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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 11:42

Cote d'ivoireLa décision prise le 12 septembre par le gouvernement ivoirien d’enseigner les droits de l’homme dès l’école primaire est salutaire. Et je la salue.
La question des droits de l’homme se trouve, en effet, au début et à la fin des sociétés actuelles, démocratiques et modernes. Elle est, tout aussi bien, au début et à la fin de la vie de l’homme, de tous les hommes. La maxime latine que tous les juristes et surtout les étudiants en droit radotent à satiété, en témoigne. L’enfant simplement conçu est considéré comme né chaque fois qu’il y va de ses intérêts ou de la présomption infans conceptus.... C'est-à-dire que dès le ventre de sa mère, l’enfant simplement conçu dont le géniteur vient à mourir, conserve sa part dans la succession de cujus.
Tout au long de sa vie sur terre, l’être humain a des droits . A sa mort, il a tout aussi droit à une digne et correcte sépulture.

Droits constitutionnels
Et pourtant, combien de dirigeants, d’hommes politiques d’ici et d’ailleurs ne finissent-ils pas par "oublier " cette cruelle et implacable vérité ? Tout ce que fait et revendique l’être humain, est enfermé dans un ensemble de droits prévus d'abord par la constitution ivoirienne ( elle comprend 28 articles relatifs aux droits de l’homme sur 134 en tout ), la Déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples du 27 Juin 1981, les différents pactes internationaux, sans compter des textes fondateurs et majestueux tels que la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789, le très beau et brillant texte de la Déclaration d’indépendance américaine de 1776, etc.
Tous ces textes placent l’homme au début et à la fin de tout, principalement et sûrement de l’action politique.
En fait, tous ici et là, avons mis du temps, trop de temps à nous rendre compte de ce caractère central et suprême de la problématique des droits de l’homme. Que l’homme vive et vive bien, c’est l’affaire des Droits de l’homme. Il s’agit du droit à la vie, premier et fondamental droit de l’homme ! Que l’homme puisse se soigner, se nourrir, se vêtir, envoyer sa progéniture à l’école, etc.… tour à tour, se trouvent concernés par le droit à la santé, le droit à l’alimentation, et le droit à l’éducation, etc. Tout ce que nous faisons, je dis bien tout ce nous faisons sur cette terre, relève bel et bien des droits de l’homme.
Que le citoyen ordinaire l’oublie, peut paraître «normal» mais que les hommes politiques feignent, eux aussi, de le passer par pertes et profits et voilà un drame, un scandale ! Chocking, diraient les anglo-saxons !
A quoi servirait l’action politique si elle ne vise pas à assurer à l’être humain un minimum d’existence digne et décente ? A quoi rimerait et conduirait une carrière politique si au bout du compte, il n’y’a pas la satisfaction des intérêts et aspirations du peuple, c'est-à-dire de chacun des hommes qui le composent ?
Construire des hôpitaux pour que les citoyens puissent se soigner, c’est œuvrer au respect du droit à la santé, construire des écoles pour que les enfants puissent aller à l’école, c’est leur garantir le droit à l’éducation. Bâtir une économie forte et prospère pour donner un emploi à chaque diplômé, c’est satisfaire le droit au travail et subséquemment, le «droit au développement et au plein épanouissement» que prévoit pour tout être humain l’article 7 de notre loi fondamentale. Nous sommes donc en pleins droits de l’homme ou droits humains (pour éviter toute discrimination sexiste) !
C’est donc ce domaine si vital que le gouvernement ivoirien, en prenant la décision de l’enseigner désormais dès l’école primaire, vient de... rétablir dans ses droits si l’on ose dire.
Trop tard si l’on pense aux cruautés, atrocités et graves violations des droits de l’homme de ces dernières années en Côte d’Ivoire, surtout aux 3000 morts de la dernière crise postélectorale ? Peut-être mais ne dit-on pas aussi qu’il vaut mieux tard que jamais ?

Le droit chemin...
En entérinant cette recommandation de l’ONU pour l’éducation aux droits de l’homme, la Côte d’Ivoire revient sur le droit chemin. Non seulement, il s’agit désormais pour le gouvernement d’œuvrer par des hôpitaux, des écoles, des routes, etc., au bien-être des Ivoiriens et au respect de leurs droits, mais aussi de dire et de professer, dès l’école primaire, ce que sont ces droits et comment en assurer le respect et la défense ! C’est tout bénef !
Ce n’est pas un hasard si du 9 au 22 octobre, la 52ème session de la Commission Africaine des Droits de l’homme et des peuples (CADHP) se tiendra, pour la première fois en terre ivoirienne à Yamoussoukro, grâce aux énormes et inlassables efforts du gouvernement ivoirien, notamment du ministre des Droits de l’Homme et des Libertés publiques, M. GNENEMA Coulibaly Mamadou. L’existence d’un tel ministère est en soi un autre point de satisfaction et un autre gage de bonne et saine gouvernance !
Les Droits de l’homme dès l’école primaire, c’est sans jeu de mots, la Côte d’Ivoire ... à l’école des Droits de l’Homme. Résolument…
*Yao Noël, Journaliste-Juriste,
Ancien 2ème vice président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire.
Par Yao Noël

