. Les premiers résultats sont là. En 2007, le taux d’emploi des 55-59 ans était de 54 %, il est passé à 58,5 % en 2010, soit la moyenne européenne. C’est la première fois que cela s’améliore en France. Et ce gouvernement est le premier à avoir arrêté de sacrifier les seniors en les sortant artificiellement des statistiques. Entre 1981 et 1992, le taux d’emploi des seniors avait chuté de 15 points. Le ministre du Travail qui a le plus sacrifié l’emploi des seniors, c’est Martine Aubry. Chaque année, elle a fait partir près de 100 000 personnes en préretraite et dispensé 100 000 autres de recherche d’emploi. Au total, elle a fait sortir artificiellement 400 000 seniors. En fermant le robinet des préretraites financées par l’Etat, nous avons mis fin à cette machine de ségrégation.

Quand allez-vous supprimer la dispense de recherche d’emploi qui permet aux chômeurs de plus de 58 ans de ne plus faire de démarches pour trouver un travail ?
Ce dispositif injuste s’éteindra progressivement d’ici 2012. Notre problème aujourd’hui, c’est le taux d’emploi des 60-64 ans : 17 % contre 30 % en moyenne en Europe. L’âge légal de départ à la retraite a une incidence majeure. Dans les pays qui ont bougé la durée légale comme l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas, il y a eu un impact immédiat sur le taux des seniors : un gain de 10 points, en cinq à dix ans selon les pays. C’est la leçon à retenir.

Est-ce que cela sera suffisant ?
La volonté du président de la République est claire : il n’y aura pas de réforme des retraites sans un plan d’action des seniors, les deux sont liés. Pendant la crise, on a testé le dispositif « zéro charges », qui a permis 1 million d’embauches dans les petites entreprises. Nicolas Sarkozy nous a demandé avec Christine Lagarde et Eric Woerth de réfléchir à sa transposition en faveur des seniors. L’idée serait de permettre aux entreprises qui embauchent des chômeurs âgés d’être exonérées de charges. Il faut arrêter de se voiler la face, les entreprises n’embauchent pas les seniors parce qu’ils coûtent trop cher. C’est une des pistes à l’étude.

Et qu’allez-vous faire pour encourager les entreprises à garder ceux qui sont en poste ?
Il faut développer le tutorat. Cela permet de créer du lien entre les générations : un senior forme un jeune et l’on crée ainsi de l’emploi pour les deux. Aujourd’hui, le dispositif concerne 200 000 personnes. Il faut aller beaucoup plus loin afin que les seniors qui ont accumulé de l’expérience la transmettent quasi systématiquement à de jeunes recrues.

Comment inciter les entreprises à le faire ?
En abaissant le coût via une prise en charge d’une partie de la rémunération des tuteurs. Cela existe déjà, nous réfléchissons au moyen d’améliorer ce mécanisme permettant d’utiliser l’argent de la formation professionnelle pour compléter le salaire du tuteur. Dans les entreprises qui utilisent le tutorat, comme chez Bouygues, cela a permis de diviser par deux le taux d’échec d’insertion des jeunes. Dans les plans d’action des seniors, plus de 80 % des entreprises se sont engagées à développer le tutorat. C’est un des principaux leviers pour relever le taux des seniors.

 

Repost 0
Published by Seth koko France - dans vision france
commenter cet article
29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 09:23

conseil-constitutionnel-1.jpgCe mardi se tient la première audience publique du Conseil constitutionnel qui doit examiner deux "questions prioritaires de constitutionnalité". La séance est retransmise sur le site de l'institution.

AFP - Le Conseil constitutionnel tiend ce mardi matin la première audience publique de son histoire afin d'examiner deux "questions prioritaires de constitutionnalité" (QPC), conséquence de la réforme permettant aux justiciables de saisir les Sages.

L'audience, en présence des avocats, se tiendra dans la salle des séances, au premier étage, où siègent les 11 membres du Conseil.

Des micros et caméras ont été installés pour retransmettre les échanges sur un écran dans une salle du rez-de-chaussée, d'une capacité de 40 places, spécialement aménagée pour accueillir le public.