L'intelligent d'Abidjan

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 21:49

Présidente Paulette Badjo, présidente de la commission nationale d’enquête sur les évènements de la crise postélectorale, a remis, hier, ses conclusion au chef de l’Etat, Alassane Ouattara. Séance tenante, ce dernier, à son tour, les remises à son premier ministre Ahoussou-Kouadio Jeannot, avec la consigne ferme que la justice engage des poursuites contre les auteurs. Paulette Badjo a dépeint à grands traits le tableau macabre des exactions ainsi commises sur la période du 30 octobre 2010 au 15 mai 2011 inclus. Sur 3248 personnes tuées, 1452 meurtres ont été commis par «les forces pro-Gbagbo», dont 1009 exécutions sommaires, 727 par les Frci dont 545 exécutions sommaires et 200 par les dozos. Le rapport épingle aussi « les groupes d’autodéfense » ou miliciens pro-Gbagbo. 57 autres sont le fait de ceux que la commission appelle, «diverses personnes». S’ajoutent, notamment, 3248 cas de «violations du droit à la vie», 8141 «atteintes à l’intégrité physique», 345 cas de « tortures », 194 cas de « viols», 265 « disparitions forcées » et 260 «détention arbitraires». Sur 15875 personnes auditionnées par la commission d’enquête, instance non judicaire, 13344 se sont révélées être des victimes. «Ces chiffres, a dit la présidente de la commission d’enquête, sont en deçà de la réalité». Visiblement scandalisé, la voix enrouée par l’émotion, Alassane Ouattara tentera, en vain, de se donner de la contenance, cachant difficilement son émotion au vu des nombreuses pertes en vies humaines et autres exactions. «Vous imaginez la peine que je ressens en écoutant le résumé du rapport de la Commission Nationale d’Enquête sur les atteintes aux Droits de l’Homme et au Droit Humanitaire survenues après l’élection présidentielle des 31 octobre et 28 novembre 2010. Ce moment est important pour les Ivoiriens, pour ceux qui vivent en Côte d’Ivoire et pour la Communauté internationale car ce rapport était très attendu», a-t-il dit, rendant hommage aux «nombreuses victimes qui n’ont pas hésité à témoigner librement et sans peur devant la Commission, des témoins qui ont apporté leur éclairage». «La Côte d’Ivoire a connu ces dix dernières années une crise militaro-politique. Cette crise a été longue et éprouvante. L’espoir des Ivoiriens était de retrouver la paix, la liberté et la démocratie par des élections libres, transparentes et crédibles. Malheureusement, les élections d’octobre et de novembre 2010, qui se sont bien déroulées dans l’ensemble, avec un taux de participation historique, ont débouché sur une crise sans précédent, marquée par des violations graves et massives des Droits de l’Homme et du Droit International Humanitaire» a-t-il déploré. «A mon tour, je remets ce rapport à Monsieur le Premier Ministre, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice afin qu’il l’examine avec le plus grand intérêt, en vue de prendre les mesures qui s’imposent. Conformément à nos engagements, ce rapport sera rendu public afin que tous les Ivoiriens et tous ceux qui le souhaitent puissent en prendre connaissance (…) J’ai la ferme conviction que le processus enclenché atteindra l'objectif d'apaisement des cœurs et de réconciliation que nous nous sommes fixé s'il s'accompagne de réformes qui renforceront les garanties de non-répétition d’actes qui portent atteinte à la dignité humaine», a insisté le chef de l’Etat. La cérémonie qui a eu lieu dans la soirée à la salle des Pas perdus de la présidence, a réuni, outre le chef du gouvernement, le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, le représentant spécial des Nations unies en Côte d’Ivoire, Berth Koenders, les présidents d’institutions, déverses chancelleries, les ministres des Droits de l’homme, de la Justice, de l’Intérieur et de la Défense notamment.
BENOIT HILI

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 21:06

Duékoué:ABIDJAN (AFP) - Des militaires ivoiriens et des chasseurs traditionnels "dozos", servant de supplétifs aux forces armées, ont appuyé l`attaque meurtrière contre un camp de déplacés de l`Ouest ivoirien, affirme une importante ONG ivoirienne dans un communiqué transmis lundi à l`AFP.

Le camp de Nahibly, voisin de la ville de Duékoué, qui accueille des déplacés de la crise postélectorale de 2010-2011, "en majorité de l`ethnie guéré", a été attaqué vendredi par "des assaillants composés de jeunes Malinké (ethnie originaire du Nord, ndlr), avec le soutien des chasseurs traditionnels appelés +dozos+ et d`éléments identifiés comme membres des Forces républicaines de Côte d`Ivoire" (FRCI, armée), indique la Ligue ivoirienne des droits de l`Homme (Lidho).

La Lidho "est profondément indignée par la passivité coupable tant des soldats onusiens que des forces de sécurité ivoiriennes qui ont abandonné des populations civiles entre les mains des assaillants", écrit son président, René Legré Hokou.

Après cette "barbarie", l`ONG "interpelle" le président Alassane Ouattara et le chef de l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (Onuci) Bert Koenders, sur "leur responsabilité de protection et de secours humanitaires".

Selon la Lidho, l`attaque contre le camp s`est soldée par "au moins une dizaine de morts dont un homme brûlé vif, des dizaines de blessés, des personnes enlevées et plusieurs personnes réfugiées dans les forêts".

Au moins sept personnes selon l`ONU, neuf selon des sources locales, ont été tuées dans le camp détruit en représailles à la mort de quatre personnes dans un quartier malinké (ou dioula) de Duékoué.

Des déplacés et d`autres sources locales interrogées par l`AFP ont accusé des FRCI d`avoir pris part à l`attaque.

L`Onuci et le gouvernement ivoirien se sont rejeté la responsabilité de la protection du camp et ont annoncé des enquêtes.

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 19:16

MonsieurUne délégation de la direction intérimaire du Front populaire ivoirien (FPI), s'est rendue hier dimanche 06 mai à Bouna. Conduite par le secrétaire général par intérim Laurent Akoun, et composée de Jean Gervais Tchieidé, secrétaire national chargé du patrimoine et des finances, N'Guettia Yao Kouman, secrétaire national chargé du Zanzan et Kouakou Krah, secrétaire national chargé de la solidarité, cette mission s'est rendue dans le chef-lieu de la région du Boukani pour une réunion avec les structures de base du parti. Mais selon les responsables du FPI, cette rencontre a été perturbée par des individus se réclamant du Rassemblement des républicains (RDR). « La LMP ne peut se réunir ici à Bouna, sans que le RDR n'ai donné son accord ». Selon des responsables du parti à la rose joints hier au téléphone, ces propos ont été tenus par le secrétaire général de la jeunesse du RDR de Bouna-commune.

Et qu'il a intimé l'ordre à Laurent Akoun de mettre fin à la réunion qu'il dirigeait aux environs de 15h15, à la salle des fêtes du foyer de Bouna. Pour rappel, il s'agissait de la première réunion du FPI à Bouna depuis la fin de la campagne pour le second tour de la présidentielle de novembre 2010. Selon les explications recueillies auprès de responsables du parti à la rose présents à Bouna, les faits se sont produits au moment où Laurent Akoun présentait les conclusions de la récente convention ordinaire du FPI aux militants de Bouna, et expliquait les enjeux du dialogue avec le pouvoir. Des bruits ont commencé à se faire entendre dehors. Le secrétaire général du FPI poursuit néanmoins son intervention, mais il ne pourra aller plus loin. Puisqu'un groupe de jeunes se réclamant du parti au pouvoir envahit la cour du foyer, faisant du vacarme et proférant des menaces. Le fédéral FPI de Bouna, Kambou Difilé, est surpris par l'irruption de ces jeunes à la salle des fêtes du foyer. D'autant plus que le FPI a obtenu toutes les autorisations pour tenir cette première réunion. « Monsieur le Préfet est informé », s'écrie Kambou Difilé pour tenter de faire entendre raison à ces jeunes, mais rien n'y fit. Les casques bleus de l'ONUCI qui avaient pris des dispositions pour sécuriser cette réunion du FPI, encerclent le bâtiment et en interdisent l'accès aux jeunes perturbateurs. Mais la tension devient électrique avec l'insistance des jeunes de mettre fin à cette réunion, en faisant intervenir des renforts qui étaient déjà en route pour le foyer. Le commissaire de police arrive aussitôt sur les lieux et en accord avec la délégation FPI, il est mis précipitamment fin à la rencontre.

Un cordon de sécurité est formé autour des véhicules des responsables du FPI, et le cortège s'ébranle sous les hués des jeunes républicains. Les engins de l’Onuci et le commissaire de police escortent la délégation du FPI jusqu'au village de Kopkingué, situé à 34 km de Bouna, sur l'axe Bouan-Bondoukou. Pour Laurent Akoun, chef de la délégation, il est « déplorable » de constater de tels faits. « Que ce genre d'incidents ne se reproduisent plus », a insisté le numéro deux du parti de l'ex-président Laurent Gbagbo. La réunion a pu se tenir pendant une quarantaine de minutes, avant d'être interrompue. Aux alentours de 19H, la délégation est accueillie à Nassian pour une autre réunion avec les militants et responsables politiques. Cette fois, les choses se déroulent bien. Prochaine étape de la tournée du FPI dans la région du Goutougouo-Boukani, les villes de Sandégué et Tanda. La tournée de la direction du Front populaire ivoirien s'achève le mercredi 09 mai, avec les escales de Koun-Fao et Tankessé.