Depuis le 1er mars, les justiciables peuvent contester, à l'occasion d'un procès, une disposition législative au motif qu'elle porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution. Les questions soulevées peuvent être transmises par les juridictions à la Cour de cassation et au Conseil d'Etat, qui jouent à leur tour un rôle de filtre.

Les deux dossiers qui feront l'objet de l'audience de mardi avaient été transmis au Conseil constitutionnel le 14 avril par le Conseil d'Etat.

L'un concerne des dispositions de lois de finances relatives à la fixation des pensions militaires versées par la France aux ressortissants de pays anciennement placés sous sa souveraineté, son protectorat ou sa tutelle, et qui sont pour certaines moins élevées que celles versées aux pensionnés français.

Le second porte sur une disposition du code de l'action sociale et des familles, faisant de l'Union nationale des associations familiales et des unions départementales qui lui sont affiliées (UNAF et UDAF) les interlocuteurs privilégiés des pouvoirs publics en matière de politique familiale. L'Union des familles en Europe, autre association représentant les intérêts des familles, conteste cette disposition.

Le Conseil constitutionnel ne devrait rendre ses décisions sur ces deux premières affaires que dans quelques jours.

S'il juge qu'une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés, le Conseil pourra décider de l'abroger.

Au total, 12 QPC lui ont déjà été transmises, huit par le Conseil d'Etat et quatre par la Cour de cassation.

Click here to find out more!

Repost 0
Published by Seth koko France - dans vision france
commenter cet article
29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 09:15

Concorde-crash-trial.jpgLa justice française rendra son jugement le 6 décembre dans l'affaire du crash du Concorde d'Air France, dans lequel 113 personnes avaient trouvé la mort à Gonesse le 25 juillet 2000.

AFP - Le tribunal correctionnel de Pontoise rendra le 6 décembre son jugement dans le procès du crash du Concorde d'Air France, qui a fait 113 morts le 25 juillet 2000 à Gonesse (Val d'Oise), a annoncé vendredi la présidente Dominique Andréassier.

Entamé il y a quatre mois, le procès s'est terminé vendredi après la plaidoirie de la défense de Continental Airlines, l'un des six prévenus. Deux de ses employés et trois anciens cadres français de l'aéronautique étaient également jugés.

La semaine dernière, le parquet avait requis 175.000 euros d'amende contre Continental Airlines, 18 mois de prison avec sursis contre ses deux employés, 2 ans de prison avec sursis contre l'ancien directeur du programme Concorde Henri Perrier, 80 ans, et la relaxe des deux autres prévenus français.

Selon l'accusation, une lamelle perdue par un DC10 de Continental Airlines sur la piste de décollage du Concorde aurait fait éclater un pneu, qui a perforé le réservoir et déclenché une inflammation du carburant, menant à la perte du supersonique.

Source: France24

Repost 0
Published by Seth koko France - dans vision france
commenter cet article
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 18:40

L'intégralité du débat avec Stéphanie Le Bars, mercredi 19 mai 2010

la-nantaise-verbalisee

Roseraie : Que veut nous signifier le gouvernement ? Cette loi ne protègera en rien les femmes qui y sont soumises, mais dans mon pays, les visages se montrent, je pense qu'il faut une loi mais pas celle qui est "posée".

Stéphanie Le Bars : Si le but du gouvernement était effectivement d'éradiquer de l'espace public ces femmes intégralement voilées, on peut penser que cette loi y répond. En partie – car on peut s'interroger sur l'applicabilité de la loi. Si, en revanche, le but poursuivi était de combattre un intégrisme religieux ou de réduire une tendance au communautarisme, ainsi que l'avait évoqué la mission parlementaire, alors, là, le but n'est certainement pas atteint.

Akbaraly : La France va-t-elle infliger des amendes aux princes saoudiens qui impose le niqab à "leurs" femmes ?

En décidant d'infliger des amendes aux femmes qui se déplaceraient voilées dans l'espace public, le gouvernement prend le risque de se heurter à un problème d'application de la loi. C'est d'ailleurs pour cette raison que la loi présentée ce matin en conseil des ministres prévoit une période de transition de six mois permettant aux femmes qui le voudraient de retirer volontairement leur voile intégral.