A. A. (avec A. O. depuis Bouna)

L'Inter

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 00:26

Janoh et gbagbo-copie-1Abidjan - Soixante-deux militaires fidèles à l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo ont été inculpés pour des crimes commis
durant la crise post-électorale, dont 40 ont été placés en détention, a annoncé jeudi la justice militaire.

"Soixante-deux inculpations" ont été prononcées contre des militaires du régime déchu, a déclaré à l`AFP le commissaire du gouvernement (procureur militaire) Ange Kessi.

Quarante de ces inculpés "ont été placés sous mandat de dépôt", a-t-il ajouté. Parmi la vingtaine d`officiers en détention figure le général Brunot Dogbo Blé, ex-commandant de la redoutée Garde républicaine.

Récemment revenu de son exil du Ghana, le colonel-major Boniface Konan a été laissé en liberté. Egalement inculpé, le commandant Jean-Noël Abéhi, chef de l`escadron blindé de la gendarmerie du camp d`Agban à Abidjan, est en
fuite, après être brièvement rentré à Abidjan en mai.

Les militaires détenus sont incarcérés à Abidjan et Korhogo (nord). Certains avaient été interpellés il y a plusieurs semaines et étaient gardés dans des camps militaires, a précisé Ange Kessi.

Les chefs d`accusation retenus sont: "arrestation illégale, séquestration suivie de meurtre, recel de cadavre, viol, vol, violation de consignes, détention arbitraire, détournement de fonds aux fins d`achat d`armes et de recrutement de mercenaires, formation et entretien de miliciens", a-t-il énuméré.

Parmi les militaires placés en détention figurent "trois officiers" inculpés pour des tirs d`obus à Abidjan sur le quartier d`Abobo (nord), fief du nouveau président Alassane Ouattara, a encore indiqué le commissaire du gouvernement.

e 3 mars, sept femmes qui participaient à une manifestation avaient été tuées par des tirs des Forces de défense et de sécurité (FDS) du régime Gbagbo, déclenchant une condamnation internationale. Le bombardement d`un marché le 17 mars avait fait une trentaine de morts dans le même quartier, selon l`ONU.

Ces inculpations, qui s`ajoutent à celles de 37 personnalités politiques du régime Gbagbo, surviennent alors que le président Ouattara a le week-end dernier "tendu la main" au camp adverse, spécialement aux exilés au Ghana.

Les intéressés ont de nouveau exigé la libération de leurs compagnons et l`arrêt des poursuites.

AFP

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 00:23

Abidjan - Des éléments de la nouvelle armée du président ivoirien Alassane Ouattara commettent encore de nombreuses exactions, a averti jeudi l'ONU, se disant aussi préoccupée par les conditions de détention de l'ex-chef d'Etat Laurent Gbagbo quatre mois après la crise post-électorale.

Du 11 juillet au 10 août, "26 cas d'exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires" et "85 cas d'arrestations arbitraires et de détentions illégales" ont été relevés, a annoncé lors d'un point presse Guillaume Ngefa, en charge des droits de l'homme au sein de la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci).

Les "nombreuses" violations des droits de l'homme ont impliqué "principalement" des éléments identifiés par des habitants et des victimes comme appartenant aux Forces républicaines (FRCI), a-t-il précisé à l'AFP.

Composées alors essentiellement d'ex-rebelles nordistes, les FRCI ont, avec
l'aide de la France, arrêté Laurent Gbagbo le 11 avril après quatre mois de crise post-électorale, dont deux semaines de guerre. Née de son refus de reconnaître sa défaite au scrutin de novembre 2010, la crise a fait au moins 3.000 morts.

Les Forces républicaines sont désormais le nom de la nouvelle armée, où les ex-belligérants sont en cours d'unification.

Si la sécurité s'est nettement améliorée ces derniers mois, en particulier dans la capitale économique Abidjan, les FRCI restent accusées d'exactions, violences ou pillages. M. Ouattara, qui a nommé de nouveaux chefs militaires, a d'ailleurs souhaité que les rangs de l'armée soient "assainis".

Les 26 personnes exécutées, parmi lesquelles un enfant de 17 mois, ont été tuées notamment dans des villages proches d'Abidjan et de Duékoué (ouest, théâtre de tueries en mars), dans des régions peuplées de nombreux partisans de l'ex-président.

Ces exécutions ont été attribuées "aux éléments des FRCI, aux membres de la confrérie des Dozos (chasseurs traditionnels)" qui les appuient et "aux miliciens gueré" pro-Gbagbo, selon M. Ngefa.

"Huit fosses communes ont été découvertes aux alentours de trois établissements scolaires" à Abidjan dans le quartier de Yopougon (ouest, fief de M. Gbagbo), a-t-il encore déclaré, sans pouvoir préciser le nombre de corps enterrés.