Car on voit mal des policiers interpeller dans la rue des femmes intégralement voilées ou, s'ils le font, on peut penser que ces femmes retireront leur voile, puis le remettront aussitôt le contrôle effectué. C'est en tout cas ce que beaucoup d'entre elles prétendent. Concernant les femmes venues des pays du Proche-Orient, on peut légitimement se demander si l'application sera effective sur les Champs-Elysées...

Mi : Dans un état laïque, on ne doit pas se positionner avec des arguments religieux. Pensez-vous honnêtement que l'on puisse, au pays des Lumières, obliger les femmes à rester dans l'ombre ?

Sur cette question, le gouvernement a pris soin de déconnecter ce débat sur l'interdiction de sa dimension religieuse. La loi ne fait aucunement référence à la laïcité, mais évoque le vivre-ensemble, l'ordre public, la fraternité, la dignité de la personne et l'égalité entre les hommes et les femmes.

Cette approche esquive néanmoins un des fondements du problème : le port du voile intégral relève bien d'une lecture particulière d'un texte religieux, le Coran. Si des femmes portent le voile intégral, c'est bien au nom de Dieu. Et ce, même si le Conseil français du culte musulman et nombre de théologiens ont rappelé, à l'occasion de ce débat, que le port du niqab ou du voile intégral n'était pas une obligation religieuse, mais relevait d'une pratique liée à une interprétation particulière de l'islam.

Shekan : Bonjour, je voudrais savoir si la loi sur le voile intégral ne risque pas de contraindre ces femmes à s'enfermer chez elles plutôt que d'oser se montrer dévoilées. Ces femmes jurent que le port du voile est un choix personnel, mais n'est-ce pas similaire à ce qu'affirment les membres d'une secte ?

Les femmes qui portent le voile intégral mettent effectivement en avant le fait qu'il s'agit d'un choix personnel et non d'un signe de soumission à leur mari ou à leur environnement, mais uniquement à Dieu. Les mêmes affirment qu'elles préféreraient ne pas sortir de chez elles plutôt que de sortir sans voile. On peut s'interroger sur cette affirmation, sachant qu'elles jouent aujourd'hui malgré leur voile un rôle social dans la famille, notamment auprès des enfants en allant les chercher et les conduire à l'école, ou en faisant les courses... L'organisation de la famille peut-elle se priver de ce rôle-là ?

Etudiante en gea : Est-ce que le fait de faire du tapage à propos de la burqa ne va pas susciter un regain de discrimination envers certaines personnes ? Est-ce vraiment dans une volonté d'intégration que l'Etat veut la supprimer ?

Le débat de ces derniers mois, à la fois sur l'identité nationale, l'islam et la burqa, a de fait contribué à poser des questions sur la place de l'islam dans la société française, et sur sa compatibilité avec la République. Le problème précis de la burqa n'a pu que radicaliser les positions des deux camps. La loi anti-burqa risque aussi de conforter les tenants d'un islam radical dans leur rejet de la société occidentale. Et de les installer dans un communautarisme dont ils ne cherchent pas à sortir.

Lactik : Personne ne cite le précédent de l'interdiction du voile à l'école. Quel fruit a-t-on retiré de cette loi ?

Le parallèle entre les deux questions ne tient pas. Concernant la loi d'interdiction du voile à l'école, on avait affaire en majorité à des jeunes filles mineures, évoluant dans un espace laïque et républicain, l'école, duquel les convictions religieuses, politiques ou autres sont exclues. La loi a permis de sanctuariser les établissements scolaires comme lieux de neutralité. Cela n'empêche pas les jeunes filles de porter le foulard à l'extérieur de l'école, une pratique qui existe évidemment toujours.

Triss : J'ai entendu à la radio qu'un tiers des femmes portant la burqa étaient françaises "de souche", et souvent célibataires. Est-ce vrai, et si oui, est-ce que les politiques ne sont pas en train de nous mentir, quand ils parlent d'une majorité de femmes soumises à leur mari ?

En ce qui concerne les chiffres, il est très difficile d'avoir une idée précise du nombre de femmes portant le voile intégral en France, et donc de connaître très précisément leur origine sociale ou familiale. Le ministère de l'intérieur a estimé ce chiffre à environ 2 000 sur l'ensemble du territoire. Il estime également qu'un quart de ces femmes seraient des converties, sans origine culturelle musulmane.