Après une visite récente aux personnalités du camp Gbagbo détenues, l'Onuci a aussi exprimé "quelques préoccupations" sur les conditions de détention de l'ancien président, en résidence surveillée à Korhogo (nord). Le responsable onusien n'en a pas dit davantage, mais compte faire des "recommandations" au gouvernement.

Les conditions de détention de l'ex-première dame Simone Gbagbo, assignée à résidence à Odienné (nord-ouest), "sont bonnes", a par ailleurs assuré Guillaume Ngefa.

L'ancien couple présidentiel, qui n'a pas été inculpé pour l'heure, est sous la garde de militaires ivoiriens et de Casques bleus.

Après une nouvelle vague d'inculpations ces derniers jours, 37 autres personnalités du régime déchu, dont une bonne partie de l'ex-gouvernement, sont accusées d'atteinte à la sûreté de l'Etat ou d'infractions économiques et en détention préventive dans d'autres villes du nord.

Si pour la plupart les conditions de captivité sont satisfaisantes, elles ne sont "pas vraiment conformes" pour les sept prisonniers de Bouna (nord-est), a déclaré M. Ngefa, évoquant des problèmes d'hygiène. Mais il a récusé toute "torture physique" pour ces détenus, dont le chef de l'ancien parti au pouvoir, Pascal Affi N'Guessan.

Les avocats et partisans de ces prisonniers ont régulièrement dénoncé des
incarcérations jugées "arbitraires", soulignant en particulier que
l'ex-président est retenu sans charge depuis quatre mois.

AFP

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 12:19

famDans notre parution du mercredi 9 mars 2011, nous faisions une brève présentation de quatre des sept femmes martyres tuées à Abobo. Nous rééditons cet article.

A l’évidence, l’on n’a pas la même réaction face à une victime qu’on connaît, personnellement ou juste à travers des informations la concernant, et une autre dont on ignore tout. Pour empêcher que prospère le manque d’humanisme qui s’est invité dans le débat sur l’assassinat de femmes à Abobo par des soldats pro-Gbagbo, nous avons rencontré, hier, quatre des sept familles endeuillées. Et, nous avons pu entrer en possession des photos de trois des victimes. Le massacre a bel et bien eu lieu.

Elles sont rentrées dans l’histoire de la Côte d’Ivoire dans la douleur et la violence. Coulibaly Fatoumata, 34 ans, Touré Adjara, 41 ans, Koné Mayamou, 23 ans, Sylla Malô ont été froidement et sauvagement assassinées à l’arme lourde, le jeudi 3 mars dernier, par les soldats de Laurent Gbagbo alors qu’elles participaient à une marche pacifique à Abobo.

Comme si cette barbarie ne suffisait pas, des organes proches de l’ex-chef d’Etat qualifient ce massacre de montage. Pourtant, dans les rues d’Abobo, tout semble être rythmé par cette horreur. Nous l’avons constaté, hier.

Koné Mayamou, 23 ans

La mère de Koné Mayamou est encore sous le choc. Au sous-quartier Samaké où nous l’avons rencontrée, elle continue de recevoir des salutations de condoléances. Le jour de la marche, relate-t-elle, sa fille lui a demandé la permission d’y aller. Chose qu’elle accepta. Loin d’imaginer que ce serait son dernier jour sur terre. A l’instar de ses camarades du quartier, Mayamou s’est rendue à la manifestation. La suite de ce qui s’est passé, elle la tient des amies de sa fille. Le monde entier également, pour l’avoir lu ou vu dans la presse. Contrairement aux autres victimes, Mayamou a rendu l’âme à l’hôpital général d’Abobo. La mère de la défunte parle sans pleurer. Par « dignité ». Pourtant la mère éplorée n’a pas besoin de parler pour qu’on devine la douleur qui la tenaille. Perdre sa fille de 23 ans, son seul soutien pour subvenir aux besoins de ses autres quatre enfants, est douloureux à supporter. En effet, selon sa mère, Mayamou lui venait en aide pour la prise en charge de ses enfants grâce à son commerce de noix de coco. « Elle partait vendre à Angré à pied », confie-t-elle. Regardez la photo. Peut-être l’avez-vous une fois rencontrée. Alors, vous comprendrez que ce n’est pas un animal qui a été tué. Non, ce n’est pas un montage !

Coulibaly Fatoumata, 34 ans

Depuis cette journée folle, S.A. est veuf. Coulibaly Fatoumata, son épouse depuis 1997 a été tuée par des soldats de Gbagbo. A Agbékoi où il réside, l’ambiance est loin d’être funèbre.

Cette épreuve est vécue avec honneur et dignité. Des confrères de la presse internationale arrivent au même moment que nous. Signe que l’affaire intéresse plus d’une personne. « Avez-vous touché à ses affaires ? », intérroge un confrère. « Non, tout est comme elle les avait laissées. Seulement, on a bu les jus qu’elle avait mis au réfrigérateur », lui répond-on.

Des rires légers fusent. Puis… Qui était ‘’Mam’’ ? Son mari argue qu’elle faisait le commerce entre la Côte d’Ivoire et le Togo. « On prévoyait qu’elle partirait à Dubaï dès la fin de la crise », révèle-t-il. La défunte n’a pas eu d’enfant. Mais, elle était, selon le veuf, une mère attentionnée pour les enfants que lui-même avait eus avant de la marier. Le jour de la marche, rapporte un voisin, elle est celle qui a le plus motivé les femmes à sortir. « Elle leur disait de ne pas avoir peur. Et, qu’on peut croiser la mort partout. Elle leur disait aussi qu’autant mourir pour une bonne cause », confie un de ses anciens beaux. Voyait-elle la chose venir ?

Touré Adjara, 41 ans

Toujours à Agbékoi, se trouve la famille de Touré Adjara. Celle-ci laisse derrière elle trois orphelins : une fille qui s’appelle Mariam et deux garçons qui sont Solo et Arouna. « Lorsque les femmes sont revenues de la marche, Arouna a pleuré toute la journée parce qu’il ne voyait pas sa mère. Personne ne savait comment le lui dire », raconte l’oncle de la défunte.

Venus sans prévenir, nous n’avons pas pu avoir une photo d’Adjara. Son frère qui aurait pu nous en donner une, selon l’oncle, était absent. La mère de la victime n’en revient pas lorsqu’on qualifie de montage la mort de sa fille. « Ils disent que c’est faux ? Dieu les paiera pour cette méchanceté. Il les dévoilera. Comment peut-on ôter la vie aussi cruellement à des gens ? », interroge-t-elle.

Sylla Malô

Autre victime à Agbékoi, Doumbia Mama. Elle laisse derrière elle une fille d’environ deux ans.

Il n’a pas été possible d’échanger avec des membres de la famille. Cependant, une voisine nous a donné une photo de la défunte. (NB : cette difficulté ne nous a pas permis d’avoir le nom réel de la victime qui nous avait été présentée comme s’appelant Doumbia Mame, ndlr).

Les corps des victimes sont à la morgue. La peine des parents est grande. Rien ne pourra remplacer ces morts. Rien du tout ! Mais une chose peut consoler leurs proches. Que les coupables paient après que le combat pour lequel elles ont été tuées a abouti.

Source: Nord-Sud

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 12:21

gana.jpg• Le cri du cœur du HCR

Si toutes les conditions pour le retour des personnes déplacées ne sont pas encore réunies, celles qui décident tout de même de regagner leurs différentes localités sont confrontées à d'énormes difficultés. Pas de logement, pas de nourriture, ces populations manquent presque de tout.

En ce début d'après-midi du jeudi 28 juillet 2011, il y avait du monde devant l'entrepôt du Programme alimentaire mondial(PAM) de Toulepleu. Ce jour-là, en y arrivant, Cyrille espérait retourner avec des dons offerts par deux agences des Nations Unies, le PAM et le HCR.

Mais devant l'affluence, la distribution n'a pu avoir lieu: les camions de livraison n'ont pu rallier la ville, pour cause de panne. Rendez-vous a été pris pour samedi 30 juillet 2011. La franchise de l'assistant de programme du PAM, Mawa Coulibaly, a rassuré les nombreuses personnes déplacées venues en grand nombre pour bénéficier de ces dons. Ces dons composés de vivres et de non vivres distribués à 6 mille familles conjointement par ces deux organisations internationales. Dans cette ville, environ 30 mille personnes qui s'étaient déplacées du fait de la crise post-électorale sont de retour. Les uns viennent du Liberia voisin, d'autres des forêts environnantes. Un retour qui s'est fait à pas hésitants, à cause de multiples obstacles. Koulaté Stéphane est une jeune animateur à la radio de Toulepleu.

Rentré du Liberia depuis un mois après avoir fui la ville le 4 avril dernier, il a repris son travail. « Mais il faut reconnaître qu'il y a des militaires qui ne sont pas galants à notre endroit », dénonce-t-il, avant de s'insurger contre le mauvais traitement dont sa fiancée a été victime. Dans le village de Bakoubli, la situation de personnes retournées est alarmante.

Selon Bio Jean-Baptiste, les habitants sont confrontés à des problèmes d'eau, de nourriture et de médicaments. « On souffre énormément », se lamente-t-il. Mais un fait a attiré notre attention. De Duékoué à Toulepleu en passant par Guiglo, il faut être assez fort pour supporter le désastre. De nombreuses habitations ont été soit pillées, soit incendiées. Selon des témoignages, ces dégâts ont été provoqués par les parties en conflit, autochtones et allogènes. Même si une accalmie précaire règne dans la région, les personnes ont toujours peur de retourner. La question de l'insécurité revient sur toutes les lèvres. La circulation d'armes est un fait inquiétant, ajouté à cela la présence des chasseurs traditionnels dit Dozos qui n'est pas rassurante. D'ailleurs, dame N'Dri Akissi que nous avons rencontrée dans une famille à Man a manifesté le besoin de regagner Abidjan, mais dis craindre pour sa sécurité. Son fils Patrick Francis Boahz est dans le viseur des miliciens depuis la crise post-électorale, qui le recherchent pour des raisons qu'elle ignore. 33 mille personnes déplacées occupent toujours la mission catholique de Duékoué, une ville qui présente aujourd'hui un visage balafré. Des morts et des dégâts, les mots ne sont pas assez forts pour qualifier le niveau de désastre. Pour ces déplacés, leur retour n'est pas encore à l'ordre du jour pour l'instant. « Où allons-nous partir; nous allons dormir où? », s'interroge Olivier, membre d'une coordination de la mission catholique de Duékoué. « Nous exigeons le désarmement des dozos d'abord », martèle-t-il.