Sur la nature du phénomène, le développement de cette pratique tient davantage à la mondialisation des pratiques culturelles et religieuses qu'à un problème d'immigration. L'un des courants qui prône le port du voile intégral, le salafisme, a le vent en poupe dans l'ensemble des communautés musulmanes du monde, y compris en Europe. Son émergence et son développement sont facilités par l'accès à Internet et aux chaînes satellitaires, qui mettent à disposition de tous des prêches et des avis, venus notamment d'Arabie saoudite.

Angélique Owczarzak : En privant l'individu de pratiquer ses croyances comme il l'entend, la loi sur la burqa n'est-elle pas inconstitutionnelle ?

S'il est saisi, le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur la constitutionnalité ou pas de cette loi. S'il n'est pas saisi, des recours devant la Cour européenne des droits de l'homme ne sont pas exclus, les délais de réponse de cette instance prenant néanmoins plusieurs années.

Chat modéré par Caroline Monnot
Repost 0
Published by Seth koko France - dans vision france
commenter cet article
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 18:31

Quand la première secrétaire du PS dénonce "des discours démagogiques", le ministre de Travail ironise sur "la dame des 35h qui se transforme en dame des impôts".

martine-aubry.jpgEntre projet et contre-projet sur la réforme des retraites, Martine Aubry et Eric Woerth se sont livrés mercredi 19 mai à une joute argumentaire par radios interposées. Interrogée sur France Inter, Martine Aubry a détaillé les propositions du Parti socialiste pour les retraites. Au delà de la taxation financière, la première secrétaire du PS a insisté sur la nécessité de lutter contre le chômage des seniors et la possibilité pour les personnes ayant eu des emplois pénibles de continuer à prendre leur retraite à 60 ans. Parallèlement, le PS propose une surcote pour ceux qui choisissent de travailler plus longtemps.

De son côté, Eric Woerth a réagi au projet socialiste sur France Info, estimant que l'idée d'une retraite à la carte revenait à une diminution des pensions. Selon le ministre du Travail, la proposition du PS serait "un choc fiscal sans précédent" et d'ironiser : "la dame des 35h se transforme en dame des impôts".

Pour Eric Woerth, les sources de financement imaginées par le PS "sont des recettes virtuelles, car ce n'est tout simplement pas possible d'imposer à la société française un tel choc fiscal", car "qui est touché? L'emploi et le pouvoir d'achat".


"Le PS se trompe de réponse"

"En plus, l'ensemble des données présentées pour dire que l'on fera 20 à 30 milliards d'euros de recettes sont souvent fausses (...). Le PS doit retravailler pour donner de vrais chiffres, pas fantaisistes", a estimé le ministre.

Par exemple, augmenter les cotisations sociales pose problème selon lui car "elles sont déjà très élevées et chaque point, c'est 50.000 chômeurs de plus".

Quant à puiser dans l'impôt sur les sociétés des banques, "ce n'est pas une recette stable" et "ce sont les Français qui paieront puisque les banques leur refactureront". "Le PS se trompe d'analyse et donc de réponse", a déclaré Eric Woerth.

Selon lui, "le choc fiscal sans précédent" proposé par le PS "est là pour répondre à un choc démographique, il n'y a pas de réponse démographique !"


L'argument démographique

En écho, Martine Aubry a souligné que le PS ne contestait "absolument pas" l'argument démographique pour la réforme des retraites, pas plus que la loi qui "propose aujourd'hui" qu'on passe "à 41 ans (de cotisation) en 2012, et 41 ans et demi en 2025".

"Nous ne contestons absolument pas" l'argument démographique, a déclaré la première secrétaire du PS sur France Inter au lendemain de l'adoption par le PS de sa réforme des retraites. Celle-ci est axée sur une taxation financière et bancaire, et le maintien de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans.

Concernant la durée de cotisation, "nous actons que nous sommes à 41 ans en 2012 et que nous serons à 41 ans et demi en 2025" comme la loi le "propose aujourd'hui", a-t-elle ajouté.

Selon la maire de Lille, "personne ne dit aujourd'hui qu'il faut aller plus loin", y compris selon elle, "le gouvernement qui l'exclut dans son document travail" sur les retraites. Elle a enfin demandé à Nicolas Sarkozy de sortir "des discours démagogiques" pour revenir dans la réalité. "Retombons sur terre et ne parlons pas de régulation financière si on ne veut rien faire".