L'exigüité de l'espace a amené les organisations humanitaires à trouver d'autres sites. Une première extension abrite actuellement 800 personnes. Mais un espace de 27 mille hectares vient d'être acquis. Le HCR procède à la construction des abris. Selon Guy René Dagbo, assistant de protection au sein de cette agence spécialisée des Nations Unies, ce site qui a été baptisé camp de Nahibli va abriter 8 mille personnes déplacées. Nahibli, c'est le dernier village guéré qu'on trouve avant d'entrer à Duékoué en provenance d'Issia. Là, les maisons des autochtones ont toutes été incendiées. Gbéla Christine y a perdu son époux, quand sa fille s'en est sortie avec une jambe amputée. Au camp de Nahibli où nous l'avons rencontrée, elle se dit prête à retourner dans son village. « Mais à condition qu'on nous reconstruise nos maisons détruites », fait-elle savoir. En attendant, elle s'occupe un peu avec son petit commerce. Bli Féhi Jean, un autre pensionnaire du camp a 62 ans. Il a perdu son fils ainé lors de l'attaque contre Nahibli. Avec ses quatre enfants et sa femme, ils attendent de la réhabilitation des maisons détruites et le rétablissement de la sécurité pour pouvoir retourner dans leur village. « Nous sommes prêts à tout pardonner. La Côte d'Ivoire est notre pays à nous tous, il n'est pas bon que nous soyons toujours divisés », déclare le sexagénaire d'une voix haletante, du fait du poids de l'âge.
Bertrand GUEU, Envoyé spécial

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 17:03

Guillaume-Soro-en-colereLes opérateurs économiques exerçant dans le département de Grand-Bassam ont le cœur en joie. Ils saluent l’initiative du Premier ministre Guillaume Soro quant à l’opération-surprise de démantèlement des barrages anarchiques qu’il a entreprise dans le district d’Abidjan.

Du carrefour de Samo (village sis après Bonoua à 22Km de Grand-Bassam) à celui de Modeste route d’Azuretti, point de check-points. La voie est désormais fluide. Les barrages anarchiques qui ont fleuri après la crise post-électorale ainsi que l’important corridor de Samo ont été démantelés depuis dimanche 12 juin, lors d’une visite-surprise entreprise par le Premier ministre, ministre de la Défense, Guillaume Soro accompagné du ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko, du chef d’état-major des ex-Forces nouvelles, le général Soumaïla Bakayoko. Ce tronçon renfermait au total 4 check-points dont l’ancien corridor de Samo qui servait autrefois de zone-tampon entre les villes du sud-Comoé (Adiaké, Assinie et Aboisso) et Grand-Bassam. Cette opération de démantèlement de barrages non-autorisés a été applaudie par les opérateurs économiques exaspérés par le racket qui a longtemps hanté leur quotidien.
L’organisation du milieu