(Nouvelobs.com)

Repost 0
Published by Seth koko France - dans vision france
commenter cet article
6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 12:53

nicolas-sarkozy-et-francois-fillon.jpgLe Premier ministre, qui s'est exprimé hier sur la situation financière de la France en réaction à la crise grecque, a annoncé la tenue d'un séminaire pour préparer les budgets de 2011 et 2012.

François Fillon a préparé mercredi 5 mai les esprits à des "décisions difficiles" qui seront mises en oeuvre dans le budget 2011 pour conforter la situation économique et financière de la France et éviter un scénario à la grecque.

Le Premier ministre a annoncé sur TF1 la tenue d'un séminaire gouvernemental jeudi pour préparer les budgets de 2011 et 2012.

A cette occasion, "on va prendre des décisions qui seront des décisions difficiles", a-t-il averti.


"Baisser la dépense"

Objectif : réduire le déficit aggravé par la crise économique, pour protéger "la signature" de la France auprès des agences de notation et lui éviter ainsi de connaître le même sort que l'Espagne, le Portugal et la Grèce, dont le gouvernement a adopté une politique de rigueur inédite déclenchant la colère de la population.

"La France est aujourd'hui avec l'Allemagne la meilleure signature en Europe. Nous devons tout faire pour conserver cette signature", a martelé le chef du gouvernement.

A cette fin, il faut "faire des réformes" et "ne pas rester immobile face à un monde qui est en train de changer", a-t-il plaidé. Il est ainsi impératif, a-t-il dit, de "baisser la dépense" publique -"dont les dépenses sociales"- qui est aujourd'hui "trop élevée", sans cependant détailler les mesures d'économie envisagées.

Il a aussi chiffré à cinq milliards d'euros le rabotage que le gouvernement entend réaliser sur les niches fiscales, qui coûtent chaque année 70 milliards à l'Etat.


L'attaque contre l'euro "va échouer"

En revanche, sur le dossier sensible des retraites - dont le déficit qui ne cesse de se creuser contribue à l'endettement du pays – le Premier ministre n'a pas dit s'il entendait reporter l'âge légal de départ, aujourd'hui à 60 ans, sans toutefois nier qu'il s'agissait d'une option possible. "Tous les autres pays européens, tous les pays développés ont fait le choix d'augmenter la durée de cotisations ou de repousser l'âge légal de la retraite, c'est donc une solution que nous étudions parmi les autres", a-t-il déclaré.

L'annonce d'une possible dégradation de la dette du Portugal et les violences meurtrières lors des manifestations en Grèce ont fait rechuter les Bourses européennes mercredi et plonger l'euro sous les 1,29 dollar, son plus bas niveau depuis mars 2009. Mais cette "attaque spéculative" contre la monnaie européenne "va échouer", a assuré François Fillon parce que la zone euro est "solide" et que l'Europe a fait preuve d'"une solidarité sans faille" à l'égard d'Athènes.


Fillon reconnait des "erreurs"

Le Premier ministre, qui s'exprimait à la veille du 3e anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, s'est dit "fier" de le servir. Tout juste a-t-il reconnu "ici ou là" des "erreurs", notamment sur la taxe carbone, qui aurait pu être "mieux préparée".

Il s'est surtout attaché à défendre le bilan de l'exécutif: "il y a eu beaucoup de réformes importantes qui ont été faites. Peut-être qu'elles ont déstabilisé nos concitoyens mais quand ils feront le bilan ils constateront que la France est aujourd'hui en Europe le pays qui (...) a les meilleurs résultats".

Pense-t-il à une candidature présidentielle le matin en se rasant, selon la formule désormais célèbre ? "Non", a répondu François Fillon en souriant. Il n'a pas voulu dire non plus s'il souhaitait que son bail à Matignon se prolonge jusqu'en 2012 alors que son départ à l'automne est souvent évoqué.


Source: Nouvelobs.com

Repost 0
Published by Seth koko France - dans vision france
commenter cet article
6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 12:43

voilier.jpg8 juin 2009 : les autorités brésiliennes repêchent un morceau de l'avion d'Air France.


Pour autant, cela ne signifie pas qu'elles puissent être retrouvées car elles n'émettent plus et la zone où elles se trouvent est très accidentée.

Les boîtes noires du vol Rio-Paris ont été localisées avec une "incertitude de 5 km" mais "cela ne signifie pas que l'on va les retrouver", a déclaré jeudi à l'AFP le général Christian Baptiste, porte-parole adjoint du ministère de la Défense. Les spécialistes de la Marine nationale "ont pu déterminer une zone avec une incertitude de 3 milles nautiques", soit 5 km, a-t-il déclaré. "La zone d'incertitude correspond à un rayon de 3 MN autour d'un point de référence", a précisé le porte-parole de la Marine nationale, Hugues du Plessis d'Argentré. "Cela revient à rechercher une boîte à chaussures dans une zone de la taille de Paris, par 3.000 mètres de fond et sur un terrain aussi accidenté que les Alpes", a-t-il observé. Le général Baptiste l'a également souligné : "cela ne signifie pas que l'on va retrouver les boîtes noires parce qu'elles n'émettent plus et que la zone où elles se trouveraient est très accidentée".

Analyse des précédents enregistrements

Toujours selon le porte-parole adjoint du ministère, la localisation des boîtes noires a été rendue possible par la mise au point d'un nouvel algorithmeThales. Celui-ci a permis d'analyser à nouveau des enregistrements effectués par les sonars du sous-marin nucléaire d'attaque Emeraude lors d'une précédente campagne de recherches conduite à l'été dernier, a-t-il précisé en substance. "Ils ont alors découvert des signaux qui correspondent aux caractéristiques des pingers", balises émettrices des boîtes noires, a expliqué le général Baptiste. "Alertée par Thales, la Marine nationale a refait le même travail, parvenant à déterminer la zone d'incertitude grâce à la géolocalisation des enregistrements", a-t-il précisé. (logiciel, ndlr) développé par des spécialistes de

 

Encore des vérifications

Toujours selon le général Baptiste, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) qui conduisait avec des moyens civils une nouvelle campagne de recherche des boîtes noires à 60 km de la zone nouvellement localisée, pourrait la prolonger compte tenu de ces nouveaux éléments. Le crash de l'AF447 Rio-Paris a fait 228 morts le 1er juin 2009. Un peu plus tôt, le ministère de la Défense avait affirme avoir en effet localisé les boîtes noires en précisant qu'il fallait encore "vérifier et valider l'information". "Nous avons été informés par Dominique Bussereau (secrétaire d'Etat aux Transports) que la marine nationale aurait localisé les boîtes noires. Cette information doit être à présent vérifiée et validée par nos équipes au Bourget (siège du BEA) et avec nos équipes sur les bateaux", avait déclaré à l'AFP une porte-parole. "Il semblerait que le ministère de la Défense ait travaillé des images recueillies lors de la première phase de recherches quand les enregistreurs de vol émettaient encore un signal (entre début juin et mi-juillet 2009)", avait-elle expliqué.

 

Les sondes Pitot en cause

Seules les boîtes noires permettraient de comprendre les causes exactes de l'accident selon le BEA. Il estime pour l'heure que les sondes Pitot mesurant la vitesse, défectueuses, ne pouvaient expliquer à elles seules l'accident.

Le BEA a décidé de prolonger jusqu'au 25 mai sa troisième phase de recherche.

(Nouvelobs.com avec AFP)

Repost 0
Published by Seth koko France - dans vision france
commenter cet article

Présentation

  • : ACSCI France
  • ACSCI  France
  • : L’ACSCI (Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne) est une cellule de réflexion d’intellectuels ivoiriens qui s’unissent pour la défense des droits des populations."Vous souhaitez adhérer ou représenter notre cellule dans votre pays de résidence, n’hésitez pas à nous contacter."
  • Contact

Le Fondateur

  • Seth koko France
  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur
  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur

Annonces

Cote-divoire-drapeaudrapeau franceBienvenue sur le site officiel de la représentation française de l'ACSCI

Vous souhaitez intégrer notre céllule de réflexion l'ACSCI (l'Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne), le groupe de France, contactez-nous à acscifrance@sethkoko-blog.com ou Tel: 0033 666155982

Recherche