Aujourd’hui, jugent-ils, la page du racket abusif est désormais tournée. Touré Youssouf, chauffeur de 504, desservant Bassam-Abidjan ne cache pas sa joie. «Nous disons merci au chef du gouvernement pour avoir pris le taureau par les cornes. Nous souhaitons qu’il continue dans ce sens», lance-t-il visiblement heureux. A l’en croire, après les évènements post-électoraux, les barrages n’ont pas cessé de fleurir sur le tronçon Bassam-Abidjan : un véritable calvaire pour les opérateurs économiques dont les espoirs pour la renaissance s’étaient évanouis. «Sur cette voie, il y avait 3 barrages et un check-point créé par les gendarmes routiers d’Agban sis à la sortie d’Anani. Chaque jour, nous payons 1.500 Fcfa. Situation que nous avons décriée avant la présidentielle de novembre 2010 et qui a pris des proportions démesurées après la chute du pouvoir illégal de Laurent Gba­gbo», déplore le transporteur. Konan K, conducteur reliant le trajet Aboisso-Abidjan, abonde dans ce sens. Décriant le racket systématique sur cette voie. Pour lui, l’axe Aboisso-Abidjan relevait du parcours du combattant à cause du nombre effarant de barrages de tout genre. «Il y avait 7 barrages sur cette voie. Durant la traversée, il fallait payer pour tous les barrages au total 4.500 Fcfa par jour», dénonce-t-il. Même s’il reconnaît que cette pratique (le racket) faisait rage durant plusieurs années. Surtout qu’à l’époque, des éléments «zélés» des forces de l’ordre, en réponse aux frustrations des opérateurs et de la population, disaient : «c’est nous qui avons mis Gbagbo au pouvoir …». «Aujourd’hui, les choses sont en train de changer et il faudrait que notre armée soit au service de la population et non le contraire», fait remarquer Konan K. Saluant au passage, l’initiative prise par le locataire de la Primature. En tout cas, cette descente de Guillaume Soro sur le terrain pour mettre fin à l’occupation illégale des rues par les hommes en treillis a été également applaudie par les syndicats. M. Sidibé Bakary, Sg local du Syndicat national des transporteurs de marchandises et de vivriers de Côte d’Ivoire (Sntmvci), estime que cette action dénote de la volonté ferme du nouveau gouvernement à tourner la page sur les maux qui minent la société ivoirienne notamment le secteur des transports qui, depuis plusieurs années, est victime de nombreuses tracasseries policières, parfois humiliantes. «Nous sommes donc très satisfaits des premiers signes du gouvernement au sujet du racket et autres tracasseries routières. Ce geste montre bien que nous avons le droit de croire en cette nouvelle équipe qui entend apporter des changements notables à la vie misérable que les Ivoiriens enduraient depuis des années», soutient-il. De l’avis de Sidibé Lancina, représentant de la Coordination nationale des gares routières de Côte d’Ivoire (Cngrci) à Samo, il faut que les autorités aillent plus loin pour régler les problèmes de sécurité et réorganiser le secteur des transports. «Du fait des effets de la crise post-électorale, l’insécurité a connu une avancée regrettable dans nos localités. Alors que Samo reste un haut-lieu de trafic eu égard à son positionnement géographique, nous souhaitons que les patrouilles se multiplient. A ce sujet, il souhaite qu’avec la suspension des barrages illégaux, les patrouilles se multiplient pour rassurer les opérateurs économiques et les populations», souhaite le leader syndical.

Emmanuelle Kanga à Grand-Bassam

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 13:41

l-aeroport-AbidjanDans la nuit du jeudi au vendredi, à une heure du matin, des hommes armés de kalachnikov ont attaqué le service d’assistance en escale situé à l’aéroport international d’Abidjan. On déplore d’importants dégâts matériels.

Malgré le retour à la normalité, quelques poches de résistance demeurent au niveau de l’insécurité. Des individus indélicats continuent de semer la désolation dans certaines structures qui tardent à se relever des effets pervers de la crise post-électorale. Cette fois-ci, c’est la plate-forme aéroportuaire d’Abidjan qui a été visitée dans la nuit de jeudi à vendredi par des hommes en armes avec pour cible principale, le service d’assistance en escale. Selon les premiers témoignages, les bandits armés de kalachnikov et estimés à sept personnes ont fait irruption dans les locaux de la structure autour d’une heure du matin. Après avoir menacé les vigiles à l’aide de leurs armes, ils les ont tous ligotés. Le passage étant désormais libre, ces malfrats ont cassé et mis à sac plusieurs bureaux dont le service de la comptabilité et la direction des affaires administratives et financières (Daaf). Bilan : l’on dénombre ainsi de nombreux dégâts matériels avec des coffres-forts éventrés. «Nous avons appris ces malheureux évènements lorsque nous nous sommes rendus ce matin (Ndlr : hier) au travail. C’est vraiment regrettable puisque le pays sort d’une crise très dure qui a déstructuré son économie. Ces actes de banditisme risquent de compromettre gravement la reprise tant souhaitée par nos autorités», déplore un agent du service d’assistance d’escale visiblement atterré par cette attaque que d’autres travailleurs trouvent tout de même bizarre. Puisqu’elle a eu lieu après que la structure a été approvisionnée en billets de banque pour son fonctionnement normal. Une coïncidence somme toute curieuse. S’agit-il donc d’une complicité interne qui a ébruité l’information ? Ou bien s’agit-il d’un simple cambriolage? En tout cas, du côté de l’aéroport international Félix Houphouet-Boigny, les commentaires vont dans les tous sens. Cependant, de nombreux opérateurs du transport aérien sont convaincus «qu’il faut plus que jamais que les nouvelles autorités règlent définitivement les problèmes d’insécurité qui entravent la relance économique». Pour eux, il est inconcevable que de nombreuses personnes flânent dans les rues de la capitale économique en treillis et arme aux poings sans que l’on arrive à faire la distinction entre les éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) et les vrais bandits. «Le président Alassane Ouattara a annoncé que les militaires doivent regagner les casernes. Il faut que cela soit une réalité dans un délai raisonnable afin que les opérateurs économiques et l’ensemble de la population retrouvent la sérénité», fait remarquer un opérateur du secteur.
Cissé Cheick Ely

Nord-Sud: Publié le 4 juin 2011

